Affaire Activision - Blizzard : un fonds de compensation pour éviter les poursuites judiciaires

«Au bout, la sortie du tunnel ?» le 1er octobre @ 08:102021-10-01T09:46:45+02:00" - 2 réaction(s)

C’est par le biais d’un communiqué de presse que l’éditeur Activision - Blizzard a annoncé avoir mis un terme aux poursuites judiciaires et procédures en cours après des dénonciations de harcèlement par des salariés. L’affaire a fait parler d’elle durant plusieurs semaines et semble désormais prendre un virage qui devrait, en théorie, amener à l’apaisement.

L’heure de la reconstruction

Visé par une plainte déposée dans l’Etat de Californie, le studio s’est engagé auprès de l’Equal Employment Opportunity Commission (EEOC) à rendre les conditions de travail plus agréables pour l’ensemble des employés présents et notamment les femmes. Il s’agit là d’une démarche que Bobby Kotick, le PDG du groupe, résume ainsi :

Il n’y a nulle part dans notre entreprise de place pour la discrimination, le harcèlement ou l’inégalité de traitement de quelque nature que ce soit, et je suis reconnaissant aux employés qui ont courageusement partagé leurs expériences. Je suis désolé que quiconque ait dû faire l’objet d’une conduite inappropriée, et je reste inébranlable dans mon engagement à faire d’Activision Blizzard l’un des lieux de travail les plus inclusifs, respectés et respectueux au monde. Nous continuerons d’être vigilants dans notre engagement à éliminer le harcèlement et la discrimination sur le lieu de travail.

Voici, en substance, ce qu’il faut retenir de ce communiqué censé faire rentrer Activision - Blizzard dans une nouvelle ère :

  • Création d’un fonds de 18 millions de dollar destiné à dédommager financièrement les victimes de harcèlement au sein du studio. L’éventuelle somme restante sera répartie en dons à des organismes qui promeuvent la sensibilisation au harcèlement sexuel, à l’égalité des sexes ainsi qu’à une meilleure inclusion des femmes dans l’industrie ;
  • La société améliorera ses politiques, ses pratiques et sa formation afin de prévenir et d’éliminer le harcèlement et la discrimination en milieu de travail, y compris la mise en œuvre d’un système d’évaluation axé sur l’égalité des chances ;
  • Le groupe précise sa volonté de vouloir engager un consultant neutre, externe et approuvé par l’EEOC pour vérifier la conformité et le suivi de ces engagements.

Après les excuses publiques de son PDG et les annonces, Activision - Blizzard montre ainsi la voie à une nouvelle philosophie interne qu’il faudra désormais faire perdurer car il est fort à parier que les salariés s’attendent davantage au changement plutôt qu’au chèque. Le calme pourra donc de nouveau régner dans les studios de l’éditeur, dont un qui prépare activement la sortie de son prochain mastodonte, Call of Duty : Vanguard.

Call of Duty : Vanguard

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Call of Duty : Vanguard

Genre : FPS

Éditeur : Activision

Développeur : Sledgehammer

Date de sortie : 05/11/2021

Prévu sur :

Xbox Series X, Xbox One, Playstation 4, PC Windows

2 reactions

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yo_hansolo

05 oct 2021 @ 00:01

Voilà au moins à minima ce qu’il fallait faire. Demander habituellement le licenciement d’un PDG n’est qu’un pensement sur une jambe de bois et ne résout en soit rien si n’est l’apaisement des conscience pour quelques jours. Là, la démarche est saine en entrée. Pourvu que les paroles et les promesses soient tenues !

Je fais confiance aux salarié.e.s de l’entreprise et leurs représentants pour remonter au front si nécessaire. Le combat pour l’égaliité de traitement de tous, quel que soit sa déficience, son sexe, son appartenance est un chemin complexe. Chacun a tellement de sensibilités diverses qu’il ne faut pas sombrer non plus dans les interdits et les taboos au travail, qui doit rester un lieu d’épanouissement aussi pour ceux qui ont besoin d’exprimer et d’écoute. Et le font de manière maladroite plus que de volonté de dénigrement.

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Banania

05 oct 2021 @ 10:02

« Sacré Bobby ! Chez nous les quakers américains, on adore les enfants des voisins ! » :o)

Encore une fois, c’est bien la preuve que les « gros » sont quasi intouchables. Il leur suffit d’étaler du fric sur la table et faire comme si rien n’était arrivé (les belles paroles de ce cher Bobby, ça vaut ce que ça vaut…) car 18 millions pour ce genre de boite, c’est comme si je sortais une pièce d’un euro de ma poche ! Ce n’est pas cher payé pour avoir la paix, le temps que leur Marronnier de 2021 soit sorti.