Test - Bus Simulator - Prochain arrêt Xboxygen

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La famille des jeux de simulation est composée d’une très grosse quantité de membres. Réservés dans leur grande majorité à l’univers PC, rares sont ceux qui franchissent la frontière pour venir sur nos consoles. Bus Simulator en fait partie et comme son nom l’indique il nous met dans la peau d’un conducteur de car aux commandes de sa propre entreprise. Cependant, il faut aussi rester conscient que si les jeux du genre sont légions, bien peu sont réussis. Bus Simulator fait-il exception ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans ce test.

Petit bus deviendra grand

Tout commence par la création de votre entreprise et de votre personnage. Rien de bien élaboré, l’éditeur de personnage consistant à choisir parmi quelques modèles prédéfinis. Une fois cette tâche effectuée on accède à un tutoriel qui nous montre les commandes de base de conduite, mais aussi de l’interface de gestion de son entreprise. Le but du jeu est simple, la municipalité cherche à développer son réseau de bus et fait appel à votre société. Il va ainsi falloir remplir différents objectifs pour débloquer de nouveaux arrêts et pouvoir se développer dans toute la ville.

Ma route, mon territoire
Ma route, mon territoire

Ces missions consisteront bien souvent à créer un itinéraire reliant certains arrêts donnés, mais avec quelques conditions (nombre d’arrêts maximum ou minimum par exemple), puis à le tester au volant de notre bus avec là aussi quelques restrictions (conduire de nuit, avec tel type de bus, etc.). Cela reste en somme assez conventionnel pour les jeux du genre, mais efficace et nous permet ainsi de découvrir la ville petit à petit.

On en arrive à la première grosse composante du titre, à savoir sa partie jeu de gestion. En effet, entre deux trajets on dispose de plusieurs menus pour gérer son entreprise. On a tout d’abord la carte de la ville sur laquelle on peut voir tous les arrêts de bus que l’on peut utiliser ainsi que ses itinéraires déjà créés. On peut donc à tout moment modifier, supprimer ou créer un trajet et étendre son influence sur toute la ville. On dispose ensuite d’un menu pour gérer ses chauffeurs de bus. On peut ainsi choisir qui l’on souhaite embaucher (ou licencier) parmi une liste de profils proposés qui ont chacun une description plus anecdotique, parfois plus amusante que réellement utile, et un niveau.

On sent clairement que l’interface est prévue pour le PC et n’a pas été adaptée pour la console

Plus ce niveau est élevé, plus le conducteur nous rapportera, tout en étant plus cher bien évidemment. Enfin, on peut accéder à un espace dédié uniquement aux bus avec un magasin pour en acheter de nouveaux et notre garage. Chaque bus de notre garage est personnalisable, on peut modifier sa couleur intérieure ainsi que le revêtement des sièges. Si au début les options de couleurs ou de motifs sont pauvres, on en débloque rapidement d’autres en montant de niveau. De plus, on peut consulter les bénéfices de notre entreprise semaine après semaine au moyen de tableaux récapitulatifs des recettes et des dépenses hebdomadaires (salaires, entretiens des bus, etc.) et estimer si la faillite nous guette (elle reste cependant désactivable lors de la création de notre entreprise).

Pimp My Bus !
Pimp My Bus !

Il faut donc bien développer ses itinéraires pour gagner un maximum d’argent. La somme que nous rapporte chaque trajet dépend de plusieurs facteurs. Tout d’abord, de notre conduite sur le-dit chemin, chaque choc nous fera perdre de l’argent tandis que respecter le code de la route nous en fera gagner. Puis une fois cette somme calculée, le montant réellement obtenu de façon hebdomadaire et automatique dépendra du niveau du chauffeur affecté mais aussi de celui des arrêts. En effet, plus un trajet est utilisé, plus ses arrêts montent de niveau et plus il accueilleront de personnes. Il reste cependant tout à fait possible de conduire à nouveau soi-même sur n’importe quel itinéraire pour en augmenter la somme de départ et générer plus de recettes.

En résumé c’est une bonne partie gestion que nous avons-là, cependant elle est gâchée par des menus dans lesquels il est compliqué de naviguer tant ceux-ci manquent d’ergonomie et sont buggés. On sent clairement que l’interface est prévue pour le PC et n’a pas été adaptée pour la console : c’est vraiment dommage !

Une conduite personnalisée

À présent, revenons sur l’autre gros morceau du jeu, sa conduite et le déroulement des trajets. La première chose que l’on remarque une fois derrière le volant c’est la quantité de boutons, leviers et autres commandes qui s’offrent à nous. Simulation oblige, la plupart des commandes pour conduire le bus sont présentes et utilisables : frein à main, phares, lumières dans le bus, clignotant, régulateur de vitesse, … Alors, oui de prime abord cela peut sembler déroutant et compliqué, mais une fois quelques trajets sous le pied les automatismes s’installent et tout devient plus simple. Si toutefois l’expérience s’avère trop compliquée pour le joueur, il peut aussi utiliser un menu d’accès rapide sur lequel se trouvent toutes les commandes.

C’est nous qui décidons !

Comme on peut s’y attendre pour ce type de jeu, nous allons effectuer des trajets d’un point A vers un point B (bien souvent le dépôt) tout en s’arrêtant aux différents arrêts prévus sur l’itinéraire afin d’y récupérer les passagers. Après avoir bien signalé l’arrêt du bus au moyen de nos clignotants (Vous savez ce petit levier à gauche de votre volant ? Promis il ne mord pas) et s’être correctement positionné, on peut accueillir les voyageurs. Certains vous demanderont un ou plusieurs tickets de bus. On aura pour cela accès à une machine à l’apparence très simple pour sélectionner le type de billet ainsi que le nombre demandé par le client puis lui rendre sa monnaie. Et grand dieu que cette étape est fastidieuse, déplacer le curseur entre les différents choix de pièce est monstrueusement long. Ce qui n’est pas arrangé par la faible couleur du curseur qui devient presque invisible si la météo est un peu trop clémente. On ne remerciera jamais assez les clients qui font l’appoint !

Tout le monde à bord
Tout le monde à bord

Et pour ceux qui ne demandent pas de tickets, on peut librement descendre de son siège et demander son titre de transport à chacun. Cela nous permettra parfois d’attraper quelques fraudeurs et d’engranger quelques dollars de plus. Cependant, cela n’a rien d’obligatoire, le jeu ne le sanctionnant en aucun cas et cela faisant perdre du temps sur l’itinéraire autant ne pas s’en soucier. Chaque trajet peut aussi être accompagné d’événements aléatoires qui, s’ils sont correctement traités nous rapporterons des points bonus sur la note finale. Par exemple, on note : un passager qui écoute de la musique trop forte, un autre qui bloque la porte, une voiture qui est stationnée sur l’arrêt de bus et encore d’autres que nous vous laissons découvrir.

Au niveau des sensations de conduite, on n’est pas vraiment sur de la simulation pure. On a plutôt un juste milieu avec l’arcade. Ensuite, concernant les différences entre les bus c’est surtout l’appréciation des distances liées à leurs tailles qui va changer. Mais ce qui est plus irrégulier dans le jeu c’est le respect du code de la route.

Avance, mais avance !
Avance, mais avance !

En effet, si mettre ses clignotants et respecter les feux sera régulé, rien pour les stops ou les priorités à droite. On sera donc tenté de ne pas respecter ces derniers, surtout après avoir attendus de longues minutes que le civil devant daigne enfin s’engager sur le carrefour pourtant vide depuis longtemps. C’est dommage, encore un bon point qui se retrouve gâché par un travail fait à moitié.

Cependant, le titre a encore une carte à jouer, celle de la personnalisation. Comme nous l’avons dit plus haut on peut personnaliser nos bus. Mais surtout, on a totalement le choix de notre expérience de jeu. Ainsi chaque trajet est paramétrable : le moment de la journée, la météo, le sens de l’itinéraire, l’achat de titres de transports, … C’est nous qui décidons !

Enfin, pour parler de l’aspect graphique du jeu, si visuellement ce n’est pas magnifique, il reste tout de même plaisant à regarder, les bus sont quant à eux bien modélisés et issus de véritables constructeurs (MAN, Mercedes, IVECO, …). Le titre est fluide dans sa globalité, sauf dans les rétroviseurs. Côté sonore rien n’est vraiment exceptionnel, mais on pourra apprécier les petites conversations des voyageurs qui accompagneront nos trajets.

À noter que le jeu est jouable en multijoueur, mais nous n’avons pas pu tester cette partie faute de joueurs.

Pour finir, le jeu compte 23 succès tous très simples qui ne devraient pas demander trop de temps pour tous les obtenir.

Bilan

On a aimé :
  • Tout est personnalisable
  • On se prend au jeu
On n’a pas aimé :
  • Le manque d’ergonomie des menus
  • Rendre la monnaie
  • L’impression de travail bâclé
Terminus tout le monde descend

Bus Simulator n’est pas un mauvais jeu, bien au contraire. On prend plaisir à conduire d’arrêt en arrêt tout en respectant le code de la route. Cependant, on ne peut s’empêcher d’être déçu sur les nombreux détails qui sont mal finis et qui entachent les qualités du jeu. Le titre devrait tout de même plaire aux amateurs et à quelques curieux au vu du peu d’alternatives proposées sur consoles.

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Bus Simulator

Bus Simulator
PEGI 3

Genre : Gestion

Éditeur : astragon Entertainment

Développeur : stillalive studios

Date de sortie : 17/09/2019

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows