Test - Lego Worlds

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Au fil des années, les jeux vidéo Lego sont parvenus à s’imposer sur les différentes générations de consoles. Cependant, et en dépit de toutes leurs qualités, ils manquaient cruellement d’un point essentiel faisant l’essence même de la marque : la création. Si les petites briques danoises en sont ici aujourd’hui, elles le doivent principalement à cette faculté que l’on a de pouvoir créer tout ce qui est imaginable avec. Cette notion de création a toujours été absente, ou au mieux secondaire, dans les jeux à licence Lego. Cependant, Lego Worlds entend bien corriger le tir.

Explorer et découvrir

Bienvenue à Candy Land
Bienvenue à Candy Land

Par ces deux mots, il est possible de résumer une bonne partie de l’ADN de ce Lego Worlds. En effet, plutôt que de proposer un enchaînement de situations bien précises, le jeu de TT Games offre une succession de mondes générés aléatoirement. Le but ? Proposer une expérience unique à chaque fois. Nouveau thème, nouvelle faune, nouvelle flore, nouvelle topologie du terrain et nouveaux objectifs, tout est fait pour empêcher la lassitude de s’installer là où la routine a tendance à faire son nid. Pour faire simple, le but “ultime” du jeu est de devenir Maître Constructeur (oui oui comme dans le film La grande Aventure Lego) en réunissant 100 briques dorées. Ces 100 briques et ce statut ultime offre le pouvoir de créer un monde de toutes pièces. Ou plutôt de toutes briques.

C’est d’ailleurs ici que l’on remarque un “détail” gênant : il n’y a aucun mode de construction libre dans le jeu avant de devenir Maître Constructeur. Donc, si la folie créative prend possession de la manette, il existe deux possibilités. La première est de réunir les fameuses briques dorées et de jouer à Dieu en créant un monde à partir de rien. La seconde, moins orthodoxe mais pouvant soulager une crise de constructionnite aiguë fulgurante, consiste à construire un mur géant ou de surélever le terrain de sorte à ce qu’aucun ennemi ne vienne déranger ce fabuleux chantier fait de centaines (voir de milliers) de briques. Car des ennemis, il y en a et, même s’il est possible de se défendre, il n’y a rien de plus rageant que de voir une folie créative entravée par un lion/zombie/pirate/chevalier/voleur/sorcière.

L
L'outil de construction est très facile à prendre en main

Pourtant, il va bien falloir en passer par là, car ces fameuses briques dorées ne se trouvent pas toujours à l’orée d’un champ de blé où d’une caverne étrangement bien dessinée. Non monsieur, les briques dorées ça se gagne à la sueur du front ! Il faut, pour ce faire, accomplir diverses quêtes données, au gré des rencontres, par des PNJ : repeindre un mur, construire une maison, rassembler le bétail ou encore trouver un item spécial. Il existe une tonne d’objectifs différents à remplir en échange de nombreuses récompenses allant d’une pomme verte à la sacro-sainte brique d’or. Cependant, on se rend vite compte, lorsqu’on tombe sur un environnement à peu près similaire, que certains personnages placés à certains endroits donneront toujours les mêmes quêtes. Rien de bien méchant mais l’illusion des “mondes uniques” en prend un coup.

Construire, construire et construire

De nombreuses grottes se cachent sous la surface
De nombreuses grottes se cachent sous la surface

De toute façon, inutile de se cacher que le chemin importe bien peu dans Lego Worlds. S’il faut construire 3 fois une même maison, qu’il en soit ainsi. Quoi qu’il arrive, à part en cas de flemme extrême, chaque construction sera unique car il y aura une tonne de nouveaux objets uniques et briques qui seront venus remplir l’inventaire entre temps. Pour schématiser, tout ce qui compose un monde dans le jeu peut être scanné et intégré à la bibliothèque de ressources. Que ce soit une fleur, un chat, un personnage, un lampe, un pendule, l’emblème de shérif, un abreuvoir, ou un véhicule, il est possible de récolter une quantité phénoménale d’objets grâce à l’outil de découverte du personnage. Et on ne parle ici que des objets “scannable” simplement. Il est en effet aussi possible de gagner des constructions imposantes déjà pré-fabriquées ou encore des briques de constructions classiques.

Quand on voit ce qui peut être fait sur Minecraft avec de simples cubes, la seule limite ici est l’imagination des uns et des autres
Il est possible de déployer des construction déjà toutes faites
Il est possible de déployer des construction déjà toutes faites

Autant le dire clairement, un jeu Lego sans briques ne serait pas un vrai jeu Lego et, ici, il y en a des briques ! Très honnêtement, il ne serait pas étonnant de pouvoir construire à peu près tout ce qui est imaginable avec les dizaines de briques différentes mises à disposition. Quand on voit ce qui peut être fait sur Minecraft avec de simples cubes, la seule limite ici est l’imagination des uns et des autres, d’autant plus que de nombreux outils sont mis à disposition pour faciliter la tâche des constructeurs. L’outil de découverte précédemment évoqué est aussi indispensable que pratique, l’outil de construction est tout simplement à la base du jeu, l’outil de peinture permet comme son nom l’indique de repeindre n’importe quelle surface, l’outil de copie permet de sélectionner une construction et de l’enregistrer pour plus tard ou de la copier immédiatement (très utile pour construire de grands murs) et enfin, l’outil de paysagisme permet de modeler le terrain de manière très intuitive.

Constructeur option paysagiste

Les éléments du décors ont parfois beaucoup de mal à s
Les éléments du décors ont parfois beaucoup de mal à s'afficher

L’outil de paysagisme est sans conteste l’outil le plus utile de tout le jeu. De la manière la plus simple qu’il soit, il est possible de creuser un trou de 20 mètres de diamètre aussi profond que voulu. Une vraie trouvaille lorsqu’on sait la quantité incroyable de souterrains dont regorgent les mondes créés. S’ils sont déjà incroyablement riches en surface, savoir qu’il y a de véritables souterrains sous ce sol de briques est juste dingue. Malheureusement une si grandes richesses et ces millions de briques ne sont pas sans conséquences. En effet, le jeu souffre de gros ralentissements lorsque le décor commence à devenir très chargé. De plus, le monde se charge en temps réel à mesure que l’on progresse dans celui-ci. Il est ainsi courant d’avancer et de voir le monde se construire devant soi. Parfois à quelques mètres et d’autre fois seulement après s’être pris un obstacle ne s’étant pas encore affiché.

Il faut dire que les millions de briques composant chaque monde sont connectées les unes aux autres et peuvent être modifiées instantanément en un ensemble de briques plus petites s’il le faut. Ainsi, s’il faut tailler en hauteur dans des briques épaisses pour placer une porte, le jeu les modifiera sur le champ en briques fines plutôt que de les supprimer complètement. Ce procédé est appliqué à chaque interaction avec les briques constituant le monde. Il est assez simple d’imaginer le nombre d’opérations réalisées lorsqu’il faut creuser un puit sans fond.

Petite pause foot ?
Petite pause foot ?

Bien que très impressionnant, cela ne suffit pas à masquer les grosse tares techniques pouvant gêner l’expérience de jeu déjà bien mise à mal par la caméra qui peut se montrer capricieuse. Si Minecraft arrive tant à fédérer les joueurs, sa caméra n’y est pas pour rien. En adoptant une vue subjective, le jeu de Mojang s’émancipe de toute les problématiques de perspective pouvant gêner une construction. Fort heureusement, en mode “construction” Lego Worlds détache la caméra du personnage et se centre vraiment sur la prochaine brique à poser grâce à un système de snap permettant d’enchaîner les briques sans avoir à se repositionner de manière précise à chaque fois. En revanche, les outils demandant un champ de vision plus large et ne bénéficiant pas du snap, comme l’outil de copie, se montre moins précis. C’est une fois revenu en vue à la troisième personne que l’affaire se corse : la caméra s’affole complètement dans les endroits restreints. Si la kryptonite affaiblit Superman, les escaliers clos sont fatals à la caméra de Lego Worlds. Une fois ce conseil en tête, il est grand temps de redessiner l’intérieur savamment pensé de cette belle maison tant rêvée en y installant une barre de pompier, au combien plus efficace qu’une cage d’escalier si complexe.

Bilan

On a aimé :
  • Tellement de possibilités de constructions
  • Une tonne de pièces, briques et ensembles à récupérer
  • Une infinité de mondes générés aléatoirement
  • L’outil de paysagisme, complètement dingo
  • Une durée de vie infinie
On n’a pas aimé :
  • De gros accrocs techniques
  • La caméra moyennement coopérative
  • Pas de mode “construction libre” disponible d’entrée
Presque le jeu Lego rêvé

En laissant de côté les campagnes scénarisées au profit de mondes ouverts procéduraux, Lego Worlds passe ici à un autre niveau. Bien que l’exploration et la découverte aient été, à une échelle bien moindre, présents dans les différents jeux de la série, ils sont ici au centre de l’expérience pour servir le but ultime du jeu : créer. Créer quoi ? Peu importe, tout est possible. Avec son nombre incalculable de briques et d’objets à récolter ainsi que ses outils plus pratiques les uns que les autres, Lego Worlds offre des possibilités presque infinies. Cependant, même s’il est possible de s’accommoder d’une caméra qui se rebelle, les tares techniques du jeu sont colossales (chutes de framerate et clipping à retardement). De plus, ce dernier manque cruellement d’un mode de construction libre disponible d’entrée de jeu, laissant de côté les personnes souhaitant juste laisser libre cours à leur imagination puisqu’il est indispensable de passer par la case “récolte de briques”. Même si le chemin est sinueux, il ne fait aucun doute que Lego Worlds saura combler les fans des petites briques danoises.

Xboxygen
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LEGO Worlds

LEGO Worlds
PEGI 7

Genre : Gestion

Editeur : Warner Bros. Interactive Entertainment

Développeur : TT Games

Date de sortie : 08/03/2017

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows, Steam