Test - Mad Max

«My name is Max» , - 20 réaction(s)

Max est un homme hanté par ses démons, à la recherche de la paix dans un monde anarchique où règne la violence. Il conduit, il cherche et il se bat dans le but d’atteindre les plaines du silence. Qui aurait pensé qu’un jour des similitudes se retrouveraient entre le désert (Wasteland) post-apocalyptique de Mad Max et les plaines ravagées du Mordor ? On retrouve en effet dans l’ADN de Mad Max des traces issues d’autres licences à monde ouvert Ubisoft comme Far Cry ou Assassin’s Creed. A partir de cet ADN commun, Avalanche Studios (surtout connu pour la saga Just Cause) tente de relever un challenge ardu : réussir (enfin !) une adaptation jeu vidéo de grosse licence hollywoodienne. Mad Max va-t-il mordre la poussière ou trouver le gisement de pétrole qui lui permettra de traverser le désert entre deux rafales de plomb ? Montez à bord de mon tas de ferraille et taillons la route pour en savoir plus...

Soyez fou

L'ambiance désertique est parfois à couper le souffle.

Dès l’ouverture du jeu, Max se fait voler sa voiture et est laissé pour mort après une course contre le belliqueux Scrotus. A son réveil dans le désert, il fait la rencontre d’un curieux personnage du nom de Chumbuket, mi Igor, mi Gollum. Ce dernier est un mécanicien exilé de Pétroville, qui voit en Max un Saint et va donc l’aider à construire la meilleure caisse du désert, la plus puissante, la plus robuste, la « Magnum Opus ». Votre premier objectif est donc de construire votre propre véhicule et d’obtenir un moteur V8. Max en aura besoin pour poursuivre son voyage.

Après cette entrée en matière tonitruante, vous aurez tout le loisir de voguer à vos occupations à l’aide de votre véhicule dans le vaste monde désertique de Mad Max. Le jeu est grand et rempli d’activités en tout genre : des camps à vider d’ennemis, des convois à arrêter, des tireurs d’élite à zigouiller, des voitures à détruire… Et c’est à ce niveau là que l’on ressent le plus de points communs avec les jeux d’Ubisoft, par exemple, quand Max monte dans des montgolfières, lui permettant de prendre de la hauteur et de découvrir les activités à réaliser dans la zone concernée. Pour ce qui est du style du jeu, l’action se déroule en vue à la troisième personne. Les activités rapportent de la ferraille, la monnaie du jeu qui permet de débloquer des compétences pour Max ou pour son véhicule. Chaque zone a une ambiance différente (dune, montagne, ville détruite, etc.), et est dirigée par un chef de guerre allié. Chacun garde avec hargne sa forteresse, que l’on peut améliorer, une fois reconquise au mains des ennemis, en récupérant des équipements à travers le Wasteland. L’amélioration des forteresses permettra à Max de se ravitailler en munitions, essence, etc... Chacune des zones est sous l’influence de Scrotus. Plus vous arrivez à éradiquer le mal dans le monde, plus son influence se réduit et diminue ainsi le nombre de patrouilles ennemies ce qui a pour conséquence de débloquer de nouveaux équipements pour votre voiture.

Max aime les explosions.

Mad Max s’articule sur deux axes de gameplay : tout d’abord, la conduite de votre véhicule à travers le Wasteland, puis des phases de combats et d’exploration à pied. La conduite est très probablement la partie la plus importante du jeu ; des options d’amélioration se débloquent au fur et à mesure de l’aventure et vous permettent de profiter du vaste terrain de jeu mis à disposition par les développeurs. À partir du châssis de base, votre but consistera à ajouter de nouvelles pièces à votre véhicule pour en faire une véritable machine de guerre : le niveau de personnalisation est énorme et vous permet de devenir le guerrier de la route que vous désirez être, aux compétences axées sur la défense, l’attaque, la vitesse ou la maniabilité. Heureusement, vous n’êtes jamais limité à un seul type de voiture puisque vous pouvez aussi voler celles de vos ennemis. Vous passez donc la plupart de votre temps à chasser des engins pour agrandir votre collection de bolides, tout en continuant à améliorer votre propre “Magnum opus”. Pour l’aider à survivre à travers le désert vivant, Max dispose d’un grappin. De l’arrière de votre véhicule, Chumbucket tire le grappin sur les pneus des voitures, leurs portes ou directement sur les pilotes ennemis. D’autres armes sont à la disposition de Max comme un fusil, un harpon de feu ou un sniper. Arrachez les portes et les roues, faites sauter les pneus, les pilotes et les réservoirs de gaz pour devenir le Véritable guerrier du désert. En plus du grappin, votre véhicule vous permet de fracasser vos ennemis. Appuyer sur X vous donne un boost de vitesse qui, si vous l’utilisez au bon moment, fera exploser votre adversaire dans une collision frontale violente.

La deuxième partie du gameplay de Mad Max fera permuter le joueur entre l’exploration à pied et les combats au corps à corps. Les combats sont basés sur un rythme emprunté à d’autres jeux de l’éditeur Warner Bros : la série Batman et son concept de Free Flow. Max fracasse lourdement ses ​​ennemis à l’aide d’un seul bouton, attaque rapide ou forte, tout en faisant attention au compteur de combos qui permet de faire passer Max en mode furie. Un autre bouton permet de contrer les attaques ennemies et l’esquive sera utilisée contre ceux qui ne peuvent pas être contrecarrés. Le système de combat fonctionne très bien, on ressent vraiment les impacts des coups de Max, même si la caméra peut parfois se coincer pendant les combats en zone close, ce qui a pour conséquence de réduire la visibilité de l’action. L’exploration consiste à visiter des décharges pour récupérer de la ferraille ou des véhicules spéciaux.

Le lézard du désert

Max aime aussi les bateaux en bon état.

Je suis bien conscient que d’essayer de mettre en parallèle un film de deux heures et un jeu de +30 heures n’est pas simple du tout. Mais comme dans l’ombre du Mordor du même éditeur (Warner Bros), le jeu n’est pas une adaptation au sens strict du terme, une traduction directe du film. L’histoire du jeu pourrait tenir sur un ticket de métro, même si à certains moments, la narration prend un peu plus d’épaisseur et que l’on se retrouve dans des situations vraiment épiques. Les développeurs ont cependant pris leur inspiration dans le style visuel des sagas. Avalanche Studios décrit à merveille cette atmosphère poussiéreuse ainsi que l’essence qui se dégage de Mad Max : Fury Road. L’ambiance désertique est très bien retranscrite, on se sent véritablement happé dans cet univers post-apocalyptique, le cycle jour-nuit, ainsi que les tempêtes de sable aléatoires contribuent énormément à ce sentiment de puissance de l’univers. Graphiquement, le jeu est vraiment joli grâce à ses effets de lumière et ses explosions, même si certaines textures sont un peu datées vues de près. La bande sonore est assez discrète, on aurait aimé entendre de gros riffs de guitare endiablés comme dans le film de George Miller, ce qui aurait contribué à l’univers trash. Cependant, le bruit des différents moteurs de voitures s’accorde parfaitement avec les courses sur-vitaminées de Mad Max. Petit bonus comme dans l’ombre du Mordor, un mode capture est disponible : pour tous les amateurs de photos, celui-ci permettra de réaliser de superbes clichés en utilisant divers filtres.

Entrainement sur le mode photo.

Bilan

On a aimé :
  • L’ambiance
  • La durée de vie
  • La conduite et la personnalisation
On n’a pas aimé :
  • La répétitivité
  • Les quelques lags
Guerrier de la route

Mad Max se révèle être une très bonne surprise. L’ambiance désertique est parfaitement retranscrite, le gameplay est vraiment sympathique, le soft a aussi une grande durée de vie. Des tas d’activités sont à la disposition du joueur, même si on peut déplorer la répétitivité qui s’en dégage, ainsi qu’un scénario qui aurait pu briller plus s’il avait été un peu plus développé. Cependant, le problème de redondance ne devrait pas gêner les joueurs habitués à des sagas comme Far Cry ou Assasin’s Creed. Pour résumer, Mad Max est un jeu solide, une sorte de melting pot de jeu en monde ouvert avec sa propre ambiance, qui lui permet de se démarquer de ses concurrents.

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Mad Max

Mad Max
PEGI 18

Genre : Action

Éditeur : Warner

Développeur : Avalanche Studio

Date de sortie : 3/09/2015

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows

20 reactions

EvilKafka

25 sep 2015 @ 18:08

Bon test. J’ai bien aimé le jeu et sur PC il est trouvable à 13 euros seulement. Pour ceux qui ne l’ont pas fait, il est à 33 euros à la Fnac (site internet), à ce prix vous allez prendre votre pied.

J’espère qu’ils feront un 2ème (magnum) « Opus » en gommant les défauts du premier : scénario faiblard, répétitivité, etc.

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Arenae

25 sep 2015 @ 18:51

Pas savoir faire la distinction entre lag/drop de fps.

Très pro.

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Arenae

25 sep 2015 @ 18:51

Pas savoir faire la distinction entre lag/chutes de fps

Très pro

comaphil

25 sep 2015 @ 19:04

Pas savoir faire la distinction entre ....../...... Tres pro....:-))

Mr Moot

Rédaction

25 sep 2015 @ 19:32

Arenae ça peut aussi être un abus de langage, non ? Et ton « très pro » tombe à point nommé, puisque les rédacteurs (et non journalistes) du site sont bénévoles.

jolafouine

25 sep 2015 @ 21:08

Bonjour à tous ! Enfin...bonsoir :-/

Ce Madmax est à l’image du FuryRoad : une excellente surprise !

Les 2 gros points forts du jeu sont selon moi (outre la durée de vie : une centaine d’heures pour faire le jeu à 100%) :

>> le désert : à la fois immense ET très varié (beaucoup d’environnements différents : pas juste du bête sable, des paysages très hétéroclites aux décors et aux couleurs changeants), mais aussi très vivant (des voitures de patrouille, des convois, des pnj à rencontrer, des trucs à faire).

>> la violence et le côté bourrin omniprésent, que ce soit en bagnole ou à pied, ça cogne ça frotte ça frappe ça explose dans tous les sens : tout est fait pour ressentir le fracas (de la tôle ou des os :->), à chaque instant.

Ajouté à cela le respect du propos de l’oeuvre de Georges Miller, à savoir le pragmatisme de la survie préférable à l’espoir d’un monde meilleur.

Bien sûr le jeu est truffé de petits défauts ainsi que de quelques bugs, mais offre dans l’ensemble, une expérience bourrine, grasse et décomplexée, pleine de testotérone et de sueur :-O

Techniquement moyen mais artistiquement fort, au gameplay répétitif mais fun, à l’intérêt relativement limité mais diablement addictif, ce MadMax m’a mis une bonne claque dans la g, et je le recommande à tous, même si beaucoup n’aimeront pas B-)

Mr Moot

Rédaction

25 sep 2015 @ 21:12

jolafouine ta description souffle le chaud et le froid, mais ton entrain et contagieux ! Je pense l’acheter vers janvier, quand j’aurai du temps à lui accorder.

jolafouine

25 sep 2015 @ 21:21

Mr Moot tu peux y aller les yeux fermés, au pire tu risque juste de bien t’amuser ;-)

Mr Moot

Rédaction

25 sep 2015 @ 21:23

Je te fais confiance, il est sur ma liste ! :-))

kalud

26 sep 2015 @ 02:17

Sur ma liste aussi il me fait de l’œil lui :-)

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