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Test – Two Worlds 2

Test – Two Worlds 2
Le 13 décembre 2010
Le 13 décembre 2010

Je joue maleuh

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Le premier jeu proposait un univers d’une grande richesse, une histoire correctement menée et un monde ouvert gigantesque, mais s’auto-sabotait du fait d’une réalisation épouvantable demandant un effort considérable pour profiter de ce que le jeu pouvait offrir.

Avec des défauts aussi clairement identifiés, Reality Pump savait donc très bien quoi corriger pour ce deuxième opus, et pour transformer un matériau de base à fort potentiel en authentique hit.

En route vers l’aventure pour savoir si c’est le cas.

Il était deux fois

L’histoire débute quelques années après le premier épisode. Pour mémoire, vous étiez à la recherche de votre sœur, et vous avez fini par la trouver.

Et on peut dire qu’elle n’est pas chanceuse, car elle sert maintenant de catalyseur pour le méchant Gandohar qui l’utilise pour profiter de la puissance du Dieu Aziraal.

Pendant ce temps, vous ne lui êtes pas d’une grande utilité, et vous vous retrouvez au cachot. Comment en êtes vous arrivé là ? Mystère…

Alors que vous vous languissez sur votre paillasse, les Orcs, vos anciens ennemis, viennent à votre secours et organisent votre évasion. Leur objectif est de contrecarrer les plans du grand méchant, et cela implique votre action pour libérer votre sœur…

Autant le dire franchement, l’histoire brille par son absence d’originalité. Pire, elle n’est pas très bien racontée, et on se demande souvent quel est vraiment notre rôle là-dedans.

Après une phase de personnalisation de notre avatar, c’est parti pour un système classique avec une quête principale à suivre sur laquelle viennent se greffer des quêtes annexes plus ou moins dispensables.

Alors qu’on voyage d’une île à une autre pour aller papoter avec telle ou telle personne, c’est sans difficulté qu’on oublie souvent quelle est la finalité de l’histoire. Malheureusement, les quêtes annexes ne relèvent pas le niveau et se réduisent à des objets à retrouver ou à du papotage. L’univers visité, sans être aussi grand que celui du premier jeu, est cependant très étendu, et c’est avec un certain plaisir qu’on se balade un peu partout, à la recherche d’aventure. Un feeling assez proche de celui d’un Oblivion, et plutôt agréable, avec des lieux cachés qui poussent à la curiosité. Cette liberté est limitée par des barrières un peu artificielles, avec les différentes îles qui ne sont pas tout de suite accessibles, ou bien avec des zones de l’île principale qu’on ne peut pas visiter, mais la surface proposée reste très grande et laisse déjà bien des possibilités. On peut se contenter de suivre la quête principale pendant une trentaine d’heures, ou bien flâner et passer beaucoup plus de temps dans cet univers.

Problèmes en cascade

Avant de pouvoir profiter de tout cela, il va falloir cependant faire abstraction d’une liste conséquente de défauts dont souffre Two Worlds 2.

Au niveau de sa réalisation, le jeu a fait un bon en avant considérable. Si les graphismes souffrent toujours de quelques faiblesses, avec des textures qui ne sont pas toujours de très grande qualité, l’ensemble est maintenant agréable à l’œil, en particulier grâce à des environnements réussis et relativement variés. Les importants problèmes de collisions ont également été réglés. Tout n’est pas parfait (on observe du clipping ou de légers freeze), mais c’est beaucoup, beaucoup mieux. De sacrés progrès, certes, mais encore beaucoup de choses qui ne vont pas et qui nuisent au plaisir de jouer.

Commençons par les combats, avec un système de lock automatique peu précis qui rend les affrontements compliqués contre plusieurs assaillants, et plus compliqués encore dans des environnements réduits. Il faut un certain entraînement avant d’appréhender correctement les affrontements, et c’est d’autant plus nécessaire que la difficulté est au rendez-vous, en particulier pendant les premières heures de jeu. Même une fois le jeu bien en main, ils resteront toujours brouillons. « Heureusement », l’IA des adversaires, plus que perfectible, aidera le joueur en difficulté, car il n’est pas rare qu’un monstre reste bêtement à vous regarder sans bouger quand il se trouve à la limite de sa zone d’intervention.

Brouillon, c’est également le qualificatif qu’on peut appliquer à l’interface du jeu, avec ses menus (en particulier l’inventaire) mal pensés. On ne s’y retrouve pas facilement, et il faut se promener trop longtemps dans les différents onglets pour faire ce que l’on souhaite.

On peut regretter aussi un certain manque de finition qui nuit à l’immersion. Des détails qui n’en sont pas, comme l’absence d’animations, d’interactions : on ne voit pas le personnage ouvrir les tiroirs, ni se baisser pour ramasser les objets. On croise aussi de nombreux personnages qui restent muets quand on veut leur parler. Même pas un bonjour, rien.

Mais le pire est sans doute les dialogues épouvantables. Si les musiques qui nous accompagnent sont plutôt agréables, les doublages en français sont tout simplement catastrophiques. Notre avatar dispose d’un ton monocorde bien peu concerné par la situation, et il faut chercher pour trouver un acteur ne débitant pas son texte comme s’il le lisait tranquillement au coin du feu. La localisation est très mauvaise, ce qui se voit dès le début, avec les orcs qui hésitent entre le tutoiement et le vouvoiement d’une phrase à l’autre. Pour leur défense, les doubleurs peuvent toujours dire que de toute façon le contenu des dialogues n’a pas d’intérêt, ce qui est tout à fait vrai ! Ils sont mal écrits, et cerise sur le gâteau, mal mis en scène visuellement. Pour un jeu de rôle, c’est une grosse faiblesse, qui fait rire au début, mais qui agace très vite, avant qu’on n’y prête plus attention en se détachant de l’histoire.

Et pourtant…

Quand on voit tout ce paquet de défauts, on pourrait se dire que ça ne vaut pas la peine de se pencher plus avant sur ce jeu. Et pourtant, une fois la manette en main, à partir du moment où on accepte les lacunes du titre, on se surprend à ne pas voir le temps passer.

La faute, ou plutôt grâce, à un système de jeu complexe et profond qui, lui, est immersif et donne l’impression au joueur d’être un personnage unique.

L’énorme qualité de Two World 2 est de permettre une progression totalement à la discrétion du joueur. A chaque niveau on pourra répartir des points entre ses caractéristiques, et entre de très nombreuses compétences qui se débloqueront au fur et à mesure de la découverte de livres permettant d’apprendre de nouvelles techniques. En théorie on peut développer un personnage touche à tout, mais à force de tout faire un petit peu, on se retrouve vite bloqué dans le jeu faute de puissance et de compétences fortes. Il va donc être nécessaire de faire des choix, et les options sont très nombreuses.

Globalement, on peut devenir un guerrier, un rôdeur, un voleur ou un magicien, ou bien un mix de tout ou partie de ces classes. Et il est bien difficile de choisir, car on a vite envie de développer toutes les compétences ! Les possibilités sont très étendues, car on peut pour ainsi dire tout faire. Au contact, les compétences de guerrier permettent divers coups qui vont enrichir le combat. A distance, les compétences de ranger peuvent faire de vous un archer extraordinaire lançant plusieurs flèches sur plusieurs cibles d’un coup. Les compétences de voleur feront de vous un homme riche, forçant les coffres qui passent à portée de main. Enfin, les magiciens souffriront pour progresser au début, avant de devenir de puissants personnages capable de déchaîner les éléments.

Si, au début du jeu, la progression est lente et si on meurt beaucoup, elle est visible au fur et à mesure des passages de niveau, et un sentiment de montée en puissance jouissif devrait en toute logique être ressenti par tout amateur de jeu de rôle. C’est très motivant pour continuer, et bien mieux fait que dans beaucoup de jeux du même type.

La même logique de contenu pléthorique s’applique également au matériel, puisqu’on peut trouver de nombreuses armes aux effets divers, et que tous les objets peuvent être améliorés : devenir plus robustes, plus puissants, voire développer des capacités magiques ! Pour cela il faut trouver des pierres magiques, ainsi que des « pièces détachées » (fer, acier, cuivre, bois…) qu’on obtient en détruisant le matériel qu’on n’utilise pas. Là aussi il va falloir faire des choix.

Comme si ce n’était pas suffisant, on peut devenir alchimiste et fabriquer ses propres potions avec les éléments qu’on trouvera dans la nature ou sur les cadavres de nos victimes. On a vite fait de passer un temps fou à faire des essais pour améliorer ses formules. Enfin, dernier point qui témoigne de la richesse du jeu, on peut également fabriquer ses sorts en mixant diverses combinaisons pour obtenir des effets toujours plus puissants.

Une telle richesse participe au fait qu’on oublie un peu l’histoire de Two Worlds 2. Autant cette dernière n’est pas passionnante, autant se concentrer sur son personnage pour le façonner comme on le souhaite est terriblement accrocheur et motivant.

Two Worlds live

Et si tout cela ne suffit pas, Two Worlds 2 s’enrichit de plusieurs modes de jeu en ligne.

Il y a tout d’abord la possibilité d’affronter d’autres joueurs en versus. J’en parle parce que ça existe, mais autant dire tout de suite que ça ne présente pas beaucoup d’intérêt, la maniabilité ne s’y prêtant pas du tout. Autre option, celle permettant d’acheter un village avec les deniers gagnés dans le jeu et de le gérer, pour frimer en le montrant aux copains. Bien que l’idée soit plutôt sympathique, je n’ai pas non plus été emballé, et pour tout dire j’ai vite laissé tomber.

Plus intéressante est la possibilité de partir en campagne avec jusqu’à sept joueurs. Cela se traduit par des missions simples, il n’y a pas de quoi casser quatre pattes à un canard, mais c’est toutefois agréable et marrant, comme toujours dans les modes en coopération. Techniquement, il y a bien quelques imperfections, un peu de lag, mais c’est une bonne occasion de trucider de l’orc en discutant, et cela permet de constituer des équipes équilibrées avec des personnages aux points forts différents.

A noter que pour le jeu en ligne il est nécessaire de créer un autre personnage, dont cette fois vous choisirez la classe. Et non, on ne peut pas importer son avatar surpuissant. C’est un peu dommage, mais cela n’empêche pas de passer quelques heures plaisantes connecté.

Le Bilan

On a aimé 

  • Grande richesse et possibilités multiples
  • Une progression marquée du personnage
  • Les environnements sont agréables à l’œil
  • Les doublages épouvantables
  • Une histoire de fond sans relief
  • Un gameplay perfectible

Conclusion du test de Two Worlds 2

Two Worlds, Two faces
{{Quel jeu étrange que ce Two Worlds 2. Bourré de défauts importants dont certains laissent perplexes, il est en même temps bourré de qualités rares dans un jeu de rôle ! Naturellement, cela laisse bien des regrets sur ce qu’aurait pu être le jeu s’il n’avait pas souffert d’autant de lacunes : avec un doublage juste correct et un système de combat ne serait-ce qu’un peu amélioré, on aurait eu un hit en puissance.

A la place, et malgré tout, on a un titre qui parvient à accrocher le joueur à sa manette pour peu qu’il mette de côté les faiblesses du jeu. La liberté de faire évoluer son personnage et la sensation de montée en puissance qui en découle ont rarement été aussi bien rendues, et grâce à cela, ajouté à la profondeur du jeu, on se retrouve avec un jeu qui mérite qu’on s’y intéresse.

Dans l’idéal, c’est un jeu qu’il vaut mieux essayer avant d’acheter, et si vous êtes un rôliste dans l’âme, vous passerez outre ses lacunes, et Two Worlds 2 squattera votre console pendant un bon moment.}}

L
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Two Worlds 2

Développeur : Reality pump
Éditeur : Topware
Date de sortie : 12/11/2010

commentaire

1 Commentaire
O
opitrace
13 décembre 2010 20h18

En gros sa fait un peu comme Fallout NW quoi,faut faire abstraction des bugs et autres merdouille mais une fois passé tous sa le jeu doit pas être mal,faut voir.

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