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Test – F1 Race Stars

Test – F1 Race Stars
Le 2 décembre 2012
Le 2 décembre 2012

Sans Denis Brogniart

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L’air de rien, l’idée de base de F1 Race Stars est plutôt originale. Depuis des lustres on a le droit à des jeux de karts ou de véhicules exotiques dès qu’il est question de courses avec bonus (à l’exception de l’excellent Blur). Pourquoi ne pas plutôt mettre en vedette, et avec dérision, les voitures les plus rapides du monde, pilotées par les pilotes les plus chevronnés, et sur les circuits officiels de la FIA ?

C’est ce que Codemasters a dû se dire ! A moins qu’ils n’aient juste cherché à exploiter le plus possible leur licence achetée à prix d’or…

Alonso kart

La F1 au pays de Disney

Une fois le jeu lancé, les options s’étalent sur un écran de présentation bleu pastel. On pourra attaquer de suite une simple course, tenter des contre la montre, jouer en ligne, ou bien s’attaquer au mode carrière. Après quelques courses, on pourra aussi s’extasier devant de magnifiques statistiques et trophées.

C’est sur 11 parcours que les affrontements auront lieu, des parcours s’inspirant librement (très librement, même !) des véritables circuits. On retrouve des courbes ou chicanes célèbres, mais largement agrémentées de loopings, d’obstacles ou de sauts. Ainsi, on devra éviter des sumos géants ou une pieuvre, tout en passant sur des zones de boost pour s’envoler dans les airs. Le design des circuits est une véritable réussite ! Ils sont variés, ont une personnalité propre et offrent un vrai potentiel de fun.

Et là, j’en vois 2-3 qui se disent qu’il y a nettement plus de 11 circuits dans la saison de F1. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, ma bonne Dame, c’est la crise, il faut tout revoir à la baisse !

Même s’ils sont agréables et bien conçus, 11 circuits, c’est peu, et on les connaitra vite par cœur.

Les voitures de toutes les écuries sont là, ainsi que leurs pilotes, caricaturés avec des têtes énormes. On pourra également jouer son avatar, ou bien des pilotes imaginaires, des p’tites femmes qui sont là on ne sait trop pour quoi si ce n’est pour mettre une touche d’un magnifique rose bonbon dans le jeu.

Un vrai bon point est qu’on peut jouer à 4 joueurs en même temps, ce qui rend le jeu forcément convivial, et ce qui n’est pas si fréquent que ça. L’écran splitté ne souffre pas de ralentissements, et la simplicité des graphismes fait que tout reste bien lisible. C’est l’atout majeur du jeu, le multijoueurs étant même disponible dans le mode carrière. Ce dernier est très long, et essaie d’éviter que la lassitude ne s’installe en variant légèrement les épreuves. Effort louable, mais qui n’atteint pas vraiment son but, la faute à un gameplay qui est le vrai problème du jeu, comme nous allons le voir.

Le cul entre deux baquets

Manette en main, on se demande un peu ce que les développeurs ont voulu faire avec ce jeu.

Déjà, on a le choix entre trois cylindrées, mais tout est tellement mou qu’on se tournera forcément vers les voitures les plus rapides. Et non, les enfants ne jouent pas à 2 à l’heure.

Au niveau de la conduite, elle est extrêmement basique, tellement qu’elle en devient rigide. Il n’y a pas de dérapages, les voitures restent collées à la route, avec un rayon de braquage faiblard pour un jeu de ce type. Résultat on se retrouve à devoir anticiper les virages un peu serrés par de grands coups de freins : une petite dose de pilotage qui semble étrangement incompatible avec la simplicité du reste. Tout cela manque sérieusement de nerf ! On dirait qu’il y a eu une volonté de vouloir intégrer une vague notion de pilotage, alors que dans le même temps les environnements et le style de jeu n’y sont pas adaptés.

L’IA n’aide pas à améliorer l’ensemble, puisque les adversaires suivent un rail bien établi, et ce jusqu’à l’absurde, ne cherchant à aucun moment à nous éviter.

Départ canon

Malheureusement, ce ne sont pas les seuls mauvais choix.

Ainsi, les voitures des écuries les plus prestigieuses bénéficient de bonus qui déséquilibrent les forces en présence : dans le jeu en ligne, tout le monde prendra les mêmes.

Mais c’est surtout au niveau des bonus qu’il y a un souci. Il y a pléthore de bonus qui ont pour vocation de freiner les voitures de tête, à commencer par une safety-car pénible, alors que les bonus défensifs brillent par leur absence. Cela donne immanquablement des courses regroupées, et prendre la tête est encore plus risqué que dans Mario Kart, car cela revient à avoir une belle cible sur le dos et à subir une ribambelle d’attaques. Il est donc à peine nécessaire de chercher à s’améliorer, puisque de toute façon l’arrivée se fera dans un mouchoir de poche.

En ligne, on retrouve les scories énoncées, ce qui limite l’intérêt des parties. Heureusement, le fait de jouer avec de vraies personnes reste toujours amusant le temps de quelques courses.

F1 gadget

Codemasters a développé un moteur extrêmement efficace pour ses jeux de voiture, ceux de F1 en tête. Quel dommage qu’il ne soit pas exploité pour F1 Race Stars !

D’accord, c’est un jeu dont la prétention première est d’offrir des parties funs et rapides, mais pourquoi avoir revu à la baisse sa réalisation ? On dirait que même dans sa réalisation le jeu a du mal à se positionner. D’un côté il semble évident qu’on a cherché à soigner les tracés des circuits, mais de l’autre les graphismes sont simplistes et font avant tout penser à un jeu XLA. Ainsi, les caricatures des pilotes sont à peine ressemblantes, et les circuits brillent par l’absence de détails et par un graphisme sans relief, uniforme et sans éclat, donnant une impression immédiate de « petit jeu peu ambitieux » au titre.

Cet aspect minimaliste se retrouve dans l’ensemble de la réalisation, avec une animation fluide, mais molle, et des bruitages basiques et peu emballants.

Vouloir faire un décalque de Mario Kart n’implique pourtant pas qu’on cherche forcément à l’imiter, on peut tout aussi bien choisir d’élever un peu plus haut le niveau de réalisation. Blur, déjà cité dans l’introduction, l’a fait avec talent, tout comme Sonic and Sega All Star Racing et ses graphismes éclatants de couleurs.

Les aspects techniques de F1 Race Stars ne sont pas minables, ils sont juste sans relief. L’illustration même du problème de positionnement de ce jeu.

C’est ce qui s’appelle louper le coche, alors qu’un vrai potentiel se cache derrière le concept de base, à la condition d’y aller à fond. On aurait pu imaginer des courses sur les vrais circuits officiels avec les tracés véritables, mais intégrant des bonus farfelus, ou bien à l’inverse les vraies voitures de F1, parfaitement modélisées, avec des pilotes représentés de façon réaliste et très premier degré, sur des circuits invraisemblables avec des sauts et des loopings ! Tout cela aurait pu tourner avec un niveau de réalisation équivalent au dernier épisode de F1, même avec une repompe totale des circuits ou des voitures ! Il y avait vraiment matière à faire quelque chose d’original, mais ce n’est pas ce qui a été retenu…

Le Bilan

On a aimé 

  • Le tracé des circuits
  • 4 joueurs sur un écran
  • Gameplay mollasson et peu adapté
  • Concept qui n’est pas assumé
  • La réalisation terne
  • Trop peu de circuits

Conclusion du test de F1 Race Stars

Sortie de route
Le concept de courses de F1 arcade, avec des bonus et des circuits tordus avait pas mal d’atouts pour séduire, mais pour que cela fonctionne il aurait fallu l’assumer et y aller franchement. F1 Race Stars transpire l’indécision pour un résultat qui, à force de ne pas savoir où se situer, n’arrive nulle part. La conduite des voitures, à la fois trop simple et rigide, conjuguée à la mollesse de l’ensemble, ne permet tout simplement pas de profiter correctement de circuits pourtant bien étudiés et au potentiel indéniable. L’habillage du jeu, tout comme sa réalisation dans son ensemble, manque sérieusement de peps et de personnalité, laissant à la porte le fun qu’on aurait envie d’y trouver. On pourra toutefois plutôt bien s’amuser en jouant à 4 sur un même écran le temps de quelques parties, mais cela reste très insuffisant pour faire de ce F1 Race Stars une réussite. Ca n’a pas marché cette fois, mais espérons que le concept de base sera gardé pour une suite qui corrigerait les faiblesses du jeu : le potentiel est bien là.

L
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F1 Race Stars

Développeur : Codemasters
Éditeur : Codemasters
Date de sortie : 16/11/2012

commentaires

3 Commentaires
E
etien
2 décembre 2012 13h45

« 4 joueurs sur un écran » C’est une possibilité qu’offre de mois en mois les jeux xbox kinect

Dommage que ce soit son seul point fort…

E
etien
2 décembre 2012 13h45

« 4 joueurs sur un écran » C’est une possibilité qu’offre de mois en mois les jeux

Dommage que ce soit son seul point fort…

C
Caporal Taggart
3 décembre 2012 18h59

Certes ce n’est pas le jeu de l’année mais perso moi je me marre bien avec les potes. Je trouve qu’il mérite au moins la moyenne parce que vue son prix (40€ env) et le fun qu’il procure on va pas non plus lui jeter la pierre. Et j’entends tous le monde ce plaindre de la non sensation de vitesse, perso en 2000cc et encore plus en 3000cc il fait son office. Et d’accord avec mon vdd pour le mode 4J en écran split c’est tellement rare. Enfin bref, chacun… Lire la suite »

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