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Test – DiRT 3

Test – DiRT 3
Le 20 mai 2011
Le 20 mai 2011

Colin reste dans les esprits

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Quand DiRT 2 est sorti, je l’avais qualifié de « Monsieur plus » par rapport à son prédécesseur. Plus beau, plus complet…Plus tout, comme une suite classique « bigger and louder ». Pour ce troisième opus de la franchise, c’est une voie légèrement différente qui a été choisie. DiRT 3, c’est avant tout « larger ».

L’As du volant

Le début du jeu est une absolue non-surprise pour les habitués des jeux de voitures Codemasters. On commence par donner son nom, prénom, nationalité et surnom, avant d’écouter religieusement notre manager qui nous explique à quel point on est un quelqu’un de formidable qui va tout déchirer. Le traditionnel mécano fait de même, et ils agrémenteront les résultats des courses de leurs commentaires bienveillants. Cette fois, pas de garage, mais une présentation sobre qui permet de naviguer rapidement dans les menus.

On peut essayer dès le départ tous les parcours en épreuve simple, rejoindre le jeu en ligne dont nous allons parler plus loin, et bien entendu attaquer le mode carrière qui est comme toujours le cœur du jeu.

Celui-ci se décompose en quatre saisons, des pyramides composées de quatre séries d’épreuves variées. Au fur et à mesure des victoires, de nouvelles épreuves se débloquent, et le choix des véhicules s’étend. Autant dire qu’il y a de quoi faire, et qu’il va falloir bloquer un bon paquet d’heures avant d’en voir le bout. Comme en plus les courses sont variées, l’ennui oublie tout simplement de s’inviter, et il est bien difficile de lâcher la manette une fois une partie lancée, le phénomène « allez, encore une course et j’arrête » fonctionnant à merveille.

C’est cette variété qui est l’atout majeur de DiRT 3. Que ce soit au niveau des environnements (sur asphalte, dans le désert, la forêt, décors plus urbains…), des tracés, allant de spéciales simples et peu techniques pour se faire la main à d’autres nettement plus compliquées si on veut terminer en tête, ou de la nature même des épreuves, DiRT 3 assure, et pas qu’un peu.

Les traditionnelles courses de rallye ne sont qu’une petite partie du jeu, puisqu’on pourra également participer à des courses sur circuits, sur glace, à des affrontements en tête à tête, chacun suivant son parcours sur un même circuit, à des courses de côte (des bolides surpuissants qui foncent dans la montagne), à des épreuves de drift, et bien entendu au nouveau mode de jeu Gymkhana.

Tour de piste

Ce dernier mode consiste à enchaîner des figures (sauts, drifts, balises à défoncer) dans des arènes pleines d’objets divers. Si les premières parties laissent perplexe tant on est loin de la médaille d’or, on se prend très vite au jeu et on se retrouve à chercher la meilleur façon de procéder pour livrer la prestation la plus spectaculaire possible. Les amateurs de défis vont être aux anges !

Comme si ce n’était pas suffisant, la cinquantaine de voitures, couvrant différentes catégories, nous fait le plaisir de nous offrir des voitures de rallye légendaires de différentes époques. Disputer des spéciales au volant d’une mini sur-vitaminée ou d’une R5 turbo, voilà qui change et qui est particulièrement agréable.

Toute cette variété permet ainsi à DiRT 3 d’éviter l’écueil de la lassitude qui s’installe dans trop de jeux de courses qui deviennent répétitifs après quelques heures.

Débutant ou confirmé

Manette en main, pour faire simple, il n’y a aucun changement par rapport à DiRT 2. Si vous n’avez pas aimé son gameplay, vous n’aimerez pas plus celui-là. Mais en même temps, au même titre qu’un Forza, DiRT 3 propose une conduite qu’on peut configurer à loisir et qui peut rendre le jeu très accessible avec toutes les aides activées, ou bien plus exigeant si on s’aventure à conduire sans assistance. A noter toutefois qu’il faudra au minimum retirer l’assistance au freinage, et ce même pour les débutants : il n’y a alors plus rien à faire si ce n’est tourner mollement, et il n’est même pas possible de déraper !

Pour les vrais pros, on peut toujours modifier les réglages de la voiture, même si ceux proposés par défaut sont très efficaces. Suivant son style de conduite, bidouiller peut donner des résultats très intéressants, en particulier dans les épreuves où le dérapage est capital (sur glace, pour le Gymkhana…).

Enfin, les niveaux de difficulté veulent bien dire ce qu’ils veulent dire. Pour les débutants, le challenge est très peu relevé, le niveau intermédiaire demande concentration, alors que le niveau le plus élevé demande lui un sérieux entraînement. A titre d’exemple, sur une même course et avec un même véhicule, dans les trois modes de difficulté j’ai terminé premier après une sortie de route, premier de justesse, et enfin à une piteuse sixième place…

Je recommande toutefois d’éviter le niveau pour novice, vraiment simple.

Comme d’habitude, on pourra aussi utiliser un flashback en cas d’accident. Cela facilite grandement les choses, mais après tout, qui vous oblige à vous en servir ?

Dirt 2.5

Si DiRT 3 apporte son lot de nouveautés, ce n’est pas du côté de la réalisation qu’il faudra les chercher. Les décors sont peut-être un peu plus fouillés, mais à peine. Pour le reste, la réalisation est pour ainsi dire la même que dans DiRT 2. Comme il était magnifique, c’est toujours le cas aujourd’hui.

Un virage contrôlé

L’animation est d’une fluidité sans faille et graphiquement, le jeu est sans problème dans le haut du panier de ce qui se fait. On retrouve tous les atouts du précédent, avec une modélisation des véhicules de bonne facture, et des effets de lumière ou d’humidité très bien rendus, que ce soit dans le désert, de nuit ou sous la pluie. Les textures sont fines, les décors réussis, bref, c’est très beau.

Pourtant, et malgré la qualité du résultat, impossible de ne pas regretter qu’il n’y ait pas eu de véritables progrès depuis le précédent jeu.

On retrouve également l’excellente vue cockpit, très immersive et jouable, pour un maximum de sensations.

Le copilote est efficace et permet de bien anticiper les virages, ce qui compense la petitesse de la carte, pas forcément très lisible, et qu’on a du coup pas vraiment le temps de consulter sous peine de louper un virage.

Enfin, l’IA fait le travail, dans un style agressif (surtout dans le niveau de difficulté le plus élevé), et vos concurrents n’hésitent pas à vous mettre dans le décor par des touchettes vicieuses au-dessus de la roue arrière de votre voiture. Heureusement, le phénomène si détestable des adversaires qui suivent un rail sans se préoccuper de vous n’est pas de la partie, renforçant l’impression d’avoir affaire à de vrais conducteurs. Les courses sur circuit sont de vrais combats, contre des pilotes qui ne font pas de cadeaux, mais qui savent conduire !

Le plus rapide du monde

Qui dit jeu de courses dit forcément jeu en ligne, et DiRT 3 ne lésine pas sur le contenu.

Cela commence par une mauvaise surprise, puisqu’il faudra entrer un code fourni avec le jeu pour y avoir accès… Les acheteurs de jeux d’occasion seront bons pour passer à la caisse s’ils veulent en profiter. Un procédé qui devient tristement habituel.

En ligne, on peut très facilement configurer les parties, et toutes les épreuves du solo sont jouables à plusieurs. Comme déjà dit, leur variété est l’atout majeur du jeu, c’est donc très logiquement qu’elle se retrouve en ligne. Les courses contre le temps ou les épreuves de scoring sont agréables, mais on se tournera plus volontiers vers les épreuves sur circuit, là où on peut froisser de la tôle dans la bonne humeur ! Si c’est déjà amusant en solo, c’est tout simplement excellent en multi, où les joutes sont tendues jusqu’au dernier tour, surtout si les dégâts sont activés : jusqu’aux derniers virages tout peut encore changer ! Naturellement, comme pour DiRT 2, et comme pour l’ensemble des jeux de voitures Codemasters, pas l’ombre d’un lag.

Et si vous n’avez pas beaucoup d’amis, les courses en duel sur un même circuit sont un passe temps de première catégorie.

Et puis il y a le Party mode, réelle nouveauté dans un jeu de voitures. Les différentes épreuves sont d’un intérêt inégal, celle où il faut juste dégommer des robots ne m’ayant pas vraiment convaincu, mais le fun est au rendez-vous, et surtout cela change un peu de ce qu’on a l’habitude de jouer.

Le mode où un joueur est infecté et doit contaminer les autres, le gagnant étant la dernière voiture « saine » est amusant, mais c’est surtout la variation motorisée du traditionnel « capture the flag » des fps qui est excellente. Il faut trouver des drapeaux et les ramener en un point précis, sans se le faire dérober en chemin (traduire par « sans se faire défoncer par une autre voiture »). Très drôle, ce mode est même (relativement) stratégique, avec des alliés qui protègent le porteur du drapeau, ou qui harcèlent l’adversaire.

Ces modes de jeu sont légers, amusants, et sont une très bonne façon de terminer la soirée après quelques courses plus « sérieuses ».

Enfin, pour la partie multijoueurs, on peut souligner l’excellente initiative d’avoir intégré le jeu en écran partagé, d’autant plus que celui-ci est très fluide. Ça devient rare dans les jeux modernes, et c’est bien regrettable.

Le Bilan

On a aimé 

  • La variété des épreuves, circuits, environnements, voitures…
  • Le jeu en ligne efficace
  • De vraies nouveautés, Party mode, Gymkhana
  • Gameplay à la carte
  • Techniquement peu de progrès
  • Le code pour jouer en ligne

Conclusion du test de DiRT 3

La différence par le contenu
{{Comment justifier son existence en tant que suite sans proposer de véritable avancée au niveau de la réalisation ? DiRT 3 répond à cette question de la façon la plus brillante qui soit, en misant sur l’essence même du jeu : son contenu. La variété de ce qui est proposé donne envie d’avancer dans le jeu, et donne envie d’essayer le plus de choses possibles, en particulier les vraies nouveautés comme le Gymkhana ou le Party mode.

Que ce soit en ligne ou en solo, DiRT 3 donne exactement ce qu’on attend de lui : du fun, des sensations, et demande même si on le souhaite un bon niveau de technique de pilotage.

Quand un jeu de course est à la fois agréable à jouer, donnant la banane, et complet, je ne dis qu’une chose : bravo.}}

L
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DiRT 3

Développeur : Codemasters
Éditeur : Codemasters
Date de sortie : 24/05/2011

11 commentaires

11 Commentaires
F
Funky95
20 mai 2011 15h35

Merci pour ce test! J’devrais l’avoir demain, mon volant et moi n’en pouvons plus d’attendre cette bombe! :-O

F
Funky95
20 mai 2011 15h35

Merci pour ce test! J’devrais l’avoir demain, mon volant et moi n’en peuvont plus d’attendre cette bombe! :-O

C
ChupaLoL360
20 mai 2011 15h56

Comme beaucoup j’avais aimé DiRT 2, adoré même. Seulement, trop rares étaient les véritables décharges d’adrénaline, sueurs froides des tournants et arbres frôlés des épreuves de rallye (et de « trailblazer »)… pour le joueur qui, très vite, en a assez des stades, tours de stade, des mêmes stades, sauts, bosses, mêmes sauts et bosses, et peintures à peine rayées contre des panneaux publicitaires au milieu des flashs, et du public en délire des X-GAMES. Le rallye, ce n’est rien de plus que de l’adrénaline : vitesse et risque omniprésent, un combat… Lire la suite »

V
villafarih
20 mai 2011 19h37

c est un super jeu
B-):->:-)

P
PhantOm
23 mai 2011 17h13

Le code pour jouer en ligne est juste une astuce pour arrêter les achats d’occasion, et ceux qui l’ont eu en ocas’ devron payer un DLC pour avoir le contenu ! Même principe que pour BFBC2 …

C’est juste du marketing …

F
furax863
24 mai 2011 12h53

il et bien le jeu
:-);-)

Q
quickman
28 mai 2011 19h10

Graphiquement rien n’a été amélioré mais celà reste joli. Les voitures ne sont pas toujours très réussie. Par contre, je suis déçus du jeu qui s’éloigne de plus en plus du rallye. Le Gymkana est une belle connerie qui n’apporte rien, je trouve celà même ennuyeux on se croirais à faire du need for speed… Les conditions climatique sont médiocre que l’on conduise sur neige ou gravier il y a pas de différence, j’attendais beaucoup de la partie neige qui ma déçus. Les temps de chargement sont correcte. Un jeu… Lire la suite »

P
PlainBryanBOX
31 mai 2011 21h24

super jeux:-O

D
davidkenobi
10 juin 2011 10h37

C’est bon, après plusieurs de jeu je peux dire que c’est le meilleur jeu de rallye auquel j’ai joué, à tous points de vue

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