Test – Splatterhouse

In nomine Splatter
Longtemps admirée par sa violence toute relative et limitée par la puissance de la NES, puis de la Megadrive, la série Splatterhouse, fait aujourd’hui sourire face aux jeux de plus en plus réalistes, complexes et détaillés. Et avec cette complexité sont arrivés les gens avec leurs bonnes mœurs qui voulaient éradiquer ce fléau des jeux violents.
Le seigneur des jeux sans retenue se devait donc de revenir pour montrer qui est le patron des jeux gores et faire trembler les associations de parents qui préfèrent rejeter la faute sur les jeux plutôt que de remettre en question leur propre responsabilité dans le laxisme de leur éducation.
Mais avec tout ça, Rick n’aurait-il pas perdu de sa superbe depuis ses 17 ans d’inactivité ?
Devinez quoi ? Ce test y répondra. C’est bien fait la vie des fois…
The Mask

Vous êtes Rick, un gringalet qui se retrouve dès le début de jeu avec Jenny, sa copine kidnappée, et un trou énorme dans le bide. Alors que vous êtes en train de littéralement patauger dans les trois quarts de votre sang, une étrange voix vous interpelle. Cette dernière provient d’un mystérieux masque blanc et vous offre une chance de survie ainsi qu’une autre de sauver Jen. Éperdument amoureux, Rick ne va pas hésiter un instant et enfile le masque sur son visage.
La transformation est remarquable, tant par ce changement physique rappelant sans hésiter un mini Hulk blanc (enfin pas tout à fait blanc), que par la régénération des blessures pourtant mortelles de Rick (rappel : il y a plus de sang sur le sol que dans son corps).
C’est ainsi que votre aventure commence, accompagné de ce compagnon irréel, toujours acerbe dans ses paroles et surtout très drôle dans ses commentaires par rapport aux actions de Rick. Ce sera également l’occasion de profiter des engueulades entre Rick et son nouveau visage.

Le jeu en lui-même est un Beat Them All en 3D assez bien réalisé et qui figera sur place Familles de France et toute personne qui n’arrive pas à péter tellement il est irrévérencieux et décomplexé.
C’est ainsi que le plus simple petit coup de poing aura pour conséquence quelques litres de sang, alors imaginez quand on exécute des combos ou qu’on arrache des membres ou autres organes aussi bien externes, qu’internes !
Le gameplay est on ne peut plus simple : un coup fort, un coup faible, un saut, un bouton de choppe, un de course, une fonction parade/esquive, et un bouton de transformation.
Transformation en quoi me direz-vous ?
C’est bien simple, en mec Berserk encore plus balèze que d’habitude. Cette fonction pompera votre necro jauge jusqu’à son épuisement ou via un arrêt manuel. Elle vous servira également pour effectuer des attaques de masque, généralement mortelles en un coup pour la plupart des ennemis. Et s’ils résistent, vous pouvez toujours effectuer des combos avec ou sans le mode Berserk activé.
The Boyfriend

Cette necro jauge se remplit en tuant des ennemis qui, malgré votre puissance, vous donneront pour pas mal d’entre eux du fil à retordre tellement ils sont agiles, résistants, forts, gigantesques ou encore tout à la fois. Il faut donc gérer cette jauge à bon escient pour avoir un ou deux niveaux de prêts en cas de coup dur, surtout que le seul moyen de régénérer sa santé viendra d’une technique de masque d’absorption de sang.
Certains moyens sont heureusement là pour la remplir plus que d’habitude, comme utiliser des armes (batte de baseball, morceaux de bois clouté, votre bras, têtes, fusils à pompe, tronçonneuses…) mais parmi eux, le moyen le plus jouissif est d’effectuer des Splatterkills.
Mais c’est-y quoi donc ce Splatterkill, mon bon monsieur ?
En fait, ce sont des fatalités (qui sont non obligatoires). Lorsque vous avez suffisamment affaibli un ennemi, il est entouré d’un halo rouge et ne représente généralement plus un gros danger, momentanément du moins. C’est donc l’occasion de se rapprocher de lui et d’appuyer sur le bouton de choppe.

Une séquence sur fond noir (et bientôt rouge) en forme de QTE démarre. Ce sera alors le moment de lui arracher la mâchoire, les bras, le torse, ou bien tout simplement effectuer un bon gros fist fucking des familles à l’ennemi pour lui arracher le sphincter et le voir saigner à flots de l’anus. Le tout agrémenté de blagues débiles du masque en accord avec la situation, bien évidemment.
Quand je vous disais que Familles de France allait criser sur place rien que d’y penser ! On va éviter aussi de leur dire qu’on voit des poitrines, sinon ils vont nous faire une syncope.
Malheureusement, ces séquences sont assez répétitives, puisqu’il y en a que 1 ou 2 différentes par type d’ennemi pour un total d’environ une huitaine différentes. C’est peu, mais ça pisse tellement le sang (entre autres) qu’on en redemande encore, Mortal Kombat peut aller se rhabiller de ce côté-là.
And some Blood

Vous l’aurez compris, la couleur dominante est le rouge, et il ne sera pas rare de voir Rick entièrement recouvert de sang, et encore moins de constater cela sur l’écran, même si cela reste visible, pour ne pas gêner le joueur.
La difficulté est progressive, avec un début assez aisé et les derniers niveaux plutôt ardus avec des formations d’ennemis assez redoutables de temps en temps couplés avec des demi-boss gigantesques. Ne vous étonnez donc pas de vous voir par moments amputé d’un bras ou avec les os visibles approximativement aux endroits où vous vous êtes fait blesser. De même que n’avoir plus qu’un seul bras, ampute temporairement (le temps que ça repousse ou que vous vous soignez) vos aptitudes : perte de vitesse, impossibilité d’effectuer de combo…
Le jeu propose quelques phases « à l’ancienne » avec un scrolling horizontal, faisant un digne hommage à ses ancêtres avec des pièges ; des ennemis un peu moins coriaces qu’à l’accoutumée rendent ces phases assez simples. Ajoutez à cela une phase en chute libre, des mini jeux de massacre via des mécanismes (installer des ennemis encore vivant sur des pieux, expulser des ennemis sur des cibles…), proposant ainsi un peu de variété dans ce monde de brute.

Mais malgré tout cela, le jeu se bouclera en moins de huit heures de plaisirs sadiques. Un peu plus si vous voulez débloquer toutes les capacités de Rick (en l’échangeant contre du sang) et récupérer tous les morceaux de photos cachés çà et là sur les 12 niveaux assez courts, mais intenses, du jeu.
A côté de cela, le jeu propose un mode Survie. Ce dernier permet d’affronter des hordes d’ennemis par vagues jusqu’à la fin de ces dernières. Vous pourrez aussi effectuer des objectifs secrets (10) pour chaque arène, ainsi que récupérer des morceaux de photos dans ces modes, histoire de prolonger un peu la durée de vie.
De plus, au fil de votre progression dans le jeu, vous débloquerez les 3 épisodes originaux de Splatterhouse sortis il y a très longtemps.
On fera l’impasse sur le premier et le second, plutôt injouables et très raides, et on se penchera un peu plus sur le troisième qui se rapproche plus de ce qu’on a avec le jeu principal, même s’il conserve encore quelques séquelles de ses grands frères. Néanmoins, cela ne restera pour la plupart qu’une curiosité pour voir comment toute la série a évolué au fil du temps car visuellement et techniquement ils restent à la ramasse vu leur millésime.

Après, le jeu n’est pas non plus tout rose, puisqu’il est tout rouge. Non mais lecteur, suis un peu bon sang de bon soir !
A commencer par la caméra qui suit la progression d’une manière un peu lente rendant les combats assez confus par moments. Un autre gros défaut vient de ralentissements pas super gênants en règle générale, mais assez nombreux pour venir entacher la réalisation globale du titre assez correct.
Votre massacre sera agrémenté d’une bande son très metal qui colle bien avec l’action et qui vous rappellera qu’il est préférable d’être du bon côté du poing.
Le Bilan
On a aimé
- Ultra gore
- Prise en main rapide
- L’humour à la fois fin et débile comme on l’aime
On a moins aimé
- Les ralentissements
- Caméra un peu lente à suivre
- Splatterkills trop peu variés
- Un peu court quand même
Conclusion du test de Splatterhouse
Paye ton loyer !
{{Splatterhouse, qui était sorti de l’esprit des gens depuis ces 17 ans, nous fait un come-back de grande envergure en nous proposant non seulement un jeu simple à prendre en main, mais aussi du fun immédiat.
Il reste néanmoins quelques défauts qui empêchent ce Splatterhouse d’être le top du top des jeux, mais si vous n’êtes pas une âme sensible, vous adorerez tout simplement l’ambiance et l’excès de violence que propose Splatterhouse.}}
jeuxvideo.com lui a mis 9/20, alors que la note des lecteurs est de 16/20, je comprend pas pourquoi ils lui ont mis une aussi sale note.
à cause de la pauvreté du gameplay et des grphismes à mon avis..
va savoir, peut-être que {Familles de France } a des actions dans Jeuxvideo.com :-))
Namco leurs ont rien donné, ça se trouve il ont du acheté le jeu, UN DRAME, alors pour ce venger une mauvaise note.