Test – Fifa 11

Give me freedom, give me fire
Septembre. Retour de vacances, fin de l’été, rentrée des classes, tant d’évènements qui régulent la vie de l’Homme moderne. Mais c’est sans compter sur ces cadeaux bonus que nous offrent le retour de la Ligue des Champions et le quasi début des championnats majeurs, pain béni de millions de fans de football à travers le monde. Et en cerise sur le gâteau, un nouveau cru de FIFA, encore et toujours, avec son lot de promesses, de rêves grandeur nature, et de déceptions. Mais lequel des trois remporte la palme cette année ?
It’s in the game

Après un opus 2010 qui améliorait encore les très bonnes bases du 2009, incluant par la même occasion le concept de pro personnalisé améliorable au fil des parties, EA Sports a eu l’occasion de préparer le terrain avec Coupe du Monde 2010, affinant notamment le système de lock des joueurs sur les passes afin de les rendre moins rigides, ou le système de penalties. FIFA 11 était donc attendu comme un mix de ces plutôt bonnes idées, dans l’absolu, avec correction de quelques failles des anciens opus, qu’il s’agisse des pros surboostés qui déséquilibraient les matchs ou de « simples » bugs.
Force est de constater que, bien que ces améliorations aient été logiquement incluses dans le jeu, les développeurs n’ont pas eu la tête à la correction, et qu’on risque bien de trouver à nouveau cette année des joueurs aux caractéristiques suffisamment poussées pour pénétrer les défenses comme du beurre.
Reste que la souplesse accrue des athlètes sur le terrain, ajoutée par CdM 2010, est dans l’ensemble très agréable, et qu’on peut désormais facilement intercepter un ballon qui ne nous était pas destiné, avec de rares impairs, peut-être dus au manque d’habitude au début. On rajoute aussi une dose de Personnality +, un système censé personnaliser le type de jeu de chaque joueur ; pas forcément évident de prime abord, on remarquera surtout que certains joueurs mauvais en passe se feront vite intercepter s’ils sont sous pression ou mal placés, que les contrôles de balle seront plus aléatoires selon le degré de technique du joueur, par exemple, ou encore , outre le panel d’animations qui a été élargi, certains joueurs connus qui bénéficient de gestes spécifiques, les rendant facilement reconnaissables. Dans l’ensemble, l’inertie des joueurs colle plus à la réalité, avec une accélération plus lourde avant d’atteindre la vitesse de pointe.
Hormis cela et une refonte bien venue du menu, rien n’a vraiment changé dans les mécanismes du jeu, si ce n’est l’ajout très attendu du mode gardien, qui vous permettra d’incarner le portier d’une équipe.
We are eleven

Nouveauté donc, les Hugo Lloris en puissance pourront s’adonner aux joies des acrobaties de pucelles devant les cages afin de les garder inviolées, les cages. On déplace son joueur avec le stick gauche, on le fait plonger avec le stick droit, LB pour se mettre dans la position idéale, X pour s’allonger au bon moment et sortir dans les pieds/sur les corners avec Y. Pas forcément facile au début, il faudra des réflexes de feu et de bonnes capacités d’anticipation pour débloquer des exploits et engranger les points d’expérience afin d’améliorer la réactivité de son joueur, au but ou sur le champ. C’est la caméra pro qui vous aidera à réaliser vos meilleures performances, et vous serez vite fier de vos sauvetages, et vos amis arrêteront enfin de vous chambrer. A voir si dans la durée un tel mode n’est pas lassant, car être gardien c’est aussi la probabilité de n’avoir pas grand chose à faire de tout le match… Il est à noter que cette année, réaliser ces objectifs sera plus fastidieux que l’an passé, et qu’on se sentira vraiment démuni face aux passes faiblardes de son pro au début. Passés les premiers matchs, difficile de débloquer des exploits sans avoir en tête ce qu’on veut faire, et il faudra réaliser ces objectifs de façon parfois un peu artificielle, et la progression des joueurs sera à peu de choses près toujours aussi uniforme qu’auparavant : en attaque et au milieu, vous débloquerez plutôt des objectifs offensifs, en défense des aptitudes défensives, et aux buts des compétences spécifiques à ce poste.
A côté de ça, on remarque en club une refonte des menus : finies les 3 salles de match, les temps d’attente pour que chacun choisisse sa position dans le club adverse, désormais, on entre dans une salle où le capitaine choisit la formation et où chacun décide de son poste (jouable à partir de 2) avant de lancer la recherche. Alors, les joueurs n’ont plus qu’à valider qu’ils sont prêts et le match est lancé…pour le meilleur et pour le pire.

Et pour l’instant, c’est souvent pour le pire ! En effet, et c’est là le plus gros point noir de ce titre, depuis la sortie il y a maintenant 2 semaines, des lags très gênants sont présents quand on ne joue pas en un contre un, qui avoisinent souvent les 3-4 secondes de décalage. Inutile de préciser que les matchs en deviennent injouables, mais c’est presque peu de choses comparé à la difficulté à lancer un match en mode club. En bref, en l’état, le mode multijoueurs est une catastrophe, et il est rare d’avoir les conditions idéales pour jouer. Nul doute que ce point -ainsi que les énormes bugs qui peuvent l’accompagner ou le compléter- semblera un détail quand il sera corrigé, car il le sera forcément.
Bien que le mode club constitue la clé de voute du mode en ligne du jeu, les autres modes ne sont pas en reste, avec des matchs jusqu’à 11 contre 11 (chacun son joueur du coup), ou diverses ligues en ligne, mais aucune carrière à plusieurs n’est possible toutefois.
A un, c’est bien
En dehors du multi, on constate que les modes carrière et pro ont fusionné, avec la possibilité au lancement de la partie de choisir son statut : pro, entraîneur ou les 2 à la fois. Pour ceux n’ayant connu ni l’un, ni l’autre, il s’agira soit de créer son poulain, le Gamerface permettant d’importer sa propre photo pour la coller à son joueur, et de gagner sa place au sein de l’équipe de votre choix, en participant aux matchs de championnat (toujours pas de compétition européenne), gagnant ainsi des points pour votre pro qui sont distribués automatiquement en fonction des objectifs que vous avez accomplis, consultables dans les menus d’aide du jeu.

En tant qu’entraîneur, vous devrez aligner votre équipe et la mener vers la victoire en gérant la fatigue, les transferts et le budget, attirant dans vos rangs les meilleurs joueurs possibles en fonction de votre réputation et surtout du salaire proposé. Si votre joueur fait partie de l’équipe, vous en profiterez pour participer aux matchs, mais n’espérez pas un match plein de consignes tactiques, il s’agit d’une version très light des gestions de football que connaît le PC (ou qu’ont pu connaître les consoles).
L’IA a été améliorée, et fera désormais des erreurs (parfois trop), et surtout, certains joueurs tenteront des dribbles, ce qui n’est pas un mal. L’ennui, c’est qu’ils mettent parfois beaucoup trop de temps à faire la passe, et même s’il vous suffit de la demander en appuyant sur le bouton A (ou Y pour la profondeur), on regrettera que le jeu avec les autres membres de l’équipe ne soit pas mieux géré. D’autre part, le bouton B quand vous n’avez pas la balle, vous permettra toujours de demander à vos coéquipiers de faire un pressing sur le porteur du ballon. Régression de ce côté, ce n’est plus systématiquement le joueur de votre équipe le plus proche qui va effectuer ce pressing, du coup ça peut prendre pas mal de temps avant de récupérer le ballon.
Pour terminer le tour d’horizon des modes de jeu, on constatera la présence désormais habituelle du mode fiesta où vous jouez contre des amis pour obtenir des bonus qui améliorent votre équipe pendant un match ou handicapent l’adversaire, le mode compétition pour refaire un championnat au choix, la possibilité de créer votre propre compétition pour créer votre simili ligue des champions ou coupe de l’uefa par exemple (toujours pas de licences européennes malheureusement), ou le season live qui vous permettra de revivre les matches phares de la saison avec votre équipe préférée.
It’s (not) in the game !

Si la quête aux exploits et ces différents modes de jeu ne vous suffisaient pas, vous pourrez toujours admirer et publier vos ralentis, regarder les vidéos didacticiels (plutôt pratique pour apprendre certains gestes techniques), par hasard désactiver les commentaires français qui n’ont pas changé depuis 2 ans et les remplacer par les commentaires anglais ou néerlandais inclus de base ou, si vous en avez le courage, importer vous-mêmes vos chants de supporters. Cette dernière option est néanmoins plutôt laborieuse et peu intuitive : trouver les chants, graver un cd, importer le cd sur sa xbox, créer une playlist, importer la playlist via fifa. La qualité de la bande son étant plutôt bonne, supérieure à Fifa 10, c’est surtout pour les chants de supporter ou vos musiques préférées pour célébrer le but de votre pro que cette possibilité sera vraiment “utile”.
Le Bilan
On a aimé
- La souplesse des joueurs
- La fluidité du jeu et la variété des actions
- Le réalisme des matches dans l’ensemble
- Le mode club
On a moins aimé
- Les lags gênants (en attendant le patch)
- Des déséquilibres en club
- Besoin d’un code pour jouer en ligne (inclus dans le jeu neuf)
Conclusion du test de Fifa 11
Give me reason, take me higher
{{Habitués depuis 2/3 ans à avoir des améliorations visibles entre chaque opus, ce Fifa peine à convaincre autant que ses prédécesseurs. Bien sûr, la souplesse améliorée lors des matchs et la fluidité accrue qui en découle se suffisent presque à elles-mêmes pour justifier l’achat quasi inévitable pour tout fan de simulation footballistique, mais quelques impairs de choix demeurent, qu’il s’agisse du système de pro où subsistent les déséquilibres ou de simples bugs, qui seront, on l’espère, corrigés. Outre le lag, rendant le jeu en ligne vraiment pénible, qui devrait être corrigé prochainement, il faut avouer qu’on prend vite ses marques et qu’on arrive bien vite à faire ce qu’on a en tête, permettant les actions collectives les plus belles qui soient.
Le jeu saura aussi ravir les amateurs de jeu solo, puisqu’il dispose, à l’instar de ses prédécesseurs, de modes de jeu certes peu originaux mais suffisamment conséquents pour vous occuper un bon moment, même si la finalité à demi avouée reste les modes en ligne.
Qu’on ne s’y trompe pas : ce Fifa est la meilleure simulation de foot qui soit à ce jour, mais la satisfaction qu’on en retire est moindre comparée aux années précédentes.}}
De toute façon cela pourrait être le meilleur jeu du monde cela sera sans moi, depuis que je sais que EA veut faire couler le marché de l’occasion et bien ils auront un acheteur de moins et ce sera de même pour les autres ils n’auront aujourd’hui que mon dédain
………..to be continued
tu as une vision du monde complétement dépassée…
Pour ma part, Fifa 11 est juste une amélioration de gameplay de son prédécesseur. Le fait de jouer avec un gardien n’a finalement aucun intérêt pour moi. Le personnaliy + est pas équilibré et ça devient parfois pénible dans les duels. Surtout, ce jeu est juste blindé de bug (surtout en multijoueur) à la limite de l’acceptable parfois. C’est donc une très grosse déception car finalement le concurrent PES2011 est vraiment à la hauteur cette année.
oh oui..!! quelle erreur d’avoir acheté FIFA11.. et surtout quelle perte de temps.. :-))
EA n’est même plus capable de faire un bon jeu de basket.. ca sent la fin.
Dire qu’ils se permettent de vouloir couler le marché de l’occasion..
oh oui..!! quelle erreur d’avoir acheté FIFA11.. et surtout quelle perte de temps.. :-))
C’était vraiment très intéressant !
Mais prenez la parole mon vieux !