Test - Assassin’s Creed 2

«Requiescat in pace» , - 8 réaction(s)

C’est dans la presque droite lignée des Prince of Persia qui ont fait les beaux jours d’Ubisoft qu’est sorti il y a tout juste deux ans Assassin’s Creed premier du nom. Vite attendu avec une ardente impatience par tous les fans, nombreux ont aussi été ceux qui ont vu leurs attentes déçues, la faute principalement à une répétitivité exacerbée par un schéma inlassablement redondant du parfait assassinat du petit assassin. Restaient des qualités indiscutables au jeu qui dépotait quand même sa race techniquement et instaurait tout de même des bases solides aux suites qu’il annonçait sans détour. Aujourd’hui, l’attente touche à sa fin, et le petit dernier de la famille se pointe la fleur entre les dents. Comme beaucoup de gens l’attendent de pied ferme avec les inévitables questions “Est-il aussi répétitif que le 1er ? Est-il aussi peu varié ? Est-il toujours aussi pauvre en termes de scénario ?" avec l’espoir d’entendre un simple « non », je vous propose un test spécial « n’est pas » !

Assassin’s Creed 1

Assassin’s Creed 2 N’EST PAS Assassin’s Creed 1, et ce pour plusieurs raisons, autres que le titre bien évidemment. La première, l’histoire ne se situe plus à la même époque. La deuxième, les toits de Venise et de Florence sont autrement plus sexys que ceux d’Acre & co., et les ruelles sombres d’Italie vous mettront dans l’ambiance bien plus que n’ont jamais pu le faire les chemins du 1er volet. Enfin, la troisième notable, et la majeure pour vous, lecteurs, les possibilités ont changé : dans le 1er opus, on se contentait de recevoir des ordres du vieux barbu dans la base des hachachin, d’aller à une ville, de récolter des indices de 3/4 manières différentes, de chercher l’accord du rafik puis d’aller tuer notre cible. Peu de variations, et c’est bien ce qui a plombé le jeu. Ubisoft a entendu vos critiques mes frères, et nous livre là un jeu bien plus scénarisé. D’une part, les quêtes annexes ne se limitent plus à trouver des drapeaux sans intérêt, fanfaronner sur les toits contre le chrono ou corriger de vils faquins, et on aura désormais pléthore de choix devant nous : partir à la recherche des pages du codex (bien que cette quête au semblant facultatif devienne incontournable par la suite), des médaillons dans les tombes d’assassins afin de débloquer l’armure d’Altair, de plumes pour la mère d’Ezio (rejoignant un peu les drapeaux du 1er…) ou encore la gestion de sa ville pour la faire prospérer (ça reste simpliste, ce n’est pas non plus Sim City hein). Il en va de même pour les missions annexes qui ont été enrichies : après les quelques possibilités laissées dans le premier opus (courses sur les toits, assassinat de personne, …), on a désormais droit à des défis choisis (assassinat, correction de mari infidèle, course, livraison de message) ou des évènements inattendus (attraper un messager au service des Borgia pour lui voler son argent ou récupérer le sien auprès des voleurs) qui pimentent toujours plus la vie au sein des cités. Autant d’à-côtés qui enrichissent très largement le jeu et rompent net avec le sentiment de répétition qui aurait pu s’installer. Gros bémol tout de même avec le retour pas du tout attendu des sempiternels points d’observation : 66 tours à escalader, ça permet, certes, de profiter du paysage, mais on se serait contenté de bien moins !

Bien sûr, ça reste Assassin’s Creed, on tue du vilain à tours de bras, mais l’enchainement des assassinats est suffisamment bien amené pour qu’on n’ait pas souvent l’impression de chasser de pauvres brebis égarées qui n’attendent qu’à être occises. Tout au long des quatorze chapitres, pour une durée de vie largement raisonnable (une bonne 15/20aine d’heures de jeu) mais une rejouabilité moindre, seules les premières missions pourront en rebuter quelques uns, mais elles participent à l’établissement de l’intrigue pour une suite du jeu qui va tambour battant. Le tout reste évidemment tourné autour des mêmes tâches (courses, tuer des gens, en délivrer d’autres, suivre des cibles, …) et on s’étonnera de l’impossibilité d’y aller à la douce la plupart du temps, tant les gardes ont le regard affuté (et l’ouïe bizarrement bouchée), notamment à cause de l’impossibilité de se cacher.

Cependant, le scénario est ici suffisamment solide pour crédibiliser les meurtres : tout va bien dans le meilleur des Mondes à Florence dans votre famille réputée, papa est banquier et les deux fils les plus âgés se la coulent douce à culbuter les donzelles et à se bagarrer contre la famille rivale, jusqu’au jour où papa et vos deux frères sont condamnés à mort et pendus sans réaction possible. En bon italien, vous, Ezio, cherchez vengeance, et de fil en aiguille vous vous imbriquerez dans un engrenage qui s’il n’est pas complexe en soi, le deviendra quand on multipliera les noms italiens à foison. Seul un restera gravé : celui de votre oncle qui vous aidera au tout début de l’aventure : Mario. Car oui, « It’s meeee Maaarrrio ! ».

Bilan

On a aimé :
  • Le côté spectaculaire
  • Une scénarisation cohérente et peu de sensation de répétition
  • Les quêtes et missions annexes, pour une durée de vie allongée
  • La vie dans les cités, les boutiques et les armes
On n’a pas aimé :
  • Trop facile
  • Des combats trop simplistes et un peu redondants
  • Souvent trop bourrin
Venice gets a Queen

Assassin’s Creed posait des bases à un Prince of Persia du guerrier, mais n’avait pas réussi à convaincre pleinement parce qu’il répétait inlassablement le même schéma. Assassin’s Creed 2 répare cet impair et propose un titre dont la meilleure narration rend les assassinats successifs (ça reste le cœur du jeu) bien plus cohérents. Le background de l’Italie de la Renaissance est maitrisé avec brio, et la technique qui sert le jeu reste à la hauteur. Il n’y a guère que les joueurs ayant été rebutés par le premier opus pour le fond du gameplay qui pourraient ne pas apprécier cet opus ; les autres regretteront peut-être le système de combats et la facilité du jeu dans son ensemble, un certain manque d’âme aussi, mais resteront charmés par cette aventure enrichie, qui annonce un troisième volet sous les meilleurs hospices, supplantant de loin son grand frère. Requiescat in pace.

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Assassin’s Creed 2

Genre : Aventure/Plates-Formes

Editeur : Ubisoft

Développeur : Ubisoft Montréal

Date de sortie US : 17/11/2009

Date de sortie Europe : 19/11/2009

Prévu sur :

Xbox 360, Playstation 3, PC Windows

Venez discuter sur le Forum Assassin’s Creed 2

8 reactions

Bron

09 déc 2009 @ 12:53

Quel Test génial !

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Chester08

09 déc 2009 @ 15:48

Un des meilleurs jeux auxquels j’ai pu jouer ! Long et scotchant... Vite, vivement le 3 ! =]

pieur

09 déc 2009 @ 15:53

Ce sera un des premiers jeux que j’achèterai l’an prochain.

nono

09 déc 2009 @ 16:04

le 2 est tellement exellent que j’ose imaginé le 3 ...avec peut etre la liberté en plus comme un certain gta

Enzo_FR

09 déc 2009 @ 19:22

Franchement les mecs vous assurez grave pour les test. merci Moi je l’ai fini à 99%, me manque 2 p***n de plume sur 100 et pour ça je dois re-sillonner tout le jeu pour les trouver sinon je n’aurai pas la capte de la famille et pas le succes qui va avec. Un peu lourd car mtn je ne sais pas ou je suis passé ou pas car lorsque on trouve une plume y a aucune marque qui s’affiche en lieu et place de celle-ci. donc c’est grave décourageant quand on c’est cassé le cul à en trouver 98 et la map et super super grande.

Sinon vivement janvier et fevrier pour l’add-on. je vous le conseil à tous.

[HS]Là je suis sur Avatar c’est bien, mais personne en parle ;’( ++

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Apollon13

09 déc 2009 @ 23:32

franchement pas des masses en accord avec le test... je m’étalerai plus dans le forum mais en gros :

Systeme de combats tout pourri... Comme dans le 1... Et c’est pas juste due à la difficulté prévue pour les enfants manchots...

Syteme de notoriété fait à l’arrache, qui fini par être absolument anodin... Voire sans intérêt.

La quete principale est certe plus travaillée mais les quetes anexes restent chiantes, répétitives au possible...

On se demande encore ce que vient foutre l’animus dans tout ça après avoir fini AC 1 et fait une grosse partie du 2 (dans le 1 on pouvait encore se dire : c’est une intro on en saura plus...)... La c’est juste un épisode de « vis ma vie de Ezio »... Le même jeu sans animus aurai été au moins aussi bien (voire mieu vu que les DEV auraient un poil plus réfléchi aux transitions...)

La toscane parait être une région d’écosse... Ca aurait couté quoi un ciel bleu et un vrai soleil plutot que de toujours taper dans le grisatre ?

etc etc... Non autant le premier avait un coté démo technique qui excusait les erreurs... Autant la rien ou presque n’a été fait sur le jeu... J’en attendais peu et j’ai été déçu... C’est pour dire.

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II Blue x

17 déc 2009 @ 18:46

Sanju a fait ce test ... Je dirait plutôt sanjugement , assassin’s creed II vaut largement 5/5.

Quand je vois qu’il a la même note que brutal legend c’est presque une insulte !

Sur ce, a bon entendeur , salut ! ;)

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atomik972

18 mai 2010 @ 00:48

Très divertissant !!!