On a joué à Microsoft Flight Simulator 2020 en gros débutant, et c’était génial

«Prendre son pied à 1000 pieds» , - 6 réaction(s)

Nous avons enfin pu prendre les commandes de l’une des claques graphiques de l’E3. Microsoft Flight Simulator 2020 était jouable lors du X019 et nous avons sauté sur l’occasion pour aller à la rencontre des développeurs français d’Asobo et faire quelques sessions sur les trois différentes zones jouables proposées pour l’occasion.

À voir aussi : Interview d’Asobo pour Microsoft Flight Simulator 2020 : la technologie et le multijoueur

Chaque démo avait sa caractéristique et nous proposait au choix d’atterrir à Courchevel, survoler Naples ou encore de décoller de l’aéroport de Renton aux États-Unis. Disons-le tout de suite, j’ai toujours été très réfractaires aux simulations pures et dures, mais après une, puis deux, puis trois sessions de 15 minutes, j’ai été complètement conquis par ce Microsoft Flight Simulator qui ne fait pas qu’en mettre plein les yeux.

Difficile de savoir à quoi s’attendre quand on ne connaît aucun terme technique d’aviation, ni comment se servir du manche et à quoi servent tous les instruments affichés à l’écran. Heureusement, il est tout à fait possible de modifier les très nombreuses options du titre pour arriver à un mode de jeu pour les débutants qui n’y connaissent pas grand chose, et c’est là aussi toute la force du jeu d’Asobo.

Une sensation de liberté nous envahit et on rêve alors d’aller visiter n’importe quel autre point du monde.

La première session, la plus facile pour commencer, nous lâche alors au-dessus de Naples. Les premiers instants sont alors synonymes de béatitude. Prendre le manche ne semble finalement pas si compliqué, et on se retrouve en l’espace de quelques instants avec un sourire aux lèvres, en regardant tout autour de nous les paysages et la côte italienne. Ce léger flottement ne nous quitte pas, et on prend très vite de l’assurance avec le coucou entre les mains. Une sensation de liberté nous envahit et on rêve alors d’aller visiter n’importe quel autre point du monde. Tiens, j’ai envie d’aller en Afrique. Le développeur me dit alors que cette démo ne se limite qu’aux trois points cités plus haut, zut. Le jeu final proposera cependant d’aller où l’on veut dans le monde, ce qui laisse rêveur.

Direction ensuite Courchevel, paraît-il dans le top 10 des aéroports sur lesquels il est le plus difficile d’atterrir. Ce dont je ne me rendais pas compte, c’est que ma façon de voler a un nom : le VFR, mis pour “Visual Flight Rules”, et autrement dit, du vol à vue. C’est l’une des forces du jeu, car si les simulations de vol sont souvent bonnes pour du pilotage en IFR (Instrument Flight Rules), elles peinent un peu pour le VFR. On peut alors remercier la technologie employée par Asobo car c’est grâce au moteur du jeu, couplé avec les données et cartes de Bing, que l’on peut naviguer à vue aussi simplement. Les montagnes, antennes et autres routes sont ainsi représentées telles qu’elles sont dans la vraie vie, ce qui aide évidemment pour naviguer. L’atterrissage à Courchevel s’est bien passé et le score affiché à l’écran serait, d’après le développeur, assez admirable pour une première fois. Il faut dire aussi que les assistances étaient activées et que j’ai pu être guidé dans mon approche en sachant quand tourner vers la piste, par exemple.

Mains sur le manche, j’ai tout simplement la véritable impression de voler, de flotter, et de maîtriser un engin avec une vraie portance à quelques centaines de mètres au-dessus du sol.
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Le troisième morceau de la démo nous proposait un décollage depuis l’aéroport de Renton. La piste semble relativement courte mais la manoeuvre se fait assez simplement, et paraît somme toute assez logique dans le ressenti après quelques dizaines de minutes passées sur le jeu. C’est là aussi l’une des forces du jeu, et ce sur quoi les développeurs ont beaucoup travaillé. L’air de rien, ma tête oscille lentement lorsque je tourne et ma respiration se tend lorsque j’approche la piste. Mains sur le manche, j’ai tout simplement la véritable impression de voler, de flotter, et de maîtriser un engin avec une vraie portance à quelques centaines de mètres au-dessus du sol.

C’est une très grosse claque que l’on prend.

Il faut dire aussi que cette sensation de naturel est largement aidée par les visuels du jeu. Certes, on a pu voir des voitures rouler au-dessus de la route par endroits, mais la qualité de finition est déjà assez impressionnante au stade actuel du jeu. Bien aidé par ses graphismes en définition 4K, le jeu est tout simplement superbe pratiquement tout le temps. Seules quelques textures en faible définition font parfois défaut lorsqu’on vole à basse altitude mais le jeu reste admirable la plupart du temps. Survoler la Space Needle de Seattle ou les bâtiments de Naples en direction du Vésuve a quelque chose d’assez magistral tant on a l’impression de réellement y être. Mais c’était sans compter les effets météo du jeu pour m’impressionner davantage. D’un coup de curseur, le développeur qui m’assiste dans ma troisième session passe alors la météo du jour aux nuages, en passant par le brouillard, ou encore de la pluie au coucher du soleil. Tout ça en temps réel dans le jeu, sans aucun chargement, me décollant encore un peu plus la rétine. On reste bouche bée devant un tel niveau de finition. Les nuages ont du volume, les gouttes de pluie battante filent sur la vitre et le coucher du soleil illumine les nuages d’un rouge très doux qui se reflète lui-même sur la carlingue. Et que dire de la ville de Naples illuminée dans la nuit ? C’est une très grosse claque que l’on prend.

Le réalisme du jeu tient beaucoup des données fournies par Bing, et donc de la connexion Internet nécessaire pour que ce spectacle grandeur nature s’offre à nous. Un mode hors ligne sera également disponible si besoin, offrant des rendus un peu plus génériques. Même si le jeu tournait ici sur des machines puissantes, quelques saccades se sont faites ressentir durant nos 45 minutes du jeu. Rien d’alarmant cependant pour un jeu qui doit sortir en 2020 sur PC. Quant à la version Xbox, pour l’instant rien ne filtre et il semblerait qu’il faille attendre un peu plus longtemps pour la voir arriver, puisque même l’année de sortie n’est pas confirmée.

Cette première prise en main du jeu nous aura donc convaincu qu’il est tout à fait possible de s’amuser avec une simulation d’aviation, tout en étant un gros débutant

Si cette session de jeu en tant que débutant fut une franche réussite, les amateurs de simulation pure ne seront pas pour autant en reste puisque cet épisode va évidemment encore plus loin que les précédents à de nombreux niveaux, avec par exemple une gestion d’un co-pilote virtuel, des vents pour les conditions atmosphériques ou encore un contrôle aérien encore plus pointu et précis. Dernière anecdote pour l’occasion, je pilotais tranquillement mon coucou en regardant les côtes de Naples quand celui-ci a commencé à vaciller assez fortement. J’ai alors demandé au développeur ce qui se passait quand celui-ci me répondit “C’est normal, c’est parce qu’il y a pas mal de vent actuellement à Naples”. Le développeur venait alors d’activer la météo en temps réel dans le jeu. Ah oui.

Cette première prise en main du jeu nous aura donc convaincu qu’il est tout à fait possible de s’amuser avec une simulation d’aviation, tout en étant un gros débutant. Le jeu ne proposera pas d’avions de chasse pour des questions de choix éditorial, mais les amateurs de vrilles et de vitesse en auront pour leur argent, nous rassure-t-on, avec notamment la présence d’avions de voltige. Un mode multijoueur est également prévu pour aller survoler les contrées lointaines entre amis, et ainsi prendre une claque à plusieurs.

En résumé, les sensations obtenues en jeu avec ce nouveau Microsoft Flight Simulator sont assez dingues, et jamais je n’aurais cru qu’il aurait été aussi simple de piloter dans une simulation d’aviation. Les développeurs sentent la passion du bon jeu à plein nez et Asobo a réussi avec brio à rendre son titre accessible aux joueurs les plus novices, mais surtout à faire de Flight Simulator une expérience fun qui ne demande qu’à être renouvelée encore et encore, à la découverte de nombreux autres territoires sur la planète. On a vraiment hâte d’en voir beaucoup plus !

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Microsoft Flight Simulator 2020

Microsoft Flight Simulator 2020
PEGI 0

Genre : Aviation

Éditeur : Microsoft

Développeur : Microsoft & Asobo

Date de sortie : N.C.

Prévu sur :

Xbox One, PC Windows

6 reactions

MichFantastic

18 nov 2019 @ 13:58

Les sites très sensibles comme les centrales nucléaires, bases aériennes, casernes, ports militaires etc. sur Bing map / google map etc. sont floutés, je suppose que sur le jeu ça sera remplacé par une forêt, lac etc.?

Je travaille sur l’un des sites et je me souviens des tours que ça a pris lorsque ces sites n’étaient pas caché sur les différents plateforme de map lol. Au début, il y a eu des nuages permanents sur les zones et depuis c’est flouté.

yapi51

18 nov 2019 @ 15:50

Moi je rêve de pouvoir jouer à un jeu comme cela depuis longtemps, mais la puissance toute relative de mes différents PC jusqu’ici m’en a empêché. Est ce qu’il tiendra la route sur console... Est ce que sans manche à balai et juste manette en main il sera cool à jouer...

davidkenobi

Rédaction

18 nov 2019 @ 17:32

Les péta de données du jeu, notamment les textes en très haute résolution seront streamées depuis les serveurs Azure. Donc on peut dire que la qualité du jeu dépendra aussi de notre connexion (pas plus d’indications). Aux dernières nouvelles que j’avais sur les previews de septembre lorsque Microsoft a invité des streameurs et des amateurs de la licence à Seattle, Asobo a aussi précisé qu’on l’on pourrait télécharger à l’avance des cartes mais encore faudra-t-il avoir de la place... Mais qu’est-ce que ça claque !

PaT Chevaliers

19 nov 2019 @ 06:03

Moi je rêve de pouvoir jouer à un jeu comme cela depuis longtemps, mais la puissance toute relative de mes différents PC jusqu’ici m’en a empêché. Est ce qu’il tiendra la route sur console...?

Sur consoles ? Là sa va être du sport, je ne pense pas qu’un tel niveau de détails soit possible sur consoles... et ce même si l’on charge via le cloud les maps. Et au delà de ça, il y a la gestion des instruments qui bouffent à max de ressources mémoires et processeur ! Après rien est impossible certes, mais je suis pessimiste à ce sujet.

eykxas

19 nov 2019 @ 16:53

Avec vous des infos sur les mods et autre addon ? La véritable force de Flight Simulator X était son contenu tiers.

Mais Microsoft Flight (l’épisode de 2012) qui était pensé pour être accessible de pouvait plus accueillir d’addon et c’était dommage.

Bien que le jeu soit la plus grosse claque graphique depuis 20 ans, si on ne peut pas voler sur ses propres coucou, il va vite perdre en intérêt...