Test - Subnautica : Below Zero - Crie au génie ?

«“Maintenant, t’es dans l’grand bain, devine comment on nage”.» , - 2 réaction(s)

Disponible depuis le 14 mai, soit 3 ans après un premier titre auréolé d’un bel accueil, SUBNAUTICA : BELOW ZERO souhaite prolonger l’expérience exploration/survie à la première personne dans les entrailles de la planète 4546B. Le studio américain Unknown Worlds Entertainment nous invite donc à enfiler masque de plongée et moufles pour mieux nous perdre dans des profondeurs glaciales aussi luxuriantes que terrifiantes.

Survivre à l’atterrissage d’urgence n’est que le début de notre aventure.

Ce test a été réalisé sur la base d’une partie en mode “Survie”, soit le mode de jeu classique, tel que pensé par les développeurs. Le titre comprend également un mode “Libre” (sans gestion de la faim ni de la soif), « Extrême » (avec une vie unique) et “Créatif” (sans aucune contrainte, ni scénario). Afin de pouvoir être apprécié par la majorité de nos lectrices et lecteurs, ce test ne contient pas de référence au premier jeu.

Baignade interdite

Alors qu’elle est à la recherche de sa sœur Sam, le vaisseau de Robin est heurté par une météorite qui l’oblige à atterrir d’urgence sur la planète aquatique 4546B. Sa capsule de sauvetage à peine crashée sur la banquise du “Secteur Zéro", les températures négatives ne lui laissent que quelques minutes pour trouver refuge en se jetant à l’eau.

L’introduction de Subnautica : Below Zero est représentative du titre. Nous devons rapidement réagir face aux diverses menaces qui nous entourent. Malheureusement pour nous, l’écosystème de ce monde ouvert s’avère particulièrement inhospitalier et ne nous offre que peu d’informations concernant nos objectifs à court terme.

Un lieu sûr dans lequel reprendre notre souffle et préparer nos prochaines sorties.

Seule sur cette planète hostile, notre héroïne comprend qu’elle doit utiliser tout ce qui se trouve à portée de main afin de confectionner des outils indispensables à sa survie et son enquête. À l’instar d’un jeu comme Metroid Prime (2003), le jeu nous propose de scanner l’environnement afin de collecter des informations plus ou moins utiles, principalement sur la faune et la flore qui nous entourent.

Bien que cette activité renforce notre sentiment de solitude et invite à la curiosité, nous sommes très vite perdus sans trop savoir par où commencer, et ce malgré un level design assez malin. Une fois lancée, l’histoire chavire entre complots corporatistes et ruines extraterrestres. Malgré un manque de mise en scène, le tout se laisse découvrir avec plaisir, même si l’intérêt du jeu est ailleurs.

Baleine sous galet

Le principe de Subnautica : Below Zero réside donc dans le craft de nouveaux objets constitués avec divers matériaux récupérés au cours de nos plongées. Ils nous permettent de nous enfoncer toujours plus profondément dans les abysses ténébreuses, à la recherche de notre sœur. Le tout à la merci de créatures de plus en plus dangereuses. Notre PDA (ou Personal Digital Assistant) fait guise de bouée de sauvetage pour les néophytes. C’est dans ce menu que sont présentées toutes les données nécessaires à notre survie ainsi que notre inventaire.

Inutile de compter le temps passé sur ce PDA.

Soyons clairs, les premières heures de jeu sont aussi glaciales que son climat. En effet, le joueur novice doit s’armer de patience avant de bien comprendre ce qu’il doit faire et comment. Car si le titre nous fournit de nombreuses données, c’est à nous de faire le tri entre ce qui s’avère indispensable et ce qui relève de l’encyclopédie illustrée.

Il semblerait que les développeurs n’aient pas cru bon de nous faire passer par le pédiluve avant de nous jeter illico presto dans le grand bain. Le risque d’hydrocution est donc réel pour les joueuses et joueurs n’ayant pas l’habitude des jeux de survie basés sur un système de craft.

De nombreuses ressources se cachent au fond de ce gouffre.

Sous ses aspects de jeu contemplatif, Subnautica : Below Zero nous ramène vite à la dure réalité. Entre la gestion de la santé, du froid, de l’oxygène, de la soif et de la faim, les petits nouveaux en bonnet de bain risquent de boire la tasse tant la majeure partie du jeu s’apparente à de la gestion constante de ressources. L’inventaire n’est pas en reste et réserve de nombreux et fatigants allers-retours entre les différents points d’intérêt de la carte. À cela s’ajoutent quelques détails agaçants dont on se serait bien passé, comme le fait que certaines denrées soient périssables.

Il faut comprendre par là que chaque sortie en eaux troubles doit être minutieusement préparée afin de maximiser nos chances de survie, mais surtout pour ne pas se déplacer en vain. Il faut alors veiller à faire de la place dans son inventaire, emporter de quoi manger et boire, vérifier ses batteries et épingler la liste des prochains éléments dont nous avons besoin. La mort, qu’elle advienne par noyade ou des suites d’une mauvaise rencontre, demeure cependant peu punitive.

Notre sous-marin laisse deviner ce refuge, enveloppé dans la nuit noire.

À ces difficultés, somme toute surmontables, s’ajoute l’impression d’être constamment perdu dans l’océan, malgré la possibilité de placer des balises au cours de la partie. Si cela participe grandement au charme du titre, la désagréable impression d’être désorienté peut décontenancer les joueurs les moins à même de se plonger corps et âme dans ce magnifique univers.

En persévérant, ils vont goûter aux nombreux plaisirs qu’offre le jeu, du simple fait d’accéder à une zone inconnue, de trouver une ressource rare ou celui d’améliorer son équipement. Chaque nouveauté se mérite et distille un grand sentiment de satisfaction.

“Sous l’océan !”

S’il est bien un point sur lequel Subnautica : Below Zero semble inattaquable, c’est bien sa direction artistique. Quel plaisir de nager, masque sur le nez, dans les décors majestueux de la planète 4546B !

L’ambiance qui se dégage du jeu est rarement mise à défaut. Luxuriante le jour...

Si le titre ne représente pas une vitrine technique, de nombreux panoramas méritent que l’on s’y attarde, si tant est que notre oxygène nous le permette. Les formes et les couleurs semblent avoir été choisies consciencieusement pour former un ensemble aussi cohérent que sublime, tour à tour lumineux ou terrifiant.

...et angoissante la nuit.

Le titre est porté par des musiques et effets sonores d’une justesse et d’une beauté rare, toujours en accord avec les paysages aquatiques et minéraux. Un tour de force artistique, tout simplement. Seule ombre au tableau, le HUD qui se retrouve bien trop souvent saturé d’indicateurs et ce même si la présence de certains marqueurs à l’écran reste configurable.

Test réalisé sur Xbox Series X

Bilan

On a aimé :
  • Une superbe DA visuelle et sonore
  • Beaucoup de choses à découvrir, des surprises et une vraie sensation d’évolution
  • Un prix correct (29,99€) pour une excellente durée de vie (20 à 25 heures) et une forte rejouabilité
On n’a pas aimé :
  • La désagréable impression d’être jeté par-dessus bord en début de partie
  • La gestion de l’inventaire et des ressources est très chronophage
  • Le plaisir de jeu dépend fortement du goût pour le craft
  • Interdit aux joueurs atteints de thalassophobie
”Dans les profondeurs, personne ne vous entend crier”

Subnautica : Below Zero est un iceberg. Cachés sous une DA séduisante, ses nombreux trésors ne s’offrent qu’à celles et ceux prêts à s’investir dans le titre. Il faudra pour cela plonger dans l’inconnu, en évitant les monstres tapis dans les ténèbres, et faire fi d’une gestion de l’inventaire et de la santé omniprésente. Une fois les bases du gameplay acquises, le titre d’Unknown Worlds Entertainment dévoile de belles surprises et sait nous récompenser. Malgré la présence de quelques passages sur la terre ferme, on ne souhaite qu’une chose : plonger plus profondément encore dans cet océan de mystères qui joue avec nos peurs.

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Subnautica : Below Zero

Genre : Gestion

Éditeur : Bandai Namco

Développeur : Unknown Worlds Entertainment

Date de sortie : 14/05/2021

Prévu sur :

Xbox Series X, Xbox One, Playstation 4, PC Windows, Steam, Switch

2 reactions

Ritalio

03 jui 2021 @ 10:54

Je suis sur le point de terminer le premier et j’ai adoré, c’est prenant ! Très envie de faire celui-ci du coup !

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gohan45

03 jui 2021 @ 14:02

Merci pour le test, j’ai adoré le premier. Cool de savoir que la suite est aussi bonne visiblement.