Test - Call of Duty Black Ops : Cold War - Un retour aux sources qui fait du bien !

«On doit finir le boulot» , - 5 réaction(s)

Après un reboot de la saga Modern Warfare, c’est à présent au tour des Black Ops, bébés de Treyarch d’y passer. Leur dernière production, Black Ops IIII n’avait pas eu le même engouement auprès des joueurs que les précédentes, la faute à des choix discutables en multijoueur, mais aussi à l’absence d’une campagne solo. La leçon semble avoir porté ses fruits puisque ce Call of Duty est l’un des titres les plus complets de la série avec une campagne, un multijoueur, un mode zombie et le mode Warzone. Ce dernier étant le même que l’an passé, nous n’en tiendrons pas compte dans ce test.

Une campagne solide avec de nombreuses nouveautés

Bien que les Call of Duty soient majoritairement appréciés pour leur multijoueur, la campagne est également un argument important pour une certaine tranche de la communauté. Celle du Modern Warfare de l’année dernière nous avait déjà proposé une belle expérience et nous avions hâte de découvrir ce que Treyarch allait nous soumettre. Tout d’abord, à l’instar du capitaine Price, nous retrouvons également quelques visages et noms bien connus de la saga Black Ops comme Hudson, Mason et surtout Woods.

Comme toujours avec les Call of Duty, la mise en scène est toujours très soignée pour offrir un vrai show hollywoodien. Ralentis, bullet time, explosions, et musiques qui envoient, tout est réuni. À ces derniers viennent s’ajouter des graphismes de très bonne facture, appuyés par un ray tracing du plus bel effet sur Xbox Series X. On a également adoré les quelques cinématiques présentes, qui nous ont bluffé tant leur rendu est proche d’un film.

Alors bien sûr, avec ses nombreuses scènes d’action, la licence nous a souvent habitué à un gameplay “popcorn”, avec un cheminement de couloirs à parcourir à pied ou en véhicule en défouraillant à tout-va. Évidemment, cet aspect est toujours présent et fait partie de l’ADN Call of Duty. Cependant, pour cet épisode, les développeurs ont souhaité ajouter un peu de fraîcheur, et ce n’est pas plus mal !

Ainsi, ce Cold War nous surprend avec des phases d’infiltration. Dans ces dernières, le but est de progresser dans des zones peuplées d’ennemis sans se faire repérer. Tout en surveillant les indicateurs de détection, il nous est possible d’emprunter plusieurs chemins (les zones étant plus grandes qu’à l’accoutumée), et de se débarrasser des quelques traînards qui pourraient gêner notre avancée. Nous pouvons même déplacer les corps pour les cacher dans certains endroits de l’environnement (placards, toilettes, …). Certes, il s’agit d’une mécanique déjà bien utilisée dans l’industrie, mais c’est la première fois que cela apparaît dans la série. Ajouté à cela, le jeu propose également quelques moments de réflexion, avec deux énigmes à résoudre. La résolution de chacune, via des indices trouvés dans les différentes missions de la campagne, permet d’accéder à une opération secondaire.

Vous pensiez que c’était tout ? Eh bien non, cette campagne regorge décidément de nombreuses nouveautés. Au niveau du gameplay pur, on peut à présent se servir d’ennemis comme boucliers humains et ainsi pouvoir se mettre plus facilement à couvert par exemple. Pour la première fois, nous pouvons personnaliser notre soldat : nom, prénom, sexe, histoire, mais surtout son caractère, ce qui se traduit par différents bonus en jeu (plus de vie, sprint plus long, ...). Enfin, tout au long du scénario, le jeu nous met face à des choix. Certains n’ont pas de réels impacts, quand d’autres entraînent la mort de certains personnages. Mais c’est surtout à la fin de la campagne que leurs conséquences ont le plus de poids, aboutissant à de nombreux rebondissements et plusieurs fins possibles.

En revanche, pas de changement concernant la durée de vie, il faut compter environ 6h pour atteindre le générique de fin. La campagne propose tout de même une certaine rejouabilité, que ce soit pour découvrir les fins alternatives, terminer les défis proposés ou encore venir à bout des modes vétéran et réaliste.

Un zombie à dévorer

Véritable pierre angulaire des productions Treyarch, le mode zombie a toujours eu une place très importante chez les joueurs. Malheureusement, ce dernier nous avait quelque peu lassé dans les derniers épisodes. Trop axé sur les étapes à effectuer pour déverrouiller les secrets des cartes, ce qui faisait son sel tendait à disparaître. Il est agréable de voir que le studio a écouté la communauté avec cette nouvelle mouture. Celle-ci repart sur les bases du mode, tout en le modernisant pour plaire également aux nouveaux arrivants.

Ainsi, on retrouve bien évidemment l’obligation de survivre à des vagues de zombies de plus en plus consistantes. Il est toujours nécessaire d’ouvrir les portes ou dégager des obstacles pour progresser sur la carte, allumer le courant, réaliser les objectifs pour obtenir le Pack-a-Punch (machine permettant d’améliorer ses armes) et pour les plus courageux venir à bout du secret de la carte. Les atouts sont également de la partie, à la différence qu’il n’est plus nécessaire d’allumer le courant pour les utiliser. Pour les nouveaux venus, ces atouts sont des bonus à acheter dans différentes machines, qui permettent de recharger plus vite, supporter plus de coups avant de tomber, ou encore réanimer ses camarades plus rapidement.

À côté de ces éléments bien connus, ce mode zombie propose aussi quelques innovations pour la série. Tout d’abord, un petit détail a son importance, principalement dans les manches élevées : il n’y a plus de différence de points selon l’endroit où l’on touche un zombie, ce qui supprime de fait le bonus des tirs à la tête. Autre bousculement, on débute la partie avec l’arme de notre choix. Terminés les débuts de partie armés d’un simple pistolet, on peut à présent débarquer directement avec son fusil-mitrailleur. Pas d’inquiétude cependant, cela ne permet pas pour autant de simplifier le mode. En effet, nos armes de départ deviennent rapidement inefficaces, l’arsenal étant classé par rareté. Ainsi, il devient vite nécessaire de trouver des pièces de meilleure qualité soit en les achetant sur les murs, soit dans la boîte mystère ou en passant par le Pack-a-Punch.

Enfin, en plus des armes, il est également possible d’améliorer son armure, les dégâts globaux infligés ou encore de confectionner quelques équipements mortels voire certaines séries d’éliminations bien utiles pour décimer les hordes de morts-vivants.

Après chaque partie (et sous réserve d’avoir au moins atteint la manche dix), nous sommes récompensés par des cristaux, monnaie utilisée pour améliorer nos armes, nos atouts ou nos équipements. Classique, ce système instaure tout de même une certaine montée en puissance de notre personnage, qui combinée à l’apprentissage de la map permettra d’atteindre les manches les plus élevées. Et de l’apprentissage de la carte vous ne risquez pas d’en manquer ! En effet ce Call of Duty Black Ops : Cold War ne propose qu’une seule map zombie. C’est peu, même si cette dernière est assez grande et bien construite. Les joueurs qui ne pratiquent que ce mode risquent de vite tourner en rond. Ils pourront se consoler avec le retour du mode Dead Ops Arcade présent depuis Black Ops premier du nom, mais l’arrivée de nouvelles cartes sera nécessaire.

Retour aux sources ou régression ?

Passons maintenant au gros d’un Call of Duty : son multijoueur, véritable tribunal qui juge principalement la réussite ou le raté d’un opus de la saga.

Commençons par le système de progression. Ce dernier reprend les mêmes bases que Modern Warfare (2019), à savoir 55 niveaux à franchir pour débloquer toutes les armes, atouts, accessoires et séries d’éliminations proposés par le jeu. Une fois ce palier atteint, on entre dans les niveaux de saison allant de 1 à 1000. En revanche, ces derniers seront réinitialisés à chaque début de nouvelle saison. Disparu l’année dernière, le système de prestige a été beaucoup réclamé par la communauté. Soucieux de plaire à son public, Treyarch a effectivement travaillé sur le retour de ce système, mais attention, avec quelques différences.

Aujourd’hui, et ce, jusqu’au début de la première saison début décembre, il est possible d’obtenir trois prestiges respectivement aux niveaux 1, 50 et 100. À chaque début de saison, le joueur repart du niveau de prestige le plus élevé atteint. Par exemple, un joueur qui est niveau 65 avant la première saison repartira niveau 1, mais conservera les prestiges 1 et 2. Chaque saison apporte avec elle quatre nouveaux prestiges respectivement aux niveaux 50, 100, 150 et 200 (si ce dernier est atteint, on parle alors de Maître Prestige). Au début de la saison 1, il y aura donc les prestiges allant de 1 à 7 disponibles. Si l’on reprend notre exemple précédent, on atteindra le prestige 3 en franchissant le niveau 50, puis le 4 au niveau 100, etc.

À chaque prestige passé, on obtient son emblème ainsi qu’une clé permettant de déverrouiller les icônes des prestiges des jeux précédents. Treyarch nous propose donc une nouvelle approche qui mêle système saisonnier et prestige. Il est cependant trop tôt pour juger de sa pertinence et il faudra attendre au minimum le début de la première saison pour se faire un véritable avis.

En matière de défis, rien de neuf, on retrouve différents challenges pour débloquer des cartes de visite, ou des opérateurs ainsi que les traditionnels camouflages d’armes avec à la clé le camouflage “DM Ultra”. Même chose du côté de la création de classe, c’est identique à ce que propose Modern Warfare tout en ajoutant les “jokers”, cartes déjà présentes dans les autres Black Ops et permettant quelques variations.

Premier point noir, le jeu ne propose que huit cartes pour le mode multijoueur à la sortie. C’est peu, d’autant que la plupart étaient déjà jouables lors de l’alpha et la bêta. Certes, elles sont assez bien réussies, avec un retour au format “trois couloirs”, mais il est urgent que les suivantes débarquent rapidement (Nuketown arrive le 24 novembre).

Un autre élément qui risque de faire couler beaucoup d’encre est le nouveau système de scorestreaks. Auparavant, pour obtenir des séries d’éliminations, il fallait faire un certain nombre de points sans mourir sous peine de recommencer à zéro. Ici ce n’est plus le cas, la progression est conservée même en cas de mort, les enchaînements d’éliminations servant maintenant de multiplicateur. Si cette nouveauté devrait plaire aux joueurs les moins expérimentés, qui peuvent à présent caresser l’espoir de débloquer un hélicoptère de combat, cela induit également un ciel bien plus rempli avec encore plus de façons de mourir.

Terminons par le gameplay, certains joueurs ressentiront un véritable retour aux sources alors que d’autres constateront une sacrée régression face à celui de Modern Warfare. Honnêtement, bien que nous soyons ravi de retrouver des sensations propres à la série Black Ops avec des déplacements plus lourds, il est indéniable que des régressions non justifiées sont de la partie. Tout d’abord, il n’est plus possible d’ouvrir les portes ni même de s’adosser aux différentes surfaces. Chacun y verra les avantages ou inconvénients, à titre personnel, c’est d’un bon œil que nous voyons ces suppressions, favorisant ainsi le déplacement. En revanche, difficile d’être tolérant sur le son déplorable des armes. Cela risque de faire grincer quelques dents, d’autant plus que le travail effectué pour Modern Warfare est de très grande qualité.

Le coin des chasseurs : Call of Duty Black Ops : Cold War propose 44 succès pour un total de 1000G. Répartis entre les modes campagne, multijoueur et zombie, il faudra s’armer de patience et de courage, notamment pour terminer la campagne en vétéran et réaliser certaines actions en zombie.

Bilan

On a aimé :
  • Une campagne vraiment plaisante
  • Très joli
  • Un mode zombie modernisé
  • Retour aux sources des premiers Black Ops
On n’a pas aimé :
  • Campagne toujours trop courte
  • Une seule carte zombie et huit multijoueur
  • La régression sur le son des armes
Back to Black Ops

Cela faisait longtemps que l’on demandait un véritable retour aux sources de la licence. Treyarch semble avoir écouté sa communauté et l’essai est transformé. La campagne est toujours aussi hollywoodienne, mais elle apporte également un paquet de nouveautés bienvenues. Le mode zombie se voit lui aussi retravaillé pour se rapprocher de l’expérience originale, mais avec une touche d’innovation pour accueillir les nouveaux venus. Enfin, le multijoueur nous propose une copie de bonne facture avec des sensations proches des premiers Black Ops. Malheureusement, il perd quelques plumes au passage notamment une qualité de son des armes bien en dessous de Modern Warfare. Il est également dommage d’avoir aussi peu de cartes disponibles au lancement. Avec une seule carte zombie et huit multijoueur, il faudra que les suivantes arrivent rapidement pour éviter la lassitude des joueurs.

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Call of Duty Black Ops : Cold War

Genre : FPS

Éditeur : Activision

Développeur : Treyarch

Date de sortie : 13/11/2020

Prévu sur :

Xbox Series X, Xbox One, Playstation 4, PC Windows, Steam

5 reactions

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Bally

18 nov 2020 @ 15:34

Pas une ligne sur le mode « Zombies Unslaught » absent du jeu sur Xbox… mais exclusif à la Playstation durant UN AN + un tas de petits trucs que l’on aura pas sur Xbox et qui va « déséquilibrer » le jeu. Une exclusivité bien stupide, mais tellement Sony/Activision.

Il faut avouer que le jeu n’a rien d’insane, visuellement parlant. Bref, un énième Call of quoi.

Et pour le solo, bah ils l’intègrent encore, « histoire de », mais ce n’est clairement plus le but de cette licence… :( (et puis s’il durait 12 heures, ça deviendrait vite pénible je pense)

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I77I berserk

18 nov 2020 @ 17:30

Toujours sans moi ! 💩👍

Mika-117

18 nov 2020 @ 19:48

Chaque année les gens répètent que c’est un retour aux sources mais c’était déjà le cas avec WWII puisque à l’origine cette saga c’était sur la Seconde Guerre Mondiale.

iRaaZieR

18 nov 2020 @ 23:48

Mika-117 : C’est clair, black ops premier du nom était déjà le 7e opus de la série :-))

Bob Winner

19 nov 2020 @ 10:34

Bon ben je vais surement faire l’impasse aussi cette année...

Le modern Warfare j’ai pas pris car pas de Zombi (un de mes modes préférés) , et là une carte zombi pour le moment mais un multi qui n’a pas l’air terrible, Bruit des armes bof, et Kill strike à gogo...(prise de tête) et une campagne , mais suis pas très campagne pour ce genre de jeu. Du coup voilà suis pas super chaud. :-/