Test - Crosscode - Le 16 bits à l’honneur

«Gameception» , - 3 réaction(s)

CrossCode est un jeu développé par Radical Fish Games et édité par DECK13. Le titre tire son origine d’un crowdfunding réussi, l’équipe ayant récolté plus qu’elle n’en demandait. À présent disponible sur nos consoles, il va sans dire qu’il vaut très largement le détour.

Le jeu… dans le jeu

La première rencontre avec Emilie

Pour situer le contexte, CrossCode se déroule dans le monde virtuel de “CrossWorlds”. En effet, le titre prend place dans un univers de type MMORPG, où les joueurs s’équipent d’un casque pour être totalement immergé dans le jeu, à l’instar de Sword Art Online. C’est ici, après une introduction très mystérieuse, que l’on retrouve Lea, notre avatar.

Mais c’est bien ici que se cache une particularité, car Lea n’est pas directement contrôlée par un humain derrière un casque, bien qu’elle soit en contact avec Sergey, un des personnages majeurs de l’histoire. Lea souffre d’amnésie, et l’objectif est de l’aider à retrouver sa mémoire grâce au jeu CrossWorlds. Mais derrière tout cela se cache une véritable subtilité que l’on découvrira bien plus tard au cours de la partie, avec son lot de moments épiques.

Mais le point de départ de l’histoire du CrossWorlds est de connaître l’histoire des Anciens, et même d’y découvrir des choses. Pour cela, l’avatar se doit de traverser le monde en réussissant les diverses quêtes qui lui seront proposées. Et plus particulièrement des temples, faisant fortement penser à la série The Legend of Zelda dans leur structure avec des clés et des puzzles à accomplir.

Des infos précises sont disponibles pour chaque monstre

Assurément, CrossCode manie avec brio la manière dont avance l’histoire. Bon nombre de rebondissements inattendus agrémentent le scénario, jusqu’au point de prendre totalement à contre-pied le joueur, bien que certaines longueurs soient à noter.

Par ailleurs, le CrossWorlds est tout à fait crédible, et on se croirait véritablement dans un MMORPG. Le monde semble vivant, en voyant les différents avatars courir partout, comme s’il s’agissait de véritables joueurs. La relation entre Lea et les autres personnages accentue d’autant plus cette sensation. En effet, on retrouve entre autre Emilie, alias “Emilienator”, une alliée de taille, mais qui aime bien raconter sa vie et commenter toutes les actions que l’on pourrait faire.

Il faut néanmoins être capable de comprendre l’anglais pour pouvoir profiter pleinement de l’histoire, le titre n’étant pas traduit. Cependant, le niveau de compréhension requis n’a pas besoin d’être très élevé pour apprécier le scénario à sa juste valeur.

Prends ça, Hedgehag !

C’est ici que l’on met ses points de compétence

Le titre propose tout un système pour progresser et pour combattre. Effectivement, pour comprendre le tout, il faut d’abord s’atteler à la manière de botter les fesses des ennemis. D’apparence simple, le gameplay de CrossCode se limite à pouvoir tirer des projectiles, taper au corps à corps, ainsi qu’esquiver et bloquer les coups. Mais l’intérêt est de pouvoir enchaîner le tout de façon très fluide, les combats étant très dynamiques. Car le titre incite à tuer en masse rapidement via un système de rang si l’on réussit à vaincre de nombreux monstres en peu de temps, pour de meilleures récompenses. Et force est de constater que les ennemis eux-mêmes possèdent un certain pattern, obligeant le joueur à s’adapter à chacun d’eux s’il souhaite survivre dans le monde de CrossWorlds. Et cela est d’autant plus vrai contre les boss, où une stratégie bien particulière sera systématiquement requise pour triompher.

Bien que fun dès le départ, le titre s’en trouve enrichi au fil du temps. Lesdits temples de l’histoire permettront à Lea d’obtenir de nouvelles capacités, comme l’utilisation de l’élément du feu. Chacune d’elles ouvre la voie à de toutes nouvelles possibilités lors des combats, et plus spécifiquement à un nouvel arbre à remplir…

En effet, lors de l’évolution de l’avatar, il est possible de dépenser des points de compétence dans une sorte d’arbre ayant plusieurs embranchements. Il va sans dire que de nombreux builds sont possibles pour s’amuser d’autant plus.

Les combats sont amusants

Des puzzles à n’en plus finir

Les puzzles demandent réflexion

CrossCode propose un nombre relativement élevé de puzzles à résoudre pour pouvoir progresser à travers les différents temples et pour pouvoir ouvrir des secrets dans le monde de CrossWorlds. Ces énigmes sont globalement bien pensées et feront appel à de nombreuses capacités, telles que la possibilité de tirer sur un mur des projectiles rebondissants permettant d’atteindre un bouton isolé.

C’est également ici que rentre en ligne de compte les différents éléments que l’on peut déjà utiliser en combat. Les temples feront systématiquement appel à au moins un élément pour de nombreux puzzles. Une des bonnes idées de CrossCode est de faire interagir de nombreux éléments en même temps pour pouvoir progresser. Comme devoir geler plusieurs blocs d’eau, pour y faire rebondir un projectile de nombreuses fois, le tout en un timing serré.

Très clairement, le titre arrive à faire fonctionner les méninges de manière intelligente. Mais une certaine impression d’un trop gros nombre de puzzles se dégage au fil du temps, au point de risquer de dégoûter les plus téméraires.

Un level design très intéressant

La verticalité est une notion importante dans CrossCode

On se retrouve ici avec une apparence très rétro dans l’âme, rappelant l’ère 16 bits. Mais là où l’équipe de Radical Fish Games tape fort, c’est qu’il le fait bien. Le “mapping” des différentes zones du jeu est plutôt bon. On ne retrouve pas le syndrome de la carte géante et vide. Chaque recoin a profité d’un certain soin et malgré la 2D, il est très facile de savoir se situer sur les différentes hauteurs…

Car être capable de comprendre la verticalité des lieux relève d’une importance capitale dans CrossCode. En effet, il est possible de sauter de plateforme en plateforme et de grimper de plus en plus haut. On retrouve ici encore une fois le côté bien pensé du titre, car de nombreux secrets demanderont au joueur de réfléchir de longues minutes avant de comprendre comment arriver à tel ou tel endroit. Et c’est un véritable plaisir de farfouiller le monde de CrossWorlds à la recherche de tous les recoins isolés ou en hauteur, car cela ne sera jamais inutile.

Les musiques composées par Deniz Akbulut sont tout simplement magistrales et réussissent à nous faire ressentir les émotions du moment présent. Étant donné que bien souvent les pistes correspondent à ce que l’on vit actuellement dans le jeu, il en devient difficile de s’arrêter de jouer. Et cela est d’autant plus vrai lors de la visite des différentes zones, où l’ambiance musicale donne tout simplement l’envie de l’explorer de fond en comble.

Bien plus long qu’il n’y paraît

On peut rapidement se retrouver submergé

Pour à peine 20 €, le titre s’avère extrêmement généreux en contenu. En effet, on retrouve d’une part de très nombreuses quêtes annexes tout au long de l’aventure. Bien que certaines subissent le syndrome du massacre de monstres, on s’aperçoit que beaucoup d’entres elles sont scénarisées à minima. Et là encore, comme le propose le scénario principal du titre, certaines quêtes réussiront à surprendre le joueur, dans le bon sens.

Une trentaine d’heures sont nécessaires pour terminer le titre une première fois. De nombreuses heures supplémentaires peuvent êtres ajoutées à ce compteur si l’on souhaite trouver tous les secrets et compléter toutes les quêtes disponibles. On arrive à une cinquantaine d’heures selon la vitesse à laquelle les différentes énigmes seront comprises et résolues.

Malheureusement, une petite ombre au tableau vient s’ajouter derrière tout cela. Au moment de ce test, la version console était extrêmement en retard vis-à-vis de la version PC du titre, au point où une bonne dizaine d’heures supplémentaires manquent à l’appel. On espère que cela arrivera dans de futures mises à jour.

Le coin des chasseurs : 20 succès sont inclus dans la version console de CrossCode et il suffit de terminer le jeu en ligne droite pour les obtenir.

Bilan

On a aimé :
  • L’excellente écriture, qui arrive à surprendre
  • Lea, très attachante
  • La bande son et le plaisir qu’elle procure
  • Le système de combat super fun
  • Aucune capacité inutile
  • Très généreux en contenu
  • Un level design ingénieux et des puzzles bien pensés
On n’a pas aimé :
  • Quelques longueurs dans le scénario
  • Des puzzles trop nombreux par moments, voire trop longs
  • Une version console très en retard vis-à-vis de la version PC
Une bonne surprise

Assurément, CrossCode plaira à tous les fans d’action RPG en 16 bits. Il est difficile de ne pas y trouver son compte grâce à un gameplay extrêmement fun, qui ne fait que s’enrichir au fil des heures de jeu. Les ennemis ayant eux-mêmes du répondant, le plaisir d’utiliser les différentes capacités est bien présent. L’histoire réussit à capter l’attention en quelques heures, tout en parvenant à créer la surprise de nombreuses fois. La qualité de l’écriture est telle que malgré l’overdose de puzzles, l’envie de découvrir la suite est irrésistible, et la musique elle-même incite à aller de l’avant. Définitivement, CrossCode pourrait bien devenir un excellent titre et trouver sa place dans le cœur de très nombreux joueurs fans de ce type de jeu.

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CrossCode

PEGI 12

Genre : Action RPG

Editeur : DECK13

Développeur : DECK13

Date de sortie : 09/07/2020

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows, Mac OSX, Switch

3 reactions

Basterd

23 sep 2020 @ 16:30

Bonjour, le jeu a t’il était traduit en français svp ?

Totaya

Rédaction

23 sep 2020 @ 23:02

Non le jeu n’est pas traduit en français.

Basterd

24 sep 2020 @ 07:13

Ah dommage... Merci. Très bon test en tout cas.