Test - Dragon Ball Z Kakarot - L’épisode ultime ?

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75ème jeu vidéo issu de la saga du même nom, Dragon Ball Z Kakarot nous offre un A-RPG dans lequel nous allons revivre tous les événements de la série Dragon Ball Z. Développé par CyberConnect2, à qui l’on doit notamment les jeux Naruto, le titre nous permet de vivre les aventures de Son Goku et ses amis dans un mélange de combats et de RPG. Ces dernières années, les jeux de la licence étaient surtout orientés baston et le changement de cap de cet épisode a su faire réagir les fans et se faire attendre.

L’histoire de A à Z

Inutile de revenir sur le scénario de Dragon Ball Z tant celui-ci nous a été raconté de diverses manières depuis le 26 avril 1989 et doit être connu de la plupart d’entre nous. Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons vivement à rattraper votre retard avec ce jeu puisqu’il retrace tous les événements depuis l’arrivée des terribles saiyens sur Terre jusqu’à l’affrontement final avec le diabolique Buu.

Ainsi, nous allons incarner à tour de rôle Son Goku, Piccolo, Son Gohan et Vegeta pour suivre l’aventure découpée en quatre arcs, séparés les uns des autres par des interludes. Chaque arc est ensuite divisé en quêtes principales (correspondant aux événements du manga) et secondaires. Si ces dernières ne sont pas très intéressantes en termes de gameplay (ramasser X objets ou tuer Y adversaires par exemple) elles ont le mérite de faire plaisir aux fans en nous permettant de retrouver de nombreux personnages issus de la saga, mais aussi de Dragon Ball comme Nam ou Francky.

Les quêtes secondaires sont l’occasion de retrouver de nombreux personnages

Remplies de l’humour caractéristique de l’œuvre on prend plaisir à toutes les effectuer, d’autant que leur accomplissement permet d’acquérir expérience, objets, emblèmes d’âmes et médailles D. Ces dernières peuvent également être trouvées en explorant le monde et servent à pouvoir lancer certains entraînements et obtenir des capacités. Les quêtes secondaires se débloquent en avançant dans l’histoire principale, mais aussi à la suite d’autres quêtes secondaires, attention donc à ne pas en louper sous peine de ne pas pouvoir toutes les réaliser. Les emblèmes d’âmes quand à elles sont des jetons de personnages que l’on peut ensuite placer sur différents plateaux. Chaque plateau propose diverses améliorations, de plus en plus puissantes selon le niveau des personnages placés dessus. De plus, placer côte à côte certains jetons (exemple Son Goku et Son Gohan) permet de créer des liens augmentant le niveau du plateau et donc ses bonus.

Il est possible de participer à des courses

Mais ce n’est pas tout, Dragon Ball Z Kakarot nous propose aussi une myriade d’activités annexes. Parmi elles on trouve de la pêche, de la récolte ou des bâtiments et vaisseaux à détruire afin d’obtenir divers objets. Mais aussi de la cuisine, qui sous réserve d’avoir les matières premières nécessaires nous permet de concocter de bons petits plats offrant diverses améliorations sur nos statistiques. On peut également partir à la recherche d’orbes Z, utilisés comme monnaie pour apprendre et améliorer ses compétences. Ajouté à cela, des groupes d’ennemis plus puissants qui arpentent les terres en attente d’être vaincus, des courses de voitures ou du baseball sont aussi au programme. De plus, on peut aussi construire et améliorer des véhicules avec les ressources trouvées pendant l’aventure. Enfin, élément incontournable, on peut rassembler les sept boules de cristal afin d’exaucer des vœux (obtenir de l’argent, des orbes, des objets rares ou affronter les ennemis déjà battus).

Il faut tout de même compter environ 30 h pour venir à bout de toutes les quêtes

Tout ce contenu est bien évidemment totalement secondaire et non nécessaire pour finir le jeu. Cependant, il faut noter que le titre ne propose pas de mode de difficulté et que celle-ci dépend beaucoup de la différence de niveau entre notre personnage et l’adversaire. Ainsi, accomplir quelques quêtes secondaires pourra être un bon moyen de réduire la difficulté des combats. Au même titre, nous avons regretté que ce contenu et l’aspect RPG avec la possibilité d’améliorer ses statistiques ne soit pas plus mis en avant. En effet, le jeu reste parfaitement possible à finir sans jamais se soucier de ces possibilités d’amélioration. Ce qui est un peu dommage pour un titre orienté RPG.

Cependant, même sans s’intéresser à tout ce contenu annexe il faut tout de même compter environ 30 h pour venir à bout de toutes les quêtes (principales et secondaires) et atteindre les 40 à 50 h pour le finir à 100%. Une durée de vie assez conséquente et qui malgré quelques scènes clés oubliées et une censure malheureuse permettra aux fans comme aux nouveaux venus de profiter de toute l’histoire de Dragon Ball Z. Et si cela ne suffit pas, le titre nous propose aussi une encyclopédie à compléter qui offre de nombreuses informations supplémentaires sur les lieux, personnages et événements de la série en y ajoutant ceux de Dragon Ball.

Des combats Ki déboitent

Que serait un jeu Dragon Ball sans des combats dynamiques remplis de téléportations à outrance et de vagues d’énergie envoyées dans toutes les directions. Sur ce point, les développeurs ne se sont pas trompés et nous proposent un gameplay en combat très proche de ce que l’on trouve chez les Xenoverse pour ne citer qu’eux. Les combats sont ultra plaisants, chaque personnage dispose de son propre moveset (personnalisable avec quatre capacités à choisir parmi une dizaine) et de ses transformations telles que le Super Saiyen.

Déchainez votre puissance

Les combats sont soit en un contre un, soit à plusieurs adversaires. Dans ce deuxième cas, l’action s’en retrouve tout de suite démultipliée, avec des attaques pouvant venir de tous les côtés, il faut être en permanence attentif et esquiver constamment. C’est grisant, mais peut aussi devenir assez confus, surtout lorsque tous les ennemis attaquent en même temps. Dans l’autre sens, avoir des alliés lors des combats s’avère très utile. Ceux-ci nous aident en attaquant les cibles ennemies, en nous soignant ou en se sacrifiant pour prendre un kikoho à notre place. Ils disposent chacun de deux capacités que l’on peut déclencher à tout moment et une fois la jauge de combo remplie, on peut lancer un combo Z qui inflige de lourds dégâts à l’adversaire.

Enfin, en plus de leurs attaques normales, les ennemis les plus puissants disposent aussi de capacités ultimes dévastatrices. Spectaculaires, elles requièrent d’apprendre leur pattern afin de savoir les esquiver et éviter de lourds dégâts. On regrette cependant quelques errances de caméra qui rendent parfois la lecture du combat assez difficile, voire impossible.

Ça doit faire mal

L’autre partie du jeu, à savoir le déplacement libre dans les différentes zones du monde est un peu plus rigide manette en main. Les sensations de vol sont plaisantes, mais elles sont rendues compliquées par une gestion de la hauteur par le biais de deux boutons plutôt que l’utilisation d’un stick, ce qui rendra la récolte d’orbes compliquée lors des premières heures de jeu. Heureusement, on finit par s’habituer à ce gameplay et parcourir les villes et lieux cultes de la saga devient un véritable plaisir.

Immersion réussie !

La première chose qui fait plaisir en lançant le jeu, c’est la présence des voix originales de la série pour celles encore parmi nous (une version anglaise est aussi disponible). Bien que nous aurions adoré une version avec les voix françaises et retomber en enfance, la qualité du doublage original ne fait aucun doute. Dommage que certaines quêtes en soit privées, remplacés par de simples cris de stupéfaction, de joie ou autre onomatopée.

Je te tiens, tu me tiens...

Visuellement nous sommes un peu plus mitigés, certaines zones du monde sont très vides et avec quelques textures assez baveuses tandis que d’autres grouillent de vie et s’illustrent avec de très jolis panoramas. De même, les animations des personnages principalement dans les dialogues sont assez rigides, ce qui est dommage, car les expressions faciales sont plutôt réussies. Cependant, cette rigidité est totalement balayée d’un revers de Kamehameha lors de certaines cinématiques. Bluffantes, elles nous scotchent devant notre écran lors des scènes les plus cultes de l’histoire avec une qualité de mise en scène digne d’un film d’animation.

Mais ce n’est pas tout, pour cet épisode le jeu dispose des musiques officielles de la série. Et là, les souvenirs remontent immédiatement avec une goutte de nostalgie et l’on se surprend à fredonner les airs bien connus des fans.

La team rocket plus... ah non c’est pas ça

C’est véritablement l’un des gros points positifs de ce jeu, elles parviennent ainsi à faire naître l’émotion, et même nous procurer quelques frissons (surtout lors du combat final). Cerise sur le gâteau, chaque mission principale commence avec un layout, un titre et un jingle qui nous rappelle immédiatement chaque début d’épisode de la série. Du pain béni pour les fans !

Pour finir, quelques défauts techniques subsistent cependant, comme de gros ralentissements à chaque lancement de combat (nous sommes sur Xbox One X) ainsi que des chargements bien trop longs, et ce, malgré le patch Day-One.

Le coin des chasseurs : Dragon Ball Z Kakarot propose 43 succès pour un total de 1000G. Si une bonne moitié devrait se déverrouiller naturellement en progressant dans le jeu, le reste demandera tout de même quelques heures supplémentaires une fois l’histoire principale terminée.

Bilan

On a aimé :
  • Les musiques de la série
  • Les voix originales
  • Les cinématiques bluffantes
  • Le dynamisme des combats
On n’a pas aimé :
  • La censure et les quelques scènes coupées
  • Quelques bugs de caméra
  • Ralentissements et chargements
Kakarot : le super saiyen légendaire

Il est clair que Dragon Ball Z Kakarot est l’un des meilleurs jeux de la licence de ces dernières années. Il nous (re)plonge dans l’univers créé par Akira Toriyama et nous renvoie à nos souvenirs. Attention cependant à ne pas voir en lui uniquement un jeu de combat, auquel cas on pourrait en ressortir déçu. Ce jeu est bien plus que cela, c’est une invitation pour les fans à se plonger dans le monde qu’ils adorent, à revivre les moments les plus forts de l’histoire et à passer quelques heures à ne faire rien d’autre que se promener, pêcher et contempler le monde de Dragon Ball. Le titre n’oublie pas pour autant les nouveaux venus et leur permet de découvrir à leur façon l’histoire de Son Goku et ses amis.

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Dragon Ball Z : Kakarot

PEGI 0

Genre : Action RPG

Editeur : Bandai Namco

Développeur : Cyberconnect2

Date de sortie : 17/01/2020

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4