Test - F1 2017

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Après un très bon F1 2016, la licence officielle Formula One revient cette année et compte bien confirmer l’essai. Fort de l’expérience acquise au fil des années sur leurs différents moteurs de jeu, Codemasters souhaite nous proposer aujourd’hui une expérience des plus complètes puisque, comme dans F1 2013, le jeu proposera différents modèles de monoplaces ayant fait la gloire de la formule 1. De plus, il nous promettent un support en 4K, HDR et 60 fps sur Xbox One X. Malheureusement, la dernière née de chez Microsoft ne sort pas de suite, alors quid de F1 2017 sur One et One S ?

Une carrière, une !

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L'arbre de compétence est énorme et permet d'améliorer sa monoplace à sa guise.

A l’image de l’opus précédent, F1 2017 intègre une carrière plutôt complète. On y renseigne ses informations de pilote (il est d’ailleurs désormais possible d’incarner une femme) puis on choisit l’écurie avec laquelle on souhaite évoluer. Petit bémol, on peut intégrer directement les équipes les plus performantes telles que Mercedes, Red Bull ou Ferrari, fait assez surprenant nuisant un poil à l’évolution du mode, mais bon, passons. Comme l’an dernier, on paramètre sa carrière comme bon nous semble, week-end complet, météo dynamique, distance à parcourir, règles officielles, tout est fait pour nous permettre de vivre l’intégralité du championnat officiel et ce, sur plusieurs saisons. La carrière est aussi le bon moyen d’introduire les monoplaces historiques. En effet, tous les trois ou quatre Grands Prix, on nous invite à prendre part à un événement dans une F1 d’antan, de quoi se faire plaisir au volant d’une dizaine de voitures emblématiques comme la Williams FW14B de 1992, la Renault R26 de 2006 ou encore la Ferrari 412 T2 de 1995.

Bien entendu, le but premier est toujours de gagner les championnats pilotes et constructeurs, mais cette année F1 2017 met aussi énormément l’accent sur l’évolution de l’équipe et surtout de la voiture que l’on pilote. En effet, les différents programmes d’entraînement intégrés dans F1 2016 sont toujours de la partie, mais les points gagnés en les réussissant lors des séances d’essais libres des Grands-Prix servent à améliorer la voiture sur un tout nouvel arbre de compétences. Articulé autour de 4 branches (longévité, châssis, moteur et aérodynamique), cet arbre représente l’avancée R&D de l’écurie et permet de développer sa monoplace comme bon nous semble sur plus d’une centaine de critères. De plus, l’accent à été mis cette année sur la réglementation officielle de la FIA au sujet des blocs moteurs, boites de vitesses et pneus alloués aux écuries et leurs quotas autorisés lors d’une saison. En effet, on a droit à 4 pièces de chaque type (boite de vitesse, turbocompresseur, moteur…) par saison. Si il nous en faut une 5e, pas de problème, mais une pénalité de place sur la grille de départ est appliquée.

Gérer les pièces de sa F1 est primordial et se révèle être un vrai plus dans la carrière du jeu...
Gérer les pièces de sa F1 est primordial et se révèle être un vrai plus dans la carrière du jeu...

Cet aspect de la F1 est un véritable atout pour le jeu, car il faut vraiment prendre soin de sa voiture et adapter son pilotage en conséquence. La gestion de l’usure des pièces prend également une énorme place dans nos choix de réglages et de stratégies de course. Par exemple, lors de notre test, nous sommes arrivés sur le grand prix de Monaco avec une boîte de vitesses en fin de vie, et son changement a entraîné une pénalité de 6 places sur la grille de départ. Quand on sait que le circuit Monégasque est un endroit où il est difficile de doubler, nous aurions du prévoir un changement sur un circuit plus apte aux dépassements. Dans le même ordre d’idée, il faut essayer de limiter les tours lors des séances d’essais libres et de qualifications, de façon à économiser la voiture, ou faire attention à ne pas trop pousser le moteur lorsque ce n’est pas nécessaire. De ce fait, il est recommandé pendant la première saison de bien améliorer la branche “longévité” de l’arbre de compétences afin d’augmenter la durée de vie des pièces et limiter au maximum les changements. La prise de risque peut aussi parfois être récompensée afin d’économiser un remplacement de pièce à un moment inopportun. On peut aussi essayer de combler certains malus dus à l’usure (perte de puissance, rapports de boites bloqués, réglages indisponibles...), mais il est souvent compliqué de se battre lorsque l’on n’est pas à armes égales, logique.

Gameplay maîtrisé = plaisir

Circuit routier, sous la pluie, en partant de la 14e place... Super !
Circuit routier, sous la pluie, en partant de la 14e place... Super !

S’il y a bien un point qui ne déçoit quasiment jamais dans la licence F1, c’est le gameplay, et ce nouvel opus ne déroge pas à la règle. L’an dernier nous avions été très agréablement surpris par le ressenti de la voiture manette en main. En effet, grâce aux vibrations de la manette et surtout des gâchettes, les sensations sont une nouvelle fois excellentes. De la petite perte d’adhérence au gros souci mécanique, tout est ici parfaitement retranscrit et c’est un plaisir de jouer avec la voiture et ses réglages afin de la rendre impériale sur la piste. Ce ressenti, additionné à l’usure des pièces moteur, donne des résultats plus que convaincants. Bien entendu, il est toujours possible de régler individuellement chaque aide à la conduite disponible, du contrôle de traction à l’ABS en passant par les boites de vitesses afin de convenir aux joueurs aguerris comme aux débutants.

Dans le même temps, chaque monoplace d’antan bénéficie d’un soin particulier au niveau de la direction, de la traction et du poid. On prend énormément de plaisir par exemple à essayer de dompter la McLaren de 88, et on comprend rapidement qu’un réel travail a été fait sur le comportement de la dizaine de voitures présentes. L’IA quant à elle est toujours très compétitive et n’hésite pas à défendre sa position coûte que coûte. En effet, il n’est pas rare de la voir couper les trajectoires, tenter de doubler à gauche puis de passer à droite si on ferme la porte. De plus, on apprécie aussi le fait qu’elle soit “intelligente”, il est très sympa de la voir se ranger sous régime de drapeau bleu ou lorsqu’en qualification nous sommes dans notre tour rapide et qu’elle se trouve être sur notre chemin. En revanche on regrette encore qu’elle ne fasse toujours peu (pour ne pas dire jamais) d’erreurs, la voir céder à la pression serait vraiment un vrai plus et animerait les courses qui peuvent parfois se révéler monotones.

Beau de loin, mais quand même loin d’être moche, ouf !

Le jeu est globalement réussi graphiquement, on a hâte de le voir sur Xbox One X !
Le jeu est globalement réussi graphiquement, on a hâte de le voir sur Xbox One X !

La licence F1 dispose souvent d’un certain soin graphique et technique. Cette année, on retrouve plus ou moins cette même sensation, le jeu est beau, certains effets de lumières sont réussis et les textures sont de bonne facture. Néanmoins, la distance d’affichage n’est clairement pas au rendez-vous et on remarque que comme ses aînés, F1 2017 souffre de tearing. Le framerate à 60fps est plutôt stable, l’aliasing lui est en revanche assez prononcé, mais on note que le jeu est compatible HDR et que cela donne un rendu vraiment très chouette ! N’oublions pas non plus que F1 2017 recevra à la sortie de la Xbox One X un patch qui le fera passer en 4K, nous avons donc hâte de voir ça.

Difficile tout de même de ne pas saluer les efforts faits pour coller au mieux à l’ambiance des Grand Prix et immerger le joueur au coeur de la piste. Comme l’an dernier, il est possible de jouer avec son micro-casque et avoir la voix de notre ingénieur directement dedans. On remarque aussi quelques petits détails vraiment chouettes comme les étincelles des voitures devant nous lorsqu’elles passent sur des parties bosselées ou encore les transmissions radio dégradées dans le tunnel de Monaco.

Voiture de sécurité, tour de chauffe, drapeaux, arrêts aux stands, tout est fait pour s
Voiture de sécurité, tour de chauffe, drapeaux, arrêts aux stands, tout est fait pour s'immerger pleinement dans les grands-prix !

La partie sonore est convaincante mais encore une fois, n’arrive pas à la hauteur d’un certain Project Cars. La caméra extérieure est elle aussi, comme à son habitude, dépourvue de toute sensation, et il est forcement recommandé de jouer avec les vues cockpit, capot ou casque pour avoir de bonnes sensations de vitesse et de pilotage en général. Côté contenu, on remarque qu’outre les F1 d’antan, on peut désormais faire des courses ou tours chronométrés sur 4 versions alternatives de circuits existants. De plus, on peut rouler de nuit sur le tracé de Monaco, comme si ce dernier n’était déjà pas assez compliqué…

Le mode multijoueur à quand à lui subi un petit lifting et permet d’aligner 20 joueurs sur la grille de départ. Malheureusement, on ne peut pas dire qu’à l’heure actuelle il soit des plus stables, nous avons été durant le test de nombreuses fois déconnectés et même carrément disqualifiés (sans raison)... Un nouveau système d’expérience fait aussi son apparition mais on ne peut pas dire que ce dernier serve réellement à quelques chose, si ce n’est indiquer le nombre de parties effectuées ou les podiums et victoires accrochés. Il n’y a par contre toujours pas de mode en écran splitté, dommage ! Codemasters a également annoncé que F1 2017 sera l’occasion d’intégrer la famille de l’eSport, mais sans que beaucoup plus d’informations n’aient encore été données à ce sujet.

Test réalisé uniquement à la manette.

Bilan

On a aimé :
  • Un gameplay toujours au top
  • La carrière et la gestion de sa monoplace
  • Globalement solide graphiquement
  • Toujours très immersif avec plein de détails pour les fans
  • Le HDR
  • L’intelligence artificielle compétitive...
On n’a pas aimé :
  • ... mais qui ne fait toujours pas d’erreurs !
  • Tearing, distance d’affichage moyenne et aliasing prononcé
  • Toujours cette affreuse caméra “arrière”
  • Devoir attendre encore 2 mois pour en profiter sur One X !
Toujours plus complet

Sans surprise, F1 2017 est un très bon cru pour la licence. Fort de ses bases solides, ce nouvel opus amène son lot de nouveautés tout en conservant l’excellence de ses fondamentaux. Gérer sa voiture et l’usure des pièces en carrière est très réussi et demande aux joueurs de réfléchir à leurs choix et d’adapter leur pilotage en fonction. Le jeu est aussi visuellement très convaincant, et s’affiche en plus désormais en HDR. Son contenu s’étoffe aussi en proposant une nouvelle fois de piloter une dizaine de monoplaces emblématiques de l’histoire de la F1. Néanmoins quelques tares techniques ont la vie dure puisque le tearing et l’aliasing sont toujours présents, et l’IA, bien que compétitive, ne fait toujours pas d’erreurs… Le gros point noir vient alors du multijoueur qui souffre de déconnexions et disqualifications importantes pendant les courses, et ce n’est pas le faux-semblant système d’expérience et de “montée de niveau” qui adoucira l’agacement ainsi provoqué. On a en revanche hâte que la Xbox One X arrive pour voir ce que vaudra le jeu dans sa mouture 4K !

Xboxygen
http://www.xboxygen.com/IMG/moton2126.jpg?1495028744

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F1 2017

F1 2017
PEGI 0

Genre : Courses

Éditeur : Koch Media

Développeur : Codemasters

Date de sortie : 25/08/2017

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows

1 reactions

Enzo_FR

03 sep 2017 @ 09:37

Je suis assez d’accord avec votre test mais à aucun moment vous ne parlez des voitures historiques et des courses allant de 88 à 2010 c’est quand même un point qui rend ce jeu ultra complet. Et vous me parlez pas de la gestion de la difficulté point par point. Ni la possibilité de configurer toutes les courses comme mettre Monaco de nuit. Pouvoir jouer avec plusieurs sauvegardes donc plusieurs carrières. Dans les points négatifs je ne suis pas d’accord car l IA est très bonne justement et elle se plante seulement pour ça il faut avoir un niveau de difficulté supérieur à 75 %. Si vous mettez le jeu trop facile c’est facile pour tout le monde. Si ça l’est pour vous pourquoi ça ne le serait pas pour l IA.