Test - Badland : GOTY

«Ta bête noire ?» , - 10 réaction(s)

On a tous un jeu capable de nous tenir en haleine des heures durant sans que la lassitude ne vienne se faire sentir. Charmeur et agréable à jouer, ce jeu vous comblera de bonheur pendant la période que vous passerez dessus, qu’il s’agisse d’une poignée d’heures ou de plusieurs jours. À chaque pas que vous faites dans le jeu, vous sentez tout l’amour que les développeurs ont voulu vous transmettre à travers leur bébé. Badland avait tout pour vous faire vivre cette relation fusionnelle entre développeurs et joueurs. On aurait même presque pu la toucher, mais ça, c’était avant le drame.

C’est un beau roman…

Combien survivront ?
Combien survivront ?

Jeu mobile porté sur consoles dans une édition Jeu de l’Année, Badland reprend, à peu de chose près, la recette du bien connu Flappy Bird. Les contrôles ne diffèrent pas. On appuie sur une touche pour prendre de l’altitude, on relâche pour plonger. Simple comme bonjour et terriblement efficace. Là où le jeu diffère de son modèle plumé tient dans le déroulement de l’action. Ici, le joueur ne meurt pas dès qu’il touche un obstacle mais lorsqu’il sort de l’écran. Plus permissive, cette formule est aussi plus riche. En effet, non content de devoir jouer avec la dextérité du joueur, le jeu vous offrira aussi une panoplie complète de bonus. Sans trop en dévoiler, les bonus peuvent à peu près tout changer. Votre vitesse, votre taille, votre poids, votre texture, votre forme, votre vitesse de rotation. Tout y passe. Cet ensemble de bonus donne lieu a des puzzles redoutables d’efficacité quand les niveaux ne jouissent pas d’une fluidité exemplaire.

Histoire de vous compliquer un peu la tâche et de vous rendre fier à chaque niveau passé, vous aurez même droit à un assortiment très épicé de pièges mortels. Vous les adorerez, j’en suis convaincu. Scies circulaires, pistons et pics mortels. Ce n’est pas encore assez ? Vous reprendrez donc bien un peu de laser alors. Ils sont si charmants.

… c’est une belle histoire…

Sauver votre si mignonne boule de poils sera d’autant plus agréable que vous pourrez en sauver plusieurs ! En effet, certains bonus permettront de vous cloner. Malheureusement, même avec tout le talent du monde, vous ne pourrez pas sauver tout ce petit peuple car le jeu implique un système de sacrifice nécessaire. Par exemple, vous devrez envoyer certains de vos clones dans un chemin pour activer un interrupteur pendant que les autres passeront le passage que le premier groupe vous aura ouvert. Nul doute que vous leur rendrez hommage lorsque vous atteindrez le tuyau d’aspirateur synonyme de fin de niveau.

Rouge sang, ça ne présage rien de bon !
Rouge sang, ça ne présage rien de bon !

Outre sa prise en main, Badland saura attirer votre oeil par sa plastique avantageuse. En effet, ses illustrations d’arrière-plan, même si elles possèdent un trait particulier qui vous fera les aimer, pourraient être tirées tout droit du cerveau malade d’un psycopathe. Sans grande cohérence, on peut y trouver des rochers en forme de lapin de Pâques comme des robots s’inspirant, sans le cacher, de GLaDOS, l’IA pas très sympathique de Portal. Tout les éléments du premier plan, eux, sont noirs. Juste noirs. À l’instar de Limbo il sera donc très difficile de discerner les éléments avec lesquels le joueur peut interagir des autres. Malgré ces incohérences de style et de propos, l’ensemble ne jure pas et c’est bien là le plus important. Après tout, chaque petit défaut le rend un peu plus unique.

… mais je pense qu’on va en rester au café.

Votre première heure de jeu sur Badland sera, à n’en pas douter, une très bonne expérience. C’est après que tout s’écroule. Vous enchaînez les niveaux et là, une scie vous tombe dessus. Bon, après tout vous n’étiez peut être pas attentif... Plus loin, quatre chemins s’offrent à vous, vous en choisissez un, ne vous doutant de rien. Dommage ce n’était pas le bon. Vous vous retrouvez prisonnier et condamné à attendre la mort. “Mince, c’est cruel ce genre de passage tout de même. Espérons qu’ils ne reviennent pas trop souvent”.

Hou qu
Hou qu'il est gros !

Le problème de Badland, passé la première heure de jeu (soit une vingtaine de niveaux sur 80) n’est pas qu’il devienne dur, c’est le lot des die & retry, c’est qu’il se montre cruel et injuste. Les pièges vous tombent dessus, sans crier gare, vous obligeant à mourir pour apprendre une section de niveau par coeur afin d’anticiper leur venue que vous n’auriez pas eu le temps d’esquiver en temps normal. Si ce n’était que ça, le jeu ne serait qu’injuste. Cependant la progression si fluide et naturelle au début du jeu ne sera plus qu’un lointain souvenir une fois que vous aurez progressé dans le jeu. Le level design perd toute créativité et le rythme des niveaux s’en ressent. Chaque passage se transformera en calvaire où vous vous battrez contre le jeu en espérant voir arriver la fin du niveau le plus vite possible pour mettre fin à ce massacre. S’il y avait, à la limite, un quelconque intérêt scénaristique on pourrait se battre 7 ou 8 heures durant pour connaître le fin mot de l’histoire. Mais non, pas de scénario. Pas même de contexte à exposer. Rien. À quoi bon sauver sa peau si le jeu n’en vaut pas la chandelle ?

Bilan

On a aimé :
  • Un visuel accrocheur
  • Une jouabilité efficace
  • Un vrai sentiment de fluidité lors de la première heure de jeu
On n’a pas aimé :
  • La cruauté et l’injustice prennent le pas sur le reste
  • Le level design en manque d’inspiration passé la vingtaine de niveaux
  • Quid du scénario ? De l’univers ?
La p’tite bête qui monte et qui tombe

Pour résumer, Badland partait bien. Très bien. Son aspect visuel, même si décousu, était agréable. Sa prise en main grisante vous fera enchaîner les niveaux avec une fluidité impressionnante. En dehors de la charte graphique (fond dessiné et le premier plan en noir), tout s’effondre petit à petit. Les niveaux sont truffés de pièges indétectables vous forçant à mourir pour retenir chaque section machinalement. Sans parler du level design rendant les passages de plus en plus exigus et ralentissant ainsi artificiellement votre progression. Bref, pour une heure c’est un oui catégorique, pour plus on ne remettra pas en question vos goûts…

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BADLAND : Game of the Year Edition

BADLAND : Game of the Year Edition
PEGI 0

Genre : Action

Éditeur : ID@Xbox

Développeur : Frogmind

Date de sortie : 29/05/2015

10 reactions

Rone

26 mai 2015 @ 18:45

Et voilà Rhaganazielle, notre deuxième nouveau testeur ! Bienvenue à toi aussi !

Mr Moot

Rédaction

26 mai 2015 @ 19:00

Bienvenue dans l’équipe cher Rhaganazielle

annihilplus

26 mai 2015 @ 19:29

Bienvenue RHaganazielle (costaud ton pseudo)

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eRiG

26 mai 2015 @ 19:32

Welcome ;-)

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kallajah974

26 mai 2015 @ 19:55

ABonsoir a tous j’ai un ti problème et j’aimerai avoir de l’aide svp : Voila ma Xbox one commence a saccadé l’image et le son et j’ai aussi l’impression que c décalé avec un temps de retard avec la manette et même si je joue hors ligne donc ça fait chier lol

kalud

26 mai 2015 @ 20:05

Welcome !!!!

texazranger

26 mai 2015 @ 20:46

willkommen bienv heu salut à toi raghamuffin, heu ragnagna ha merde Rhaganazielle

Mr Moot

Rédaction

26 mai 2015 @ 21:23

kallajah974 même après un cold reboot (appui prolongé sur le bouton) ? Ou débranche carrément , j’avais eu un gros pb il y a un an, j’ai cru qu’elle était foutue, et la débrancher quelques minutes ça l’a « sauvée ».

benderbigscore

26 mai 2015 @ 21:39

Welcom l homme au nom imprononçable

Rhaganazielle

Rédaction

27 mai 2015 @ 04:28

Merci à tout le monde pour l’accueil ! :-)