Utilisez votre souris pour découvrir les secrets que le gouvernement essaie de vous cacher. Garanti sans spoilers.
Rapport confidentiel du 16 novembre 2010, opération Call of Duty 7, nom de code : Black Ops.
Évaluations prioritaires du rapport :
- valeur de la campagne solo
- réelle menace zombie
- intérêt des nouveautés du mode multijoueur
- évolution du travail du groupe opérationnel connu sous le nom de Treyarch
La conclusion notera les points positifs et négatifs globaux, vous pourrez l’utiliser pour décider de votre participation ou non à cette opération, si ce n’est pas déjà fait.
Xboxygen décline toute responsabilité dans l’addiction, l’impatience ou le rejet provoqué par la lecture de ce rapport secret-défense.
Que signifient les nombres ?
24 20 12 19 17 17 22 19 23 19 4… Ils sont au centre de l’intrigue développée dans ce nouvel opus deCall of Duty, Treyarch ayant pris le pari de changer des conflits modernes qui sont pourtant au centre de toutes les attentions depuis quelques années. Il est donc question ici d’une incursion directe et musclée dans les secrets les mieux gardés d’une époque très riche et pourtant sous-utilisée dans les jeux vidéo : la guerre froide entre les USA et l’URSS, période qui nous a -à notre connaissance- le plus approché d’un holocauste nucléaire.
Loin de se dérouler sur quelques jours comme la plupart des opus précédents, ici on suivra le Capitaine Alex Mason à partir du débarquement de la baie des cochons à Cuba en avril 1961 jusqu’au lever de voile sur la vérité des fameux nombres en février 1968. Des sources secrètes parlent également d’un passage durant une période clé de l’Histoire passée, mais nous préférons garder le silence sur la véracité ou non de cet élément. Cette longue période permet de justifier sans problèmes les voyages dans les coins les plus chauds du globe à cette époque (et même dans la stratosphère). Dépaysement garanti à chaque mission.
L’opération Black Ops, profitant de la présence du scénariste cinématographique David Goyer ayant travaillé entre autre sur Dark City ou les deux derniers Batman, se pare d’un scénario des plus sympathiques, faisant de nombreuses références à des œuvres connues du cinéma et utilisant au mieux l’ambiance pleine de secrets d’Etat, d’espionnage, de nouvelles technologies d’après-guerre et d’apocalypse que comptent les années 60. Le fait d’ancrer l’histoire dans un univers réel, avec de véritables personnages historiques que l’on rencontre (voire plus, mais ceci est une information sensible ultra-confidentielle réservée à ceux qui viendront au bout de l’histoire) apporte un immense plus à l’immersion et permet de se prendre totalement au jeu pour découvrir le fin mot de l’histoire. Et contrairement à l’immense majorité de la concurrence, le jeu se termine réellement et ne se finit donc pas sur un cliffhanger qui n’aurait trouvé réponse qu’au prochain épisode.
Puisque de toute façon on ne pourra échapper au chapitre comparaison avec Modern Warfare 2, sachez que l’histoire est en tous points plus intéressante et largement mieux racontée que dans le précédent opus qui était un fiasco total à ce niveau. L’immersion, toujours elle, est assurée grâce à des cinématiques inter-mission des plus efficaces bien que l’on puisse regretter que la compréhension de certaines voix ne soit pas toujours optimale, d’autant plus qu’il est bizarrement impossible d’afficher des sous-titres. On peut également compter sur les fameux renseignements à collecter dans les différents niveaux du jeu, qui servent -enfin- plus qu’à gagner quelques succès à l’intérêt discutable puisque depuis le menu du jeu, vous pourrez voir quels renseignements vous avez collectés et ils vous dévoileront des documents confidentiels sur les événements et personnages clés en relation avec l’histoire du jeu. Un bon point.
L’immersion est toutefois gâchée par moments à cause de scripts qui se déclenchent tardivement ou au mauvais moment, un conseil donc : n’avancez pas trop vite et attendez vos coéquipiers si jamais vous allez trop vite pour eux. Si cela vous arrive trop souvent, n’hésitez pas à gonfler le niveau de difficulté, pour challenge d’ailleurs largement plus élevé que dans MW2 à niveau équivalent. Vous éviterez par la même occasion de finir l’aventure trop vite, ce qui n’est plus mal puisque la durée de la campagne est standard à la série des CoD. Autre mauvais point pour l’immersion si l’on porte son attention sur la synchro labiale, absolument catastrophique avec le doublage français, d’autant plus qu’on ne peut pas choisir d’avoir les voix originales appartenant pourtant à des acteurs connus du 7ème art.
Malgré ça, et vous l’aurez sûrement compris, la campagne solo vaut largement d’être vécue, elle brise nombre de (mauvaises ?) habitudes prises par ses prédécesseurs, et met le personnage principal au centre de l’histoire en l’humanisant sans le faire passer uniquement pour une machine de guerre sans émotions.
La menace Zombie doit-elle être prise au sérieux ?
Introduite par une séquence post-générique d’anthologie (bien que n’ayant aucun rapport avec la trame principale), le mode Zombie revient après avoir envahi CoD : World at War. Jouable en solo, écran splitté, multiconsole et bien évidemment en ligne -à 4-, il est très stressant et sympathique à plusieurs où la collaboration est essentielle pour résister aux vagues de plus en plus nombreuses de zombies démoniaques. Malheureusement, le peu de cartes de base (seulement 3 bien que très grandes si l’on ouvre toutes les portes) nuit fortement à l’intérêt du jeu, surtout qu’elles ne sont pas toutes disponibles dès le départ. On a le droit à 4 cartes de plus issues de WaW si l’on s’est procuré l’édition Hardened du jeu, mais les acheteurs de la version de base auront à coup sûr vite fait le tour de ce mode. Vous avez dit DLC ?
A n’en pas douter les Opérations Spéciales de MW2 étaient plus originales, plus diversifiées, plus nombreuses et donc au final plus intéressantes à jouer en coop sur la longueur.















