Il était une fois...Sexy Parodius

«N’importe quoi made in Japan !» , - 0 réaction(s)

Sexy Parodius est sorti en 1996 en arcade, ainsi que sur Saturn et Playstation. Le jeu sort de chez Konami, un ancien grand éditeur et développeur qui n’a pas survécu à l’évolution technique, ni à celle du marché, et qui a surtout oublié sa créativité en cours de route. En 2007, le jeu apparaît de nouveau, sur PSP, dans le cadre il me semble d’une compilation. Il n’est jamais sorti officiellement hors du Japon, et il fallait donc une certaine volonté pour mettre la main dessus.

A cette époque, je vivais non loin du célèbre Boulevard Voltaire à Paris, qui était THE endroit pour les jeux vidéo. Sur une distance très faible se trouvait une belle enfilade de boutiques, et traditionnellement il fallait d’abord toute les visiter avant de décider dans laquelle on allait lâcher un petit billet. C’était l’endroit idéal pour trouver des imports Saturn, et c’est donc là que je me suis acheté ce Sexy Parodius. Vous vous en doutez bien (enfin, si vous avez eu la Saturn !), un shoot en 2D, pas question de le prendre sur Playstation.

La série Parodius est à la base un concept tordu et assez étonnant : reprendre les jeux Gradius, mais en version déconnante. L’air de rien, Sexy Parodius, de loin moins préféré, est le cinquième de la série ! Attention, Parodie ne veut pas dire que ça n’est pas un bon jeu ! Dans les faits, c’est du même niveau que les Gradius, avec le même système d’armement qui augmente jusqu’à devenir spectaculaire, et les mêmes boss pas évidents à passer. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’on est là pour déconner que c’est facile pour autant. La « petite » différence est qu’on abandonne le vaisseau majestueux pour prendre le contrôle de personnages plus ridicules les uns que les autres (j’ai toujours eu une certaine tendresse pour le petit cochon), qu’on blaste des ennemis à priori peu menaçants (on dégomme une quantité astronomique de petites créatures toutes mignonnes), et enfin que le décor est plus ou moins sexy. Pas d’inquiétude, on n’est pas là dans le porno, on en est même à des années lumières. Cela reste du sexy-rigolard pas méchant, dont l’intérêt majeur n’est pas d’émoustiller, mais de faire rire par contraste avec le type de jeu proposé.

Je me suis beaucoup amusé avec ce Sexy Parodius, et je trouve qu’il est d’un intérêt non-négligeable. En effet, il nous rappelle que les jeux vidéo sont aussi là pour qu’on s’amuse sans se prendre au sérieux. Ainsi, la version « fun » de Gradius n’est pas moins bonne que la version sérieuse. Ce sont des ambiances différentes, mais fondamentalement ce sont les mêmes jeux. C’est un peu une leçon qu’on a tendance à oublier quand on catégorise les jeux, avec d’un côté les productions « sérieuses » qui sont “bien vues”, et d’autre part les autres, qu’on va considérer comme légères et donc moins dignes de respect.

Ou alors, on peut ne pas se poser de questions, juste appuyer sur « Play » et s’amuser avec ce titre déjanté, juste pour le plaisir.

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