Il était une fois...Les fous du volant

«Niark, niark, niark» , - 1 réaction(s)

Les Fous du Volant est sorti en 2000 sur Dreamcast et sur Gameboy color, puis l’année suivante sur PS1 et PS2. Comme on peut s’en douter, c’est une adaptation du dessin animé, et c’est Infogrames qui s’en occupe. Je ne connais que la version Dreamcast du jeu, c’est donc celle dont je vais parler aujourd’hui.

Non, ne partez pas ! Même si Infogrames et adaptation est une combinaison redoutable et surtout redoutée, de temps en temps cela a tout de même donné des jeux très fréquentables, même si on se souvient finalement mieux des (très) mauvais jeux que des bons. C’est bien entendu à cette deuxième catégorie qu’appartient Les Fous du Volant. Il faut dire qu’il y a tout dans le matériau d’origine pour faire un jeu. Des personnages typés, des véhicules avec des pouvoirs, et un concept tout bête : les concurrents essaient de gagner des courses. Très naturellement, cela donne donc un Mario Kart-like, et tout aussi naturellement cela fonctionne à merveille !

On retrouve les options habituelles à tout jeu de course, et on va bien entendu se concentrer sur le championnat afin de pouvoir débloquer en cas de victoire la voiture de Satanas et Diabolo ! Dans sa conception, Les Fous du Volant rend une copie sans génie, avec des parcours qui ne marquent pas les esprits, mais qui font bien le job. De même, au niveau de la réalisation, l’adjectif qui se rapporte le mieux au jeu est « propre », sans plus, mais sans moins non plus. Les mécanismes du jeu sont eux-aussi sans relief, se contentant de décalquer la recette de Mario Kart. Aucune originalité, certes, pas de risques, mais un résultat qui se tient bien.

La force du titre vient bien entendu de la licence exploitée. Infogrames a souvent eu du mal à faire des jeux intéressants, mais par contre ils ont toujours été bons pour capter l’ambiance et le visuel de leurs licences. Pour les Fous du volant, le travail fait est excellent et porte l’ensemble. Comment ne pas tomber sous le charme de Pénélope Joli-Cœur, et comment ne pas être amusé par Al Carbone, Malabille et Malabar ou Roc et Gravillon ? Les véhicules, aux caractéristiques légèrement variées, ont tout autant de caractère. Le Tocard Tank, Le Coucou Casse-cou ou le Tacot Tout-Terrain de Rufus la Rondelle ne se ressemblent pas du tout, et tout cela donne à l’écran un résultat varié et coloré souligné par des musiques et bruitages qui fleurent bon ce vieux dessin animé déjanté.

C’est vrai que fondamentalement il n’y a rien d’exceptionnel dans cette adaptation, mais elle réussit quelque chose d’assez précieux : elle distille de la bonne humeur. Rien que pour ça, ces Fous du Volant méritent d’être joués !

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1 reactions

pushfred

26 sep 2016 @ 08:38

Sapristi saprista, souris grise et face de rat ! Diabolo fait quelque chose... A la même époque, il y avait South Park rally qui était beaucoup moins réussi que celui-là. Voilà, c’était pour laisser un commentaire sur ce jeu fort sympathique