Il était une fois...Radiant Silvergun

«Le Candy Crush du shoot» , - 4 réaction(s)

Radiant Silvergun est un jeu d’arcade développé par Treasure et édité par Sega en 1998, à la fois sur borne et sur Saturn. En 2011, Microsoft Games Studios le ressort sur XLA, mais n’ayant pas joué cette version, je n’ai pas grand-chose à en dire (vous pouvez le faire dans les commentaires !).

Et là, je vous vois venir. « Quoi, Radiant Silvergun dans Il Etait une Fois ? C’est pas une rubrique réservée aux jeux un peu oubliés ? Il est mythique ce jeu ! ». Vous avez raison, et en même temps vous avez tort ! Si pour les vieux de la vieille, rien que le titre donne des frissons, l’ultra-majorité des joueurs n’a jamais joué une partie de ce fantastique jeu. En effet, déjà, il n’était accessible pendant longtemps que sur deux supports : l’arcade (qui aujourd’hui a l’expérience de ce jeu sur borne ?) et sur Saturn. Cette dernière, je ne vous apprends rien, n’était pas très répandue sous nos contrées. Alors quand en plus le jeu est difficile à trouver (600$ sur Amazon…)… Ensuite, sur 360, il débarque à un moment où les shoot’m up sont des jeux qui n’éveillent la curiosité que de très rares joueurs. Bref, si je reconnais que Radiant Silvergun est un peu borderline pour se trouver dans cette rubrique, je me dis que ce sera au moins l’occasion de donner envie d’y jouer !

Mais c’est quoi ce jeu, vous demandez-vous peut-être ? Et bien, pour faire court, c’est un bon vieux shoot’m up à scrolling vertical. Comme il en existe des centaines, sauf que celui-là est à la limite de la perfection, tant il n’a aucune fausse note à sa partition, et tant il innove avec un système de jeu qui accroche littéralement le joueur. Si, de loin, on peut avoir l’impression d’un titre de la catégorie Manic-shooters où les boss se succèdent, il faut creuser un peu au-delà…

Commençons par sa réalisation, absolument splendide. Histoire de ne pas faire un article de 5 pages, je vais vite passer sur la musique, qui pourtant fait un excellent job. Graphiquement, on a un jeu en 2D, mais intégrant des éléments 3D (les boss). Ce mélange était une spécialité de la Saturn. Limitée en 3D, plus que la Playstation, elle pouvait par contre tout à fait s’accommoder de ce type de gestion. Comme dans le même temps la bécane était une brute pour la 2D, le résultat est spectaculaire, fluide, lisible, avec des boss parfois très gros et impressionnants et des explosions et effets spéciaux partout à l’écran. Rien que pour ça, Radiant silvergun mérite sa réputation.

Vous l’avez bien compris, c’est surtout son gameplay qui en a fait un jeu légendaire. Commençons par le plus banal, qui pourtant ne l’est déjà pas. Notre vaisseau peut alterner entre 7 armes différentes, allant de tirs classiques (devant, sur les côtés…) à la géniale Radiant Sword, une sorte d’épée d’énergie qui tourne autour du vaisseau. Le niveau de toutes ces armes peut-être monté, en fonction des ennemis détruits, comme dans un jeu de rôle. Dans le même temps, tout est fait, en particulier avec les boss, pour qu’on soit poussé à jongler entre les armes. Chaque nouvel adversaire est pratiquement une énigme qu’il faudra décrypter pour pouvoir le vaincre, en utilisant les armes les plus adaptées… A condition qu’elles soient à un niveau de puissance suffisant. Et c’est comme ça que de façon inattendue on se retrouve à devoir jouer stratégiquement à Radiant Silvergun ! C’est aussi une des raisons qui fait qu’on va y rejouer aussi souvent, pour trouver les bonnes combinaisons, celles avec lesquelles on est le plus à l’aise. Et il va falloir du temps pour y arriver, car le jeu est fucking dur !

Cette difficulté est un énorme atout, du fait qu’elle s’associe à une progression qui pousse le joueur à devenir de plus en plus fort, pour peu qu’il s’investisse dans le gameplay. Ainsi, alors qu’on peut avoir l’impression que certains passages sont à la limite de l’impossible, on se surprend après quelques essais (bon, ça peut être pas mal d’essais quand même !) à les passer sans trembler en frôlant les tirs ennemis pour gagner plus de points (je glisse cette astuce de gameplay juste en passant, sinon l’article va être vraiment trop long !).

Après un bon paquet d’heures dessus, on devient un expert de Radiant Silvergun. Enfin, c’est ce qu’on croit… Car voilà le deuxième effet Kiss Cool. Le système pour marquer des points est une invitation géniale au scoring, et un défi pour toute personne s’estimant bonne. Et quel joueur peut résister à un défi ? Voilà le principe… Chaque ennemi a une couleur qui lui est affectée, entre le bleu, le rouge et le jaune. Pour marquer des points, il faut réaliser des « chains », comme dans Columns pour les anciens, ou comme dans Candy Crush pour les plus jeunes. Ainsi, pour scorer, il faut tuer des groupes de trois ennemis d’une même couleur. Si on enchaîne les combinaisons, le score monte à une vitesse fantastique, mais dès qu’on brise la chaîne, tout repart à 0. Il y a même des combinaisons plus évoluées dont je ne me souviens plus, mais qui permettent de faire sauter le jackpot ! Le but n’est plus alors vraiment de terminer le jeu, mais plutôt de réaliser le score parfait. Pour ça, il faut souvent ignorer des ennemis juste pour maintenir son enchaînement. Rappelez-vous, le jeu est déjà dur à la base, alors quand on commence à vouloir s’attaquer aux high scores, cela demande un skill vraiment développé. On peut se dire que ce n’est pas pour tout le monde ? Pas faux, mais la magie de Radiant Silvergun est que justement, on maîtrise le jeu de plus en plus même si à la base on a un peu de mal. Le niveau de satisfaction qu’on en retire est juste fantastique. Je n’ai jamais été un grand joueur de Radiant, mais je me défendais quand même pas mal, et j’ai encore le souvenir de la première fois où j’ai réussi à atteindre l’enchaînement maximum en slalomant au milieu des tirs ennemis pour viser précisément celui qui m’intéressait. J’étais tellement content que j’en ai gueulé dans l’appartement, me prenant du coup directement un pruneau !

Je ne vous ai pas convaincu de vous débrouiller pour essayer Radiant Silvergun ? Alors tant pis, Je ne sais plus quoi ajouter !

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Alan

17 sep 2016 @ 22:09

j espère que la mode des shoot em up reviendra car c’est un peu le désert en ce moment sur la one. J’ai l impression que ça revient doucement mais sûrement. Ça pourrait donner des jeux terrifiants si ils ne font pas dans le style rétro-gaming mais avec des graphismes digne de la console. En tout cas, je croise les doigts.

jmabate

18 sep 2016 @ 09:46

techniquement, le jeu est assez ouf ! quasi pas de chargement entre les niveaux. la musique ne s’arrête jamais pour nous fournir l’action brute et sans concessions mais je n’ai pas adhéré à cette ambiance électrique fournie par cette palette de couleurs froides et cette BO qui est assez stridente.

NF7 KaZey

19 sep 2016 @ 20:42

Radiant et Ikaruga 2 Hit. GG l’article !!

NF7 KaZey

19 sep 2016 @ 21:00

Comme tu dis c’est le gameplay qui fait le jeu et peu de jeux lui arrive a la cheville de ce coté la. le gameplay, la rejouabilité, la difficulté et surtout la finition du scoring, des chains (comme ikuraga) qui est tres poussé. C’est pas du bete die and retry comme aujourdhui, il faut enormement d’xp et de skill pour scorer dessus.