X Story : KOTOR

«La Force est avec lui» , - 8 réaction(s)

Star Wars : Knights of the old Republic, qu’on va s’empresser d’appeler KOTOR, comme tout le monde, édité par LucasArts et féveloppé par Bioware, est sorti en 2003 sur Xbox, puis sur PC un peu plus tard dans la même année.

Pour celui-là, il va falloir que j’arrive à faire preuve d’esprit de synthèse pour ne pas vous faire un article de 12 pages, tellement ce titre est un de mes jeux préférés ever ! L’histoire qui nous est racontée se déroule des milliers d’années avant les films, à une période où l’ancienne république est menacée par le seigneur Sith Dark Malak. On prend le contrôle d’un personnage qui se réveille, amnésique, dans un caisson et… J’en reste là. Il y a peut-être des gens qui n’ont pas encore joué à KOTOR, et le déroulement de son histoire est tellement bon qu’il serait criminel de dire quoi que ce soit. En avançant dans l’histoire, on va rencontrer des coéquipiers plus colorés les uns que les autres, allant du gentil qui veut la paix dans le monde au salopard assumé (cet incroyable robot HK47 qui parle des humains en les appelant « sacs à viande » !), en passant par des alliés à la personnalité entre deux eaux et qu’on pourra influencer.

KOTOR est un jeu de rôle qui mise sur des mécanismes à la fois classiques et élaborés. Dans les phases de combat, c’est un système en semi-temps réel qui est proposé, le jeu se mettant en pause le temps qu’on programme les actions de nos belligérants. Le résultat est dynamique, tactique et prenant, dissimulant astucieusement les mécanismes basés sur le jeu de rôle papier derrière une représentation qui reste spectaculaire et intense. Aussi bien que les combats soient, ce n’est pourtant pas ça qui fait que KOTOR est un titre si aimé.

Sa grande force vient plutôt de son histoire et de l’importance réelle des choix du joueur. Si ce qui nous est raconté est somme toute classique, le scénario qui articule les rouages de l’histoire est une petite merveille, faisant s’imbriquer avec naturel tous les éléments qu’on a envie de voir dans un jeu Star Wars. On va ainsi visiter plusieurs mondes et se trouver dans des situations variées, sans pour autant oublier notre véritable objectif. La médiocrité du pitch de base avec le héros amnésique qui découvre son passé est oubliée après une heure de jeu, quand on comprend, très vite, que cette astuce classique va au-delà de la facilité scénaristique. En effet, une grande partie du jeu, dans le respect total de l’œuvre originale, est basée sur le côté lumineux ou obscur de la Force. Le joueur est ainsi sans cesse confronté à des choix qui vont l’amener d’un côté ou de l’autre, et avec lui il entrainera son équipe. Le refus du manichéisme est un autre aspect passionnant dans KOTOR, puisqu’il n’y a pas vraiment de bonne ou de mauvaise solution, et il y a des avantages à être vertueux, tout comme à être d’une moralité douteuse. Et pour une fois, les conséquences des actions du joueur ont un réel impact sur le déroulement de l’histoire. Cet impact va jusqu’au déroulement des combats (les pouvoirs majeurs n’étant pas les mêmes du côté lumineux ou obscur) et dans l’apparence physique du héros. Beaucoup de ces choix passent par des phases dialoguées qui ne sont pas loin de la perfection. Si cela consiste au final à juste choisir parmi un panel de réponses, la justesse de l’écriture et des joutes verbales est un véritable plaisir, et servira à Bioware d’inspiration pour Mass Effect un peu plus tard.

Techniquement le jeu n’est pas vraiment tape à l’œil, mais au regard de ses ambitions, cela reste plutôt bon. Si les graphismes ne sont pas fous, la variété des environnements, et surtout le design général, sont au top. Le boulot réalisé est stupéfiant, car KOTOR réussi à parfaitement s’intégrer dans l’univers Star Wars, tout en dégageant quelque chose de légèrement différent qui témoigne qu’on se trouve bien à une autre période. La seule chose qui manque et qui est propre à Star Wars, ce sont les dog fight, et d’une façon plus générale des séquences dans l’espace, mais même cette lacune est astucieusement comblée par des cinématiques percutantes, ou tout simplement qui resituent les déplacements (les atterrissages et décollages). On passera sur l’animation du jeu, loin d’être parfaitement fluide, car cela n’impacte pas le plaisir dans un jeu de ce type. Il convient par contre de se pencher sur la bande sonore, remarquable. Les musiques sont d’inspiration John Williams, tout en étant inédites, les bruitages, caractéristiques de la série, sont ultra-efficaces (le Vooooom du sabre laser quand on le sort…Rhaa Lovely !), et les doublages ne trahissent pas (ou très peu) la qualité des dialogues. Dans un jeu où les échanges parlés sont si importants, c’est un point capital, et cela participe grandement à une immersion totale.

Quand on additionne tout ça, on obtient une véritable claque donnée aux fans de Star Wars, d’autant plus du fait du timing de la sortie du jeu. En effet, quelques années avant, le terrible Episode one avait plongé tous les fans de la saga originale en dépression avancée. Entre un scénario bancal, une imagerie dégueulasse et le viole de ce qu’était l’essence même de Star Wars, c’était vraiment trop d’un coup. Un espoir réduit en charpie. Et là débarque KOTOR qui montre exactement ce qu’aurait dû être un nouveau film Star Wars. Une histoire originale, déjà, mais aussi un scénario écrit avec autre chose que les pieds, caractérisant ses personnages, et surtout, surtout, une véritable exploitation de l’univers mis en place dans la trilogie originale. Depuis la première trilogie, des livres ont été écrits, et le jeu de rôle a été très pratiqué, l’ensemble sous le patronage de Lucas veillant à la cohérence globale. C’est sur cette mythologie que se base KOTOR, profitant d’un univers d’une richesse extraordinaire, mêlant des univers variés, et gravitant autour de concepts semi-religieux se rapportant à la Force. Alors que le film faisait voler en éclat ce qui a été construit au fil des années, le jeu en a tiré un profit fantastique, qui aujourd’hui encore est le témoignage de ce que peut apporter Star Wars.

Espérons que les films à venir s’inspirent plus de KOTOR que de la prélogie…

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8 reactions

mika450

02 jui 2016 @ 18:24

j’ai du finir ce jeux une centaine de fois a l’époque sur Xbox :-P j’ai fait tout les choix possible dans les dialogue et les 2 fin côté lumineux et obscur;-) j’ai même eu un baiser avec la charmante bastilla lol|-)

jmabate

02 jui 2016 @ 19:25

énorme ! la DA star wars, les langues extraterrestre :-)), musiques à la star wars composé pour le jeux, des choix qui affectent le déroulement du jeux, un système de combat intéressant, le RPG qui à mis les JRPG sur le carreau !

Kotor 2 est moins bon...mais ce n’est plus bioware derrière qui enchaîne avec jade empire qui est excellent !

AceParty

03 jui 2016 @ 00:10

Ha Kotor 1 et 2, c’était vraiment une chouette époque la Xbox OG. Républic Commando était cool aussi. J’aimerais vraiment que ces jeux soient rétro sur Xbox One d’une manière ou d’une autre ayant toujours les copies Xbox chez moi.

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bangy78

03 jui 2016 @ 01:01

Kotor fût pour moi, un must, j’ai tellement adoré que j’ai pas compris pourquoi on ne l’a pas sur One, pourquoi Kotor à continué sur Pc et pas console ? Bref une véritable perle

Spyboxman

03 jui 2016 @ 11:55

Ce jeu une merveille, j’ai du le faire une dizaine de fois !! Je me souviens que je faisais souvent bouger les sabres pour entendre le « voom voom » :-)) Je vais voir pour me le reprendre sur PC, avec quelques mod graphique ça devrait le faire, et surtout ce sera mieux que rebrancher ma premiere xbox

Maxattacks

04 jui 2016 @ 10:17

un kotor sur cette gen cartonnerait à fond

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storm41

04 jui 2016 @ 22:16

maxattacks comme jade empire d’ailleurs qui etait une tuerie aussi d’ailleurs !!!

bastoune

05 jui 2016 @ 09:09

KOTOR... c’est un des tout plus grandiose grandissime jeux de tout les temps, sans dèc... Kotor et moi, c’est une histoire d’amour... On s’est croisé un jour au coin d’un rayon, il m’a regarder droit dans les yeux, a legerment agité la main et a dit un truc du genre « et maintenant je vais acheter ce jeu », et je l’ai acheter... oui c’est une histoire d’amour tarifée... vous avez vu Pretty woman ? Chuis pas tout seul ! ne me regardez pas avec ses yeux là... je l’aimais d’amour... et il me le rendait bien !

Y’avait tout dans ce jeu, en tout cas, tout ce que j’aimais, il m’a fait oublier à tout jamais le rpg nippon, qui me semblait alors si fade... oh oui j’ai passer de longues heures à tripoter du chokobo, et j’en ai tiré du plaisir, ce serait mentir de dire le contraire, mais... non ne me regarde pas comme ça shuikoden... je ne reviendrai pas... tu me manqueras... Voooom... oui j’arrive chérie !!!!

Une belle histoire... et puis Jade Empire est arrivée dans ma vie... l’exotisme... j’ai craqué... Aujourd’hui ? J’attends une jolie histoire... j’ai rencontré une certaine Andromeda sur le net... on devrait se rencontrer bientôt... j’ai hâte |-)