Publicité

Test – Way of the Samuraï 4

Test – Way of the Samuraï 4
Le 4 octobre 2012
Le 4 octobre 2012

Itinéraire non fourni.

Partager cet article :

Le samouraï. Créature humanoïde à 5 membres, dont un d’acier, ô combien mystérieuse qui sait se montrer bien sympathique, à l’instar de Kenshin, mais également d’une cruauté sans bornes, comme peut l’être Kyo aux yeux de démons.

Je vous passe sur les énergumènes tels que Gintoki et son je m’en foutisme le plus total, préférant faire ce qu’il veut, quand il veut. Tout ce name dropping n’a pour but que d’introduire Way of the Samurai 4, qui justement vous permet de devenir le samouraï que vous souhaitez devenir, mais uniquement sur PS3.

I’m a poor lonesome samouraï

Les combats ne sont pas très réactifs ni dynamique. Heureusement que contre plusieurs adversaires, chacun attend son tour.

Dans ce quatrième opus, nous quittons les champs de bataille liés à la réunification du Japon (thématique du troisième épisode, disponible sur PS3 et Xbox 360), pour prendre place dans une période tout aussi importante du pays nippon : l’ouverture forcée du pays.

Les étrangers britanniques, à bord de leurs vaisseaux lourdement équipés de canons, ont forcé le gouvernement impérial à échanger avec l’extérieur et donc s’ouvrir aux autres pays.

Le gouvernement, très protectionniste, n’ayant pas trop le choix, se plie à cette ouverture tout en restant sur ses gardes, attendant le moment pour montrer les crocs.

Autant dire que si certains accueillent cela avec plaisir, que d’autres s’en moquent totalement, ou encore que d’autres en profitent pour se plonger dans l’oisiveté la plus totale, cela n’est pas vu d’un très bon œil de la part des protectionnistes les plus acharnés, dont les sabres bien agités n’hésiteront pas à danser pour repousser l’envahisseur.

C’est dans ce contexte, que vous, un samouraï venu d’on ne sait où, débarquez dans une petite ville portuaire japonaise, et allez vous retrouver au milieu d’une situation plus qu’épineuse. Mais ce sera alors à vous de vous frayer votre propre chemin dans la voie que vous souhaitez, lui faire des infidélités, ou encore glander bien comme il faut à pêcher, pioncer ou faire la cour à tout ce qui porte l’équivalent d’un wonderbra.

Les cinématiques sont l'occasion d'admirer à quel point la technique du jeu fait très génération précédente.

Dans cet opus, finie la liberté totale sans savoir vers quoi vous tourner, puisque vous aurez une frise chronologique d’évènements à disposition, et ce sera à vous d’en déclencher l’un ou l’autre afin d’en rendre d’autres accessibles, tout en regrettant ou pas vos choix de ne pas avoir pris une autre voie.

Ce système, comme son grand frère, permet une grande rejouabilité avec pas moins de 10 fins (contre plus d’une vingtaine dans le précédent). Cependant, le parcours étant bien plus rempli, il demandera un investissement temporel un peu plus important pour en voir une seule, contrairement au prédécesseur qui ne nécessitait pour certaines que dix minutes de jeu. Ce 4ème épisode a l’avantage également de ne pas avoir à refaire sempiternellement les mêmes choses à l’exception d’un élément pour voir une fin différente. Ici, c’est plus une histoire qui est contée, et dans laquelle, vous serez acteur. Ce qui nous emmène au point principal du titre.

Pour être acteur d’une histoire vous l’êtes, mais cela nécessite d’immenses efforts pour passer outre le gameplay répulsif et austère du titre, qui en dehors d’une adaptation pour coller à la période du jeu, reste foutrement compliqué et mou pour pas grand chose !

Et si cela ne pose pas vraiment de soucis en phase d’exploration et dialogues, durant les phases de combat, il en est tout autre tant notre personnage manque de réactivité et d’énergie. Surtout que vous êtes vraiment lâché dans le jeu, sans rien savoir, et ce ne sont pas les tutoriels de début de partie, qui vont être d’un grand secours tant la chose reste brouillonne.

Nippon, ni mauvais

Le seul moyen d'avoir une carte lisible, et de la regarder dans les menus flashy du jeu.

C’est cependant après un énorme effort d’adaptation au jeu et à la technique déplorable du titre, à peine digne d’une PS2, que le titre s’offre à l’acteur que vous êtes. Vous évoluerez au milieu de cette ville, comme bon vous semble, chacun de vos choix étant sans retour possible. Il faudra donc se comporter correctement vis à vis de votre voie, si vous ne voulez pas devenir un bon samaritain alors que vous rêviez d’être la terreur du Japon, ou encore aider une « faction » opposée à la votre.

Bien évidemment, ce choix vous appartient et décuple d’autant la rejouabilité, le plaisir malsain de mettre en confiance pour mieux trahir ou encore votre envie de débloquer tous les trophées.

En tant que samouraï, vous avez accès à de nombreux styles de combat à la lance, au sabre, ou encore à mains nues. Vous découvrirez de nouvelles techniques au fur et à mesure que vous éprouvez celles déjà connues, et devrez bichonner votre équipement (et ceux qui s’en occupent tant qu’à faire) afin de ne pas voir votre précieuse arme se briser par manque d’entretien.

Et la pauvre sera bien éprouvée, puisque les gens que vous interpellerez pourront vous confier des missions que vous pourrez accepter ou refuser, tout en devant faire face aux conséquences de réputation qui en découlent. Ces missions sont variées, allant de la discussion au messager, tout en passant par le meurtre, la chasse aux gêneurs, ou encore « persuader » quelqu’un de rembourser ses dettes.

Bon, là tu l'as emballée. Reste plus qu'à t'incruster chez elle et passer à l'action cette nuit !

De vos actions découlera une note de samouraï, déterminant qui vous êtes. Cette note n’est pas figée, puisque de nobles actions peuvent la faire monter, alors que des comportements indignes la feront chuter.

Cette note vous donnera des points de samouraï, vous octroyant la possibilité d’acheter des éléments bonus, comme par exemple de nouvelles options de customisation de personnage pour en bénéficier lors de votre partie suivante.

Afin d’éviter de tous subir un flashback horrible de l’époque où les jeux japonais étaient adaptés pour l’Europe, nous dirons que les bandes noires en haut et en bas de l’écran sont dues à une volonté de donner un aspect cinématographique. Et nous ne nous arrêterons pas non plus à l’ajout de bandes noires supplémentaires aux mêmes endroits lorsque le jeu passe en mode cinématiques (interactives), qui rend incompréhensible le premier choix.

Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose incompréhensible du jeu, puisque les dialogues, en japonais, ne sont sous-titrés que dans un anglais très américanisé, et surtout avec des expressions (tantôt de l’argot, tantôt plus soutenu) un poil plus compliquées que ce qu’on peut apprendre à l’école. Ce n’est pas insurmontable, mais bien gênant, sachant que le jeu, lui, ne vous attendra pas pour comprendre et vous demandera d’être réactif durant les cinématiques. Alors que le précédent opus possédait des textes en français, ici, on reste dans l’incompréhension.

Et nous ne chercherons même pas à comprendre pourquoi les menus mélangeant habilement le vert fluodanstatronche et le violet pétardquitefaitsaignerlesyeux sont très souvent utilisés, puisqu’après quelques heures de jeu, il nous faut des yeux de rechange.

L’art de passer le temps

Avant de consommer, il va falloir balancer des taquets aux éventuels gardes, maris et autres gêneurs, et sans éveiller les soupçons.

Et puis quitte à changer d’yeux, je vous en conseille des bons avec zoom x50 intégré afin de pouvoir lire la carte en plein jeu, habilement sur-imprimée sur le milieu de l’écran, rendant à la fois l’action mais aussi la carte illisibles. N’oublions pas non plus sa version miniature dans le coin haut gauche de votre écran, pour lequel la surimpression de ce modèle réduit n’était vraiment pas nécessaire pour être illisible. C’était vraiment un point nécessaire, vu la complexité de l’architecture des lieux, mais il est tellement mal intégré que finalement on préfèrera se planter.

Alors oui, j’imagine déjà l’idée que vous vous faites de ce titre : un peu de pas mal, et beaucoup de naze.

Mais c’était sans compter ce charme propre à cette série. Vous êtes entièrement libre de vos actes et devrez en subir les conséquences. L’ambiance globale du titre, soulignée par une bande son relativement paisible et fidèle, est tout bonnement exceptionnelle. On a l’impression d’être présent dans ce Japon faisant face à un des plus grands tournants de son histoire, vivant dans ce petit port, agissant, et influant (ou pas, si vous vous sentez d’humeur glandeur) sur la destinée de cet écosystème durant les quelques jours que couvre l’histoire.

La question qui va se poser à nous est donc : est-ce que le jeu vaut le coup parce qu’il transmet des sensations de jeu ?

La réponse pourrait tendre vers la négative à cause des points énoncés plus haut.

L'icône noire en bas à droite indique qu'on peut parler au personnage, même pendant les combats ! De quoi le stopper avec des mots, s'excuser, ou encore gagner un peu de temps pour une fourberie.

Mais à côté de cela, nous avons une ambiance, une liberté, et une rejouabilité importantes. Le personnage n’est pas que dirigé, mais également incarné. Mieux encore : à chacune de vos incarnations, vous pourrez peut être avoir l’occasion de croiser la route d’une des anciens samouraïs que vous incarnez au fil de vos parties (vous gardez votre équipement d’une incarnation à l’autre).

Le jeu s’en trouve très riche, et même s’il ne permet pas de le partager avec des compagnons en ligne ou sur la même console, vous pourrez croiser la route, de manière indirecte, d’autres personnages joueurs qui seront téléchargés sur votre console, et contre lesquels, vous pourrez affronter en duel.

A côté de cela, le jeu propose des mini-jeux, comme le jeu de drague et de séduction (pour pas dire autre chose).. La première phase se tient à des dialogues, dans lesquels, vous tenterez de flatter la femme choisie. Si elle mord à l’appât, vous aurez l’occasion, une fois la nuit tombée, de vous retrouver dans un endroit de son choix. Se déroulera alors une phase de gameplay, aussi lourdingue qu’un combat, qui si réussie, vous mènera dans son futon, pour qu’elle remorde littéralement à votre hameçon. Et ce, tout comme les poissons, puisque la pêche sera une autre activité de glandouille, tout comme la sieste ou encore faire un petit tour au casino.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’ambiance
  • La durée de vie de l’ensemble
  • La fidélité de l’époque
  • Technique totalement à l’ouest
  • Gameplay bien trop complexe pour les résultats obtenus
  • Combats lourdingues
  • Accessibilité linguistique limitée

Conclusion du test de Way of the samurai 4

Ca me raille
{{Way of the Samurai 4 est à l’image même de son prédécesseur : un jeu profond, riche en contenu, permettant de jouer sur la durée pour découvrir toutes les facettes et tous les morceaux de l’histoire que le titre a à offrir. Cependant, cela en devient son plus gros défaut lorsqu’on voit le jeu ne faire aucun effort pour habiller mieux que cela d’un point de vue du gameplay et de l’esthétique, ce concept et cette richesse. Ce qui fait que malgré l’intérêt important qu’un joueur pourrait avoir envers cette simulation de samouraï, l’aspect technique dans son grand ensemble rebutera 9 joueurs sur 10 qui s’y essaieraient, n’arrivant pas à surmonter cet obstacle.

Et vous, faites-vous partie des 1/10 restants ?}}

L
Partager cet article

Way of the samurai 4

Développeur : Acquire
Éditeur : Rising Star Games
Date de sortie : 04/10/2012

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » Test – Way of the Samuraï 4