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Test – Portal 2

Test – Portal 2
Le 1 mai 2011
Le 1 mai 2011

Casse-tête pas casse-pieds

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Le plus compliqué lors de la réalisation de la suite d’un jeu à succès, c’est d’arriver au moins au même niveau que le prédécesseur, voire de le surpasser. C’est pourtant le défi qu’a choisi de relever Valve en s’attaquant à la suite de Portal, jeu acclamé lors de sa sortie notamment pour son originalité et son humour. Alors, challenge accompli ?

Une équipe qui gagne

Mais non ce n'est pas compliqué

Avec Portal 2, on prend les mêmes et on recommence. Les évènements se déroulent une centaine d’années après le premier volet dans lequel Chell, le personnage incarné par le joueur, avait apparemment tué GLaDOS et détruit une bonne partie des locaux d’Aperture Science. Le générique de fin de Portal laissait cependant suggérer que cette dernière était toujours en vie.

Après un sommeil de 100 ans, Chell se réveille dans une chambre d’Aperture Science et ne tarde pas à rencontrer un nouveau personnage, Wheatley, petit robot sphérique qui nous apprend que les lieux sont à l’abandon et qu’une catastrophe se prépare. Il va donc falloir tenter de quitter l’endroit rapidement. C’est l’occasion de parcourir les ruines d’Aperture Science, ses salles de test ou encore ses chaînes de fabrication de tourelles…. Malheureusement, GLaDOS ne tardera pas à vous barrer la route et à tester vos capacités tout en rappelant le fait que vous l’aviez “tuée” et qu’elle compte bien se venger.

De nouveaux éléments

Les premières salles de test qu’il faut résoudre pour avancer ne sont guère différentes de celles de Portal. Si l’objet central de l’aventure est le portal gun, un fusil capable de générer deux portails sur les murs que le joueur peut traverser pour ressortir par l’autre, de nouveaux éléments vont ensuite faire leur apparition dans les salles, augmentant ainsi la complexité des puzzles.

On remarque ainsi l’ajout de lasers permettant d’activer des interrupteurs et dont le faisceau peut être dévié grâce à des cubes optiques, ou des sortes de catapultes vous projetant vers un point particulier. Puis, on trouve des ponts de lumière qui permettent de se déplacer ou encore de bloquer les tirs des tourelles, et des tunnels créés par un générateur qui font avancer automatiquement toutes les choses placées à l’intérieur. Enfin, trois sortes de gels aux propriétés différentes sont à utiliser intelligemment pour avancer : le premier, de couleur bleue, est un gel répulsif qui permet de faire rebondir tout ce qui en est couvert ; le second, de couleur orange, entraîne une accélération des mouvements et permet ainsi de courir plus vite ; le dernier, blanc, propose la création de portails sur les surfaces qui ne le permettaient pas.

Une recette parfaite

C'est quoi le bon sens ?

Tous ces éléments doivent être combinés de manière différente, souvent complexe, parfois tordue, dans le but d’accéder à la salle suivante. C’est un vrai régal de voir avec quelle ingéniosité a été pensé le level design tant les tests se suivent et ne se ressemblent pas. Il est souvent nécessaire de s’y reprendre à plusieurs fois afin de trouver le bon mécanisme sans être décourageant pour autant. Au contraire, tout est fait pour que le jeu soit agréable et donne envie d’avancer. On peut d’ailleurs souligner une belle réussite dans le dosage de la difficulté croissante au fil du jeu. On se surprend parfois à s’émerveiller devant tant d’originalité et bien souvent, après plusieurs minutes de réflexion, on rigole de voir que la solution était finalement toute simple. Cette augmentation de la difficulté peut toutefois être à l’origine d’une baisse de rythme au risque de s’ennuyer un peu. Heureusement, ceci n’est que passager, et l’histoire reprend toujours un tournant qui redonne un coup de boost.

Le tube de l'année

Vous ne trouvez pas la solution à un test ? N’espérez pas recevoir de l’aide. En effet, aucune indication n’est fournie, les salles sont caractérisées par leur environnement vierge et aseptisé et seul votre sens de l’observation vous permettra d’entrevoir le point d’arrivée.

Si les salles du premier volet étaient quasiment identiques et dépouillées, on note plus de variété dans Portal 2. Même si le design de celles-ci reste très épuré et futuriste, on remarque une évolution au fur et à mesure de l’avancée à travers les 10 chapitres du jeu, notamment après un retournement de situation dans l’histoire et les décors sont de plus en plus détaillés à mesure que la fuite avance.

Un humour décapant

Marque de fabrique de la série, l’humour est encore une fois un pilier central de Portal 2. Le gameplay riche, varié et agréable est renforcé par de nombreuses notes d’humour, et ce, dès le début du jeu avec le personnage de Wheatley qui ne perd pas une occasion de placer une remarque hilarante. De la même manière, le discours que tient GLaDOS, déçue et énervée par la dernière confrontation, est toujours pimenté d’un humour moqueur parfois noir qui ne gâche rien au spectacle. Sans oublier les mythiques et attachantes mais néanmoins mortelles tourelles qui nous gâtent encore une fois de leurs répliques amusantes. On pourrait craindre de se lasser après quelque temps de cet humour, il n’en est rien. Le style est intelligent et fin, les auteurs se sont vraiment fait plaisir sur ce point et on ne peut que les en féliciter.

Quand il n’y en a plus…

Surtout ne pas tomber...

Selon les joueurs, il faut compter environ entre 8 et 10 heures pour venir à bout du solo. Bien sûr, il est toujours difficile de mettre une durée de vie sur un jeu, d’autant plus qu’avec Portal 2, tout dépend de votre capacité à résoudre les puzzles plus ou moins rapidement. Valve a eu la bonne idée d’ajouter un mode coop dans son jeu.

Plus qu’une simple façon de rallonger la durée de vie, celui-ci est un véritable atout à part entière. Les mécaniques de jeu restent celles qui font la réussite du solo mais le gameplay est superbement ajusté pour deux joueurs. A aucun moment l’un ou l’autre des personnages n’est laissé à l’écart, le mot coopération n’a jamais pris autant de sens, les tests nécessitant toujours une action de la part des deux joueurs pour être accomplis.

L’ajout de fonctionnalités particulières pour la discussion et l’entraide entre joueurs sont particulièrement bien pensés. Il est par exemple possible d’utiliser un pointeur pour désigner une action à effectuer à votre coéquipier, lancer un compte à rebours afin de réaliser une action en même temps, etc.

L’humour est aussi toujours présent, GLaDOS ne manquera pas de se moquer des joueurs lorsque ceux-ci ratent un test ou de les féliciter pour avoir envoyé leur partenaire au casse-pipe et de lancer des blagues ou encore des références au solo. De plus, il est possible de saluer son partenaire, lui taper dans la main ou encore de danser, ajoutant ainsi au côté décalé.

Le mode coop est presque un jeu complet puisque sa durée est presque équivalente à celui de solo. De quoi passer d’agréables moments supplémentaires.

Le Bilan

On a aimé 

  • Un level design excellent
  • Un humour hilarant
  • Une difficulté bien dosée
  • Le mode coop très complet
  • Certains passages plus mous
  • On en veut plus
  • Pas de gâteau à la fin

Conclusion du test de Portal 2

La suite rêvée
Portal 2 a su garder les forces de son prédécesseur tout en portant l’efficacité du jeu à un niveau supérieur et ferait presque passer son aîné pour un brouillon. Aussi bien réussi dans son level design que dans son écriture, on assiste à un jeu brillant et bourré d’humour avec des personnages attachants. Une réussite générale, que ce soit pour le solo ou le coop. Ce dernier étant une réelle valeur ajoutée pour ce titre qui figurera sans aucun doute comme l’un des meilleurs jeux de l’année.

L
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Portal 2

Développeur : Valve
Éditeur : Electronic Arts
Date de sortie : 22/04/2011

22 commentaires

22 Commentaires
I
ITACHI UCHIWA22
12 octobre 2011 16h35

je ladore il est trop cool mais le 1 nonB-)

I
ITACHI UCHIWA22
12 octobre 2011 16h35

je ladore il est trop cool mais le 1 nonB-)

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