Test – Portal 2

Casse-tête pas casse-pieds
Le plus compliqué lors de la réalisation de la suite d’un jeu à succès, c’est d’arriver au moins au même niveau que le prédécesseur, voire de le surpasser. C’est pourtant le défi qu’a choisi de relever Valve en s’attaquant à la suite de Portal, jeu acclamé lors de sa sortie notamment pour son originalité et son humour. Alors, challenge accompli ?
Une équipe qui gagne

Avec Portal 2, on prend les mêmes et on recommence. Les évènements se déroulent une centaine d’années après le premier volet dans lequel Chell, le personnage incarné par le joueur, avait apparemment tué GLaDOS et détruit une bonne partie des locaux d’Aperture Science. Le générique de fin de Portal laissait cependant suggérer que cette dernière était toujours en vie.
Après un sommeil de 100 ans, Chell se réveille dans une chambre d’Aperture Science et ne tarde pas à rencontrer un nouveau personnage, Wheatley, petit robot sphérique qui nous apprend que les lieux sont à l’abandon et qu’une catastrophe se prépare. Il va donc falloir tenter de quitter l’endroit rapidement. C’est l’occasion de parcourir les ruines d’Aperture Science, ses salles de test ou encore ses chaînes de fabrication de tourelles…. Malheureusement, GLaDOS ne tardera pas à vous barrer la route et à tester vos capacités tout en rappelant le fait que vous l’aviez “tuée” et qu’elle compte bien se venger.
De nouveaux éléments
Les premières salles de test qu’il faut résoudre pour avancer ne sont guère différentes de celles de Portal. Si l’objet central de l’aventure est le portal gun, un fusil capable de générer deux portails sur les murs que le joueur peut traverser pour ressortir par l’autre, de nouveaux éléments vont ensuite faire leur apparition dans les salles, augmentant ainsi la complexité des puzzles.
On remarque ainsi l’ajout de lasers permettant d’activer des interrupteurs et dont le faisceau peut être dévié grâce à des cubes optiques, ou des sortes de catapultes vous projetant vers un point particulier. Puis, on trouve des ponts de lumière qui permettent de se déplacer ou encore de bloquer les tirs des tourelles, et des tunnels créés par un générateur qui font avancer automatiquement toutes les choses placées à l’intérieur. Enfin, trois sortes de gels aux propriétés différentes sont à utiliser intelligemment pour avancer : le premier, de couleur bleue, est un gel répulsif qui permet de faire rebondir tout ce qui en est couvert ; le second, de couleur orange, entraîne une accélération des mouvements et permet ainsi de courir plus vite ; le dernier, blanc, propose la création de portails sur les surfaces qui ne le permettaient pas.
Une recette parfaite

Tous ces éléments doivent être combinés de manière différente, souvent complexe, parfois tordue, dans le but d’accéder à la salle suivante. C’est un vrai régal de voir avec quelle ingéniosité a été pensé le level design tant les tests se suivent et ne se ressemblent pas. Il est souvent nécessaire de s’y reprendre à plusieurs fois afin de trouver le bon mécanisme sans être décourageant pour autant. Au contraire, tout est fait pour que le jeu soit agréable et donne envie d’avancer. On peut d’ailleurs souligner une belle réussite dans le dosage de la difficulté croissante au fil du jeu. On se surprend parfois à s’émerveiller devant tant d’originalité et bien souvent, après plusieurs minutes de réflexion, on rigole de voir que la solution était finalement toute simple. Cette augmentation de la difficulté peut toutefois être à l’origine d’une baisse de rythme au risque de s’ennuyer un peu. Heureusement, ceci n’est que passager, et l’histoire reprend toujours un tournant qui redonne un coup de boost.

Vous ne trouvez pas la solution à un test ? N’espérez pas recevoir de l’aide. En effet, aucune indication n’est fournie, les salles sont caractérisées par leur environnement vierge et aseptisé et seul votre sens de l’observation vous permettra d’entrevoir le point d’arrivée.
Si les salles du premier volet étaient quasiment identiques et dépouillées, on note plus de variété dans Portal 2. Même si le design de celles-ci reste très épuré et futuriste, on remarque une évolution au fur et à mesure de l’avancée à travers les 10 chapitres du jeu, notamment après un retournement de situation dans l’histoire et les décors sont de plus en plus détaillés à mesure que la fuite avance.
Un humour décapant
Marque de fabrique de la série, l’humour est encore une fois un pilier central de Portal 2. Le gameplay riche, varié et agréable est renforcé par de nombreuses notes d’humour, et ce, dès le début du jeu avec le personnage de Wheatley qui ne perd pas une occasion de placer une remarque hilarante. De la même manière, le discours que tient GLaDOS, déçue et énervée par la dernière confrontation, est toujours pimenté d’un humour moqueur parfois noir qui ne gâche rien au spectacle. Sans oublier les mythiques et attachantes mais néanmoins mortelles tourelles qui nous gâtent encore une fois de leurs répliques amusantes. On pourrait craindre de se lasser après quelque temps de cet humour, il n’en est rien. Le style est intelligent et fin, les auteurs se sont vraiment fait plaisir sur ce point et on ne peut que les en féliciter.
Quand il n’y en a plus…

Selon les joueurs, il faut compter environ entre 8 et 10 heures pour venir à bout du solo. Bien sûr, il est toujours difficile de mettre une durée de vie sur un jeu, d’autant plus qu’avec Portal 2, tout dépend de votre capacité à résoudre les puzzles plus ou moins rapidement. Valve a eu la bonne idée d’ajouter un mode coop dans son jeu.
Plus qu’une simple façon de rallonger la durée de vie, celui-ci est un véritable atout à part entière. Les mécaniques de jeu restent celles qui font la réussite du solo mais le gameplay est superbement ajusté pour deux joueurs. A aucun moment l’un ou l’autre des personnages n’est laissé à l’écart, le mot coopération n’a jamais pris autant de sens, les tests nécessitant toujours une action de la part des deux joueurs pour être accomplis.
L’ajout de fonctionnalités particulières pour la discussion et l’entraide entre joueurs sont particulièrement bien pensés. Il est par exemple possible d’utiliser un pointeur pour désigner une action à effectuer à votre coéquipier, lancer un compte à rebours afin de réaliser une action en même temps, etc.
L’humour est aussi toujours présent, GLaDOS ne manquera pas de se moquer des joueurs lorsque ceux-ci ratent un test ou de les féliciter pour avoir envoyé leur partenaire au casse-pipe et de lancer des blagues ou encore des références au solo. De plus, il est possible de saluer son partenaire, lui taper dans la main ou encore de danser, ajoutant ainsi au côté décalé.
Le mode coop est presque un jeu complet puisque sa durée est presque équivalente à celui de solo. De quoi passer d’agréables moments supplémentaires.
Le Bilan
On a aimé
- Un level design excellent
- Un humour hilarant
- Une difficulté bien dosée
- Le mode coop très complet
On a moins aimé
- Certains passages plus mous
- On en veut plus
- Pas de gâteau à la fin
Conclusion du test de Portal 2
La suite rêvée
Portal 2 a su garder les forces de son prédécesseur tout en portant l’efficacité du jeu à un niveau supérieur et ferait presque passer son aîné pour un brouillon. Aussi bien réussi dans son level design que dans son écriture, on assiste à un jeu brillant et bourré d’humour avec des personnages attachants. Une réussite générale, que ce soit pour le solo ou le coop. Ce dernier étant une réelle valeur ajoutée pour ce titre qui figurera sans aucun doute comme l’un des meilleurs jeux de l’année.
Très bon jeu; ayant fini le premier sur PC il est vrai que j’avais déjà des habitudes et j’ai pu avancer plutôt rapidement mais il reste un jeu très bon par son concept et son univers, en plus le premier DLC prévu pour cet été sera gratuit même sur consoles. Le coop est très sympa dans ses idées ! Je conseille ce jeu sans hésitations à tous ceux qui recherche quelque chose de différent dans les jeux du moment. Par contre Arenae, t’as complètement le droit d’avoir ton avis sur… Lire la suite »
Certes. Je préfère néanmoins être subjectif en connaissant le jeu de base qu’être subjectif en venant de découvrir seulement le jeu. Comme la plupart des gens qui s’extasient aveuglément en ce moment.
Bon bah parle pas d’objectivité…
qu’être subjectif en venant de découvrir seulement le jeu.
Au contraire. Ce sont ces personnes les plus objectives. Elles découvrent le jeu sans a priori…
En gros je crois que tu ne sais pas de quoi tu parle…
« Ce sont ces personnes les plus objectives » –> Tu parles, avec un bourrage de crâne pareil avec tous ces sites unanimes…Avant même qu’ils aient pu tester, on leur vend le jeu comme un chef d’œuvre incontournable. Comment veux tu que l’objectivité intervienne dans ce cas là ? t’es complètement à côté de la plaque aussi. ‘Fin bref, je perds mon temps à essayer d’apporter un peu de nuance à tout ça, c’est peine perdue. Et j’ai plus envie d’me faire chier. Amusez vous bien entre vous dans cet état de… Lire la suite »
On peut ne pas être d’accord, mais il y a aussi une possibilité toute simple : le jeu est peut-être un succès critique parce qu’il est tout simplement excellent ?
@Arenae : T’es triso pour passer autant de temps à résoudre les pseudo énigmes ? … mouais, moi je crois que tu devrais fermer ce sale petit orifice qui te sert de bouche, de soigner ta vilaine peau et de repasser plus tard, voire pas du tout. Si tu veux donner « un peu de nuance à tout ça », commences par t’occuper de ton cas ! Avant de donner ta leçon d’une page sur l’objectivité d’un test dans un jeu vidéo, commences d’abord par apprendre les Chapitres sur la Raison d’être… Lire la suite »
Pour revenir au jeu, bravo Valve ! Mon constat reprend celui ci du test.
Je pensai qu’à partir du moment où on s’amuse dans un jeu, c’est bon.
Faut-il plus que ça ?
Tant que l’un s’amuse, l’avis critique (dans le sans où il enfonce juste le jeu) de l’autre n’a aucune importance.
Le seul choix reste d’apporter un avis critique instructif et constructif sans tomber dans ce sentimentalisme vaseux qui finit par un jeu d’insultes personnelles dans lesquelles le jeu n’existe plus.
@Arenae : juste pour ton information, j’ai joué au premier donc ce n’est pas un test comme ça, écrit sans connaître le jeu. Et comme je l’ai précisé dans l’intro du test, le premier était excellent, je trouve que Portal 2 pousse encore l’expérience plus loin.
La suite sont tous pareil.
La 1 marche alors on va changer l’orientation.
Le jeu peut être super en tout point mais pas ressembler au 1.
Resident Evil, Portal, PoP, N3, etc…
Mais de mon avis, 60$ pour un jeu de puzzle qui se fini relativement vite(certains l’ont fini en 2h chrono en solo), nope.
quand il sera moins cher je le prendrai.
– Je n’ai pas encore fini le solo mais j’ai fini le coop hier avec ma copine. – Beaucoup aimé le coop. Un peu moi le solo pour l’instant que je trouve plutôt ennuyeux au final. jdois en être au 8 ou 9eme chapitre. Au final je ne rigole pas tant que ça et je n’ai plus l’effet de découverte du premier qui avait apporté un vent de fraîcheur. L’humour pase un peu trop dans le forcing je trouve. Un peu lourdingue des fois et souvent très répétitif avec souvent… Lire la suite »