Test – Army of Two : The 40th Day

Et le 41ème jour, il inventa la bière.
*regarde à gauche*
*regarde à droite*
*regarde aux alentours sur 360 degrés*
Bon, je vais profiter que le Front de Libération des Jeux Vidéo Contre les Joueurs Humains ne soit pas là pour vous parler du second opus d’Army of Tw… Et mince, les voilà. Ne bougez pas !
*tirs de mitraillette et de roquettes*
Bon, ça c’est fait. Où j’en étais déjà ?
Army of Two 2

Suite d’Army of Two, Army of Two : The 40th day nous propose de replonger dans l’aventure coopérative entre Rios et Salem quelque temps après les déboires avec leur ancien employeur mégalomane.
Ce coup-ci, ils ont fondé leur propre boite de mercenaires et se retrouvent à Shangaï pour un contrat quand un pépin subvient : l’attaque de la ville par des mercenaires surentrainés. Devinez qui va sauver le coup ? Pas vous. Votre seule envie c’est de vous barrer de ce bled, mais bon, comme toute la ville est prise en otage, va falloir s’y coller.
Et c’est à peu près tout pour le scénario du jeu. Il y a de quoi être déçu ne serait-ce qu’en comparaison avec le premier opus qui proposait à la fois un scénario bien sympa et en plus qui faisait réfléchir. Ce qui signifie concrètement un peu moins de variété, comme les scènes en véhicule, en parachute qui ont disparu et les défenses dos à dos qui ne sont plus qu’anecdotiques.

Heureusement que le reste est relativement meilleur que le premier à commencer par la jouabilité. Cette dernière à été repensée totalement pour ne plus avoir à se greffer des doigts supplémentaires. C’est également l’occasion pour ajouter quelques nouveaux mouvements et options pour se retrouver en un clone boosté de Gears of War.
En effet, la coopération n’a pas été laissée de côté et a même été accentuée.
Vous pouvez toujours effectuer les éternels contournements, courte-échelle, détournements de l’attention de l’ennemi, mais tellement mieux maîtrisés et moins radicaux. A cela, vous pouvez rajouter la possibilité de vous rendre à l’ennemi pour mieux le tuer, faire le mort, jouer avec votre partenaire à un petit jeu, vous servir des ennemis en otage…
Army of Canins

Le centre du gameplay coopératif était basé sur l’agressivité dans le premier, et il en est encore question dans celui-ci. Les développeurs ont revu leur copie qui était un tant soit peu radicale avec des ennemis un peu teubés sur les bords. Ici, les adversaires sont moins bêtes (mais toujours aussi agressifs), et vous devrez la jouer bien plus discrètement pour contourner un mercenaire dont l’attention est concentré sur votre allié. Et oui, finis les moments où vous pouviez vous mettre totalement à poil juste en face de lui sans qu’il ne prête attention à votre petite personne, même si par moments, l’IA peut faire preuve d’atavisme et retrouver les instincts de son ancêtre.
La question que tout le monde se pose est : comment fonctionne cette agressivité ?
C’est tout simple. Elle est représentée par une jauge qui oscille entre votre côté et celui de votre allié (contrôlé par la console, ou par un autre joueur en local ou à distance). Faites du bruit, attaquez les ennemis et la jauge ira de votre côté. Mais si c’est votre allié qui le fait, elle oscillera vers le sien.

Sachant qu’il est possible en solo de donner des instructions au partenaire (rester en place, avancer, rester groupé) sur deux niveau (passif et agressif) en fonction du nombre de pression sur la flèche de direction affiliée à l’ordre en question, vous pourrez jouir de ce système, même sans ami !
Il est dommage que ce dernier soit un petit peu lent à comprendre par moments. Ainsi, la mort viendra vous frapper parce que ce dernier a oublié de venir vous aider alors que vous appuyiez frénétiquement sur la touche A, gisant sur le sol et vous vidant de votre sang. Mieux encore, vous aurez peut-être même le loisir de le voir se heurter à un obstacle simple comme une rembarde d’escalier sans arriver à la franchir alors qu’il trainait votre corps et qu’à côté, il y avait de quoi garer un semi-remorque. Bien évidemment, il n’est pas nécessaire de faire mention de la vingtaine de groupies qui veulent vous tirer.
Y’a de quoi être perplexe des fois…
Army of Médor

Etant à base de hide and shoot, le level design se devait d’être à la fois riche et intelligent pour permettre une coopération efficace sans pour autant sacrifier un peu de stratégie. On peut dire que ce point est bien réussi que ce soit pour les moments ensemble comme pour les moments où vous vous retrouverez séparé de votre allié.
Les chargements sont assez longs et dérangeants, ne serait-ce que pour faire des choses comme personnaliser votre arme (avec un système bien plus complet que le premier) en pleine action, vous aurez besoin de 5 secondes avant et 5 secondes après vos modifications. Quand on sait que si on meurt avant un checkpoint, il faut recommencer, ça fait légèrement rager.
Customisation est un mot clé du jeu. En effet, vous pourrez customiser vos armes, comme indiqué ci-dessus, mais aussi personnaliser votre masque et vos épaulettes (pour le solo et le multi). Et quand on parle de customisation, EA met les petits plats dans les grands, puisqu’un éditeur sur le site internet du jeu vous permet de créer de toute pièce votre masque et de pouvoir jouer avec. On regrettera que le système soit assez peu ergonomique pour sortir quelque chose de sympa rapidement.

Le jeu propose un visuel assez sobre avec un grain sombre doublé d’un effet plastique assez flagrant dû à l’Unreal Engine 3 utilisé pour le développement.
Assez dérangeant car faisant totalement contraste avec les environnements colorés du premier épisode, mais on finit par s’y faire avec le temps.
Et c’est bien le point temporel qui fâche : le jeu se finit en tout et pour tout en moins de 7 heures.
La raison ? L’absence de scénario en est probablement la principale.
Heureusement que la durée de vie est au même endroit que la vérité : ailleurs.
Vous pourrez en effet recommencer chaque point de passage atteint indépendamment des autres afin d’améliorer votre temps, récupérer une radio oubliée, booster vos stats pour débloquer des succès, détruire une statue de chat cachée, débloquer des bonus ou encore effectuer un autre choix.
Army of Poochi

Ce choix, vous permettra de débloquer une petite cinématique à base d’images fixes, rappelant fortement les comics et mettant en scène les conséquences de vos actes et décisions.
Il existe 2 alternatives pour chaque choix, mais aucune n’influence le déroulement ou même la fin du jeu. Ils concernent généralement des personnages ou des situations externes à la trame du jeu. Même le choix ultime ne modifie que le commentaire audio final, et non pas le déroulement de la fin, c’est bien dommage parce que les choix sont très souvent cornéliens.
Et c’est le multijoueurs qui sauve grandement la mise.
Ce dernier vous propose de rentrer dans la peau de mercenaires pour du deathmatch, de la prise de territoires ou des missions.

Ces missions ont des objectifs très simples : récupérer des infos / défendre des infos (c’est comme du capture the flag), tuer des membres VIP adverses / défendre ses VIP, détruire un objectif / protéger un objectif, et lorsque vous avez ou non réussi votre mission, une autre est choisie plus ou moins aléatoirement en remettant les joueurs à leur point de respawn.
Plusieurs cartes sont à disposition et sont très sympathiques et très bien agencées, permettant un fun immédiat.
Le scénario étant axé sur la coop, il fallait que le versus le soit aussi, et pour cela les développeurs ont eu la bonne idée de vous affubler d’un partenaire choisi parmi les joueurs de votre équipe. Concrètement, il est préférable de rester ensemble pour mettre à mal les adversaires. Et si vous tuez à la suite des équipiers, c’est le bonus de points !

Ces points vous permettront de monter de niveau un peu à l’instar de RPGs et d’augmenter vos possibilités.
Vous aurez aussi droit à avoir un ennemi juré, vous savez celui qui vient vous buter toutes les 5 secondes sans arrêt ! Figurez-vous qu’en le tuant, vous aurez également un joli bonus de points.
Malheureusement, tout n’est pas blanc, puisque les chargements dans les tableaux de choix de session sont très longs (au moins 10 secondes à chaque modification de critère) à apparaître et encore plus longs pour afficher le ping sur une partie.
Assez dérangeant pour trouver une partie qui convient en temps quasi réel.
Heureusement que pour le jeu en lui même, il n’y a pas vraiment de problèmes de lag ou autres (à moins d’un très mauvais hébergeur de partie, tout est nickel)…
Le Bilan
On a aimé
- La coopération
- Une jouabilité repensée
- Le système de choix
- Replay Value intéressante
On a moins aimé
- L’absence de scénario et sa durée de vie
- Les chargements
- L’IA encore un peu limite par moments
- L’effet plastoc cher à l’UE3
Conclusion du test de Army of Two : The 40th Day
Army of Toutou
{{Rios et Salem reviennent pour le meilleur et pour le pire, surtout pour le meilleur avec cette suite qui est plus convaincante sur le fond mais, malheureusement, moins sur la forme.
Le jeu se présente tout de même comme étant une bonne alternative à Gears of War que ce soit en solo ou en multi, sans pour autant dépasser le modèle. On regrettera seulement que de nombreux sacrifices aient été faits, diminuant d’autant la variété du jeu.}}