Test – Sonic & All Stars Racing Transformed

Vavavoum !!
Ah bin c’est aujourd’hui que vous sortez le test de Sonic & All Stars Racing Transformed ? Bin c’est pas trop tôt on a déjà tout lu dessus de toute façon… cela n’a aucun intérêt… Aucun ? Vous en êtes sûrs ? Et bien détrompe toi jeune ou vieux lecteur, certes ce test n’est pas de la première fraîcheur (je préfère faire un test sur un jeu que l’on reçoit en avance…) mais pour sortir du tout-venant que tu as déjà lu une bonne trouzaine de fois, j’ai sorti l’artillerie lourde ! Oui, cher lecteur, pour ce test j’ai mis à contribution l’élite de mon équipe de test, à savoir ma famille ! Comme ça, tu sauras si ce jeu est adapté et correspond aux attentes de Jarellette de Petit Jarel (7 ans), Mini Jarel (4 ans) et Bébé Jarel (18 mois) !!! Rien que ça ! Avec ce test tu vas savoir enfin si ce jeu peut convenir à tout type de joueur si jamais le popa Noyël arrive avec dans sa hotte !
Jarel Transformed ?

Mais avant toute chose, est-ce que ce jeu peut convenir à un vieux joueur (celui qui me sort le mot “Gamer” je l’explose devant son ordi par la seule force de la pensée !!!… Vous rigolerez moins lorsque ma technique sera au point d’ici quelques années !!), un vieux joueur donc, tombé dedans quand il était petit et qui a passé de longues heures de jeu sur le premier opus de ce “Sonic Voiture” comme l’appelle Mini-Jarel.
N’y allons pas par quatre chemins, Sonic & All Stars Racing Transformed (que par souci d’”économisation” de mes doigts j’appellerai par la suite Sonic & ASRT) est une vraie bonne réussite. Sumo Digital ne s’est même pas contenté de se reposer sur ses lauriers fraîchement acquis dans le précédent épisode et apporte un gros lot de nouveautés en transposant la course sur terre certes, mais aussi sur mer et dans les airs ! Votre véhicule pourra maintenant se transformer durant la course en bateau ou en avion en changeant de ce fait la maniabilité de votre bolide.

Une sorte de petit vent de fraîcheur dans le monde de la course à la “Mario Kart” qui saura surprendre les adeptes des quatre roues sur le bitume sans pour autant les faire fuir. On peut même faire référence à Diddy Kong Racing sur N64 qui proposait lui aussi la conduite de trois véhicules différents sans transformations toutefois. Passé le petit coup de nostalgie, on peut se jeter sur le mode histoire pour voir s’il s’avère aussi bien que cette illustre référence sur Nintendo 64. Même s’il y a du mieux de ce côté-là vis à vis de l’opus précédent on n’atteint pas la panacée du genre. Une fois que l’on aura choisi notre avatar qui sera défini par cinq caractéristiques -vitesse, accélération, maniabilité, turbo et spécial- on se lancera sur une série de course et d’épreuves. Le mode moyen intermédiaire propose déjà des adversaires agressifs, ce qui se confirmera sur les deux niveaux de difficulté supplémentaires.
Ceux qui trouvaient le premier Sonic bien facile auront largement de quoi s’arracher les cheveux sur ce nouvel opus. Les courses sont tendues et les retournements de situations nombreux même si les coups all star ont été atténués et ne proposent maintenant plus d’invincibilité mais une transformation en avion -plus rapide- et une attaque dévastatrice pour les autres véhicules à proximité. Les divers bonus ont subi eux aussi un léger lifting et ce afin de se différencier encore plus de l’illustre modèle du plombier à salopette rouge. La “carapace bleue” est remplacée par un essaim de guêpes qui viendra directement se placer devant le coureur en tête de course. Ce ne sera qu’avec beaucoup de chance et de gros réflexes que celui-ci pourra échapper à ce piège. Les autres bonus sont aussi affinés et permettent d’avoir des courses, toujours aussi tendues mais bien plus équilibrées.

A chaque course gagnée en mode histoire le joueur se verra récompensé par un gain d’expérience pour le personnage choisi et par une à quatre étoiles suivant le mode de difficulté de l’épreuve afin de continuer son périple et débloquer bonus et personnages. Autant le dire tout de suite il faudra s’accrocher pour voir le bout du jeu et tout débloquer, ce qui ne sera pas évident, voire impossible pour les plus jeunes et les moins doués. Ceux-ci pourront se consoler sur un mode en ligne aussi riche que sympathique avec les traditionnelles courses jusqu’à 10 joueurs et les joutes par élimination du dernier coureur ou par vie. Mais de ce côté-ci, il y a aussi du nouveau avec un mode capture le Chao (une course poursuite ou les joueurs se doivent d’attraper un Chao en premier) et un mode turbo pour une course sans objets. Le multi en ligne est même jouable en écran splitté avec des amis ! De quoi faire donc et il y a du monde ! Le gros joueur, pour peu qu’il ne soit pas réticent à la conduite d’avion et de bateau y trouvera largement sont compte !
Jarellette casualisée ?

Et oui, Jarellette n’est pas une joueuse invétérée. Elle ne saisit la manette que très peu de fois ce qui pourrait selon certains (à qui j’ai fait exploser le crâne précédemment) la cataloguer dans la famille des “casuals”. Les quelques parties auxquelles elle s’est prêtée sur Sonic & ASRT lui ont bien plu ! Les graphismes sont colorés, dotés de très belles couleurs chaudes, les décors et les courses sont particulièrement bien animés et surprenants. Voir un poisson géant bondir hors de l’eau devant soi et partir dans son sillage à l’assaut de gigantesques vagues ne sera qu’un des nombreux éléments contextuels que l’on rencontrera durant les 20 courses que nous propose le jeu. Si on a du mal avec le bateau ou l’avion, sachez que l’on retrouve 4 courses issues du précédent volet (donc seulement en voiture) et que certains circuits sont exempts de tel ou tel type de véhicule. On regrettera juste que cela ne soit pas mis en évidence lors du choix de ceux-ci.

L’univers de SEGA sera lui aussi bien mis en avant, tant par les courses issues des nombreuses licences du célèbre éditeur de Sonic (avec entre autres comme nouveauté, Panzer Dragoon, Burning Rangers, Nights et Skies of Arcadia) que par les musiques et les personnages de la firme. Même si de nouvelles têtes font leur apparition telles que celles de Vyse et Nights on regrettera la disparition de certaines emblématiques au profit d’une pléthore de copains de Sonic ou des doublons issus des nouveaux univers (le méchant de Nights, la copine de Ai Ai le singe, etc…) nettement moins charismatiques. Dans tous les cas, il y en aura pour tous les goûts, suffisamment pour faire gonfler le capital sympathie du titre. A tel point que Jarellette avait du mal à lâcher la manette !
Et les petiots, ils ont le droit de conduire ?

Jarellette avait du mal à lâcher la manette mais que dire de Bébé Jarel (18 mois) ! Cela a été un véritable drame que de la lui reprendre des mains vu qu’il adorait la mettre dans la bouche et “léchouiller” les sticks. Autant l’avouer tout de suite si vous êtes un mauvais parent comme moi vous pouvez commander Sonic & ASRT au petit papa Noël pour votre bébé en arguant qu’il attendra sa majorité avant de prendre le volant. Car malgré mes efforts, le jeu n’est pas adapté pour les bébés. Puis de toute façon s’ils jouent trop tôt ils peuvent devenir des tueurs en série.

Ce qui pourra être le cas de Mini Jarel (4 ans) qui adore Sonic. Sonic voiture 2 comme il l’appelle est un jeu génial même s’il a beaucoup de mal avec les bateaux (piste trop large) et les avions dont la profondeur et le repère en trois dimension est impossible à appréhender pour son âge. Heureusement, Sega a tout prévu et le jeu dispose d’un mode pilotage automatique pour tout ceux qui auront des problèmes avec la conduite d’avion. Alors ce mode ne vous sauvera pas du naufrage dans les difficultés élevées mais pourra permettre aux petits bouts d’avoir une aide précieuse pour finir une course avec les honneurs en mode facile. Lorsque l’avion partira trop dans le décor, le jeu vous remettra automatiquement sur les bons rails, vous permettant de reprendre une trajectoire presque idéale. Vraiment bien pensé soit dit en passant ! Pour finir sur Mini Jarel, inutile d’appeler la DASS, le jeu est certes pourvu d’un PEGI 7 qui est totalement aberrant vu que la seule violence du jeu sera de pouvoir lancer des boules de neige ou des voitures téléguidées sur les véhicules adverses et les scènes d’horreur sont à réserver à quelques squelettes présents dans certains décors du jeu. Même à 3 ans il en faut plus pour traumatiser un enfant…

Je garde le meilleur pour la fin avec Petit Jarel (7 ans). Le jeu est parfaitement adapté à son âge et garantira de nombreuses heures de plaisir à partager avec son enfant en écran splitté (jusqu’à 4) ou en échangeant les manettes à tour de rôle. L’univers est grandiose, varié et les courses rapides et dynamiques distillant avec soin de bonnes doses d’adrénaline. On regrettera juste qu’il sera impossible ou très, très difficile pour un joueur moyen de pouvoir débloquer tous les personnages du jeu vu que certains nécessitent la réussite d’épreuves au niveau Difficile ou Expert pour amasser suffisamment d’étoiles. On aurait préféré une possibilité de tout débloquer en cumulant les miles comme au précédent volet, ce qui aurait permis à certains d’éviter une bonne dose de frustration… Là je vais vous laisser, il m’appelle pour refaire une partie !
Le Bilan
On a aimé
- Une très belle réalisation
- Les trois véhicules
- Les circuits variés et bien mis en scène
- Accessible et très exigeant à la fois
On a moins aimé
- Quelques bugs au niveau du multi
- Un casting encore perfectible
- Seuls les plus chanceux et doués pourront tout débloquer
Conclusion du test de Sonic & All-Stars Racing Transformed
Un jeu de course familial !
Même si Sonic était un habitué des pointes de vitesse, il aura fallu attendre cette génération de consoles pour enfin le voir concrétiser une de ses incursions dans le monde du jeu de course automobile. Le deuxième épisode se devait d’être à la hauteur et Sumo Digital s’est vraiment retroussé les manches pour nous concocter une suite originale et parfaitement maîtrisée. Les courses s’enchaînent sans déplaisir, toute aussi spectaculaires et tendues les unes que les autres dans des décors grandioses aux commandes de bolides aussi à l’aise sur terre, en mer que dans l’air. Non content de proposer un gameplay aux petits oignons il saura contenter et ravir aussi bien les joueurs confirmés à l’aide d’un challenge bien relevé, les occasionnels avec son ambiance sympathique que les plus jeunes avec une maniabilité facilité et un mode facile pensé pour eux. Mario Kart a aujourd’hui un sérieux concurrent qui n’est autre que son meilleur ennemi : Sonic !
Mince mon vote a compter qu’une étoile alors que je voulais en mettre beaucoup plus !! Le jeu est vraiment très bon, agréable et parfaitement jouable a 4 sur une même télé, un solo jouable jusqu’a 4, je mettrai juste un bémol pour le multi qui est pas complet et du manque de monde sur le multi mais sinon je le conseil a tous