Test – Manette MSI Force Pro Wireless édition STALKER 2 – Une manette à la finition décevante

Finition et qualité
MSI est un acteur majeur dans le monde du PC, notamment grâce à ses cartes mères et ses cartes graphiques, ainsi qu’à ses ordinateurs portables et périphériques spécialement conçus pour les gamers. Aujourd’hui, c’est pour son dernier accessoire que la marque nous intéresse, à savoir la manette MSI FORCE PRO WIRELESS, édition STALKER 2 qui plus est !

Le tour du propriétaire

Nous recevons la manette FORCE PRO WIRELESS dans sa boîte d’origine, décorée aux couleurs de STALKER 2. À l’intérieur, la manette est soigneusement rangée dans une pochette de transport rigide, similaire à celle fournie avec les manettes Elite de Microsoft. Sont également inclus un câble USB-C/USB-A de 3 mètres ainsi qu’une clé USB pour l’appairage avec un PC.
Malheureusement, bien que la manette semble réussie en termes de design lorsqu’on consulte des images du produit, c’est tout autre chose de visu. L’objet donne l’impression d’être un jouet en plastique de mauvais goût (même si cela reste évidemment un avis subjectif) et quelques couacs viennent renforcer cet aspect concernant la finition de l’accessoire.

Les boutons et pièces utilisés sont entièrement en plastique, tandis que les gâchettes et les boutons RB/LB se révèlent fragiles et peu agréables au toucher. Aucun grip n’est présent sur ces touches, seul l’arrière de la manette en comporte sur son revêtement. Pire encore, dès la première prise en main, le bouton LB se met à grincer et rippe contre la structure, un défaut récurrent sur certaines manettes Xbox que MSI n’a malheureusement pas su éviter.
Une fois en main, on remarque que la FORCE PRO WIRELESS est sensiblement plus épaisse que les versions officielles de Microsoft : exactement 68 mm contre 61 mm. Cette différence, bien que subtile, impacte réellement l’ergonomie de la manette et son confort d’utilisation lors de longues sessions, ceci plutôt de façon négative selon nous.
Côté technologie embarquée, MSI mise sur des fonctionnalités modernes : joysticks interchangeables à calibrage automatique, correction de dérive intégrée, ainsi que gâchettes à effet Hall réglables sur 3 niveaux. La manette embarque également 4 palettes programmables, situées à l’arrière, et 4 moteurs de vibration pour une immersion accrue. Cependant, malgré son nom prometteur, elle présente une incompatibilité notable : si elle fonctionne sans fil via 2,4 GHz et Bluetooth sur PC et Android, elle ne peut se connecter à la console Xbox qu’en filaire. Un comble pour un accessoire portant le mot « WIRELESS » dans son appellation.

Pour parfaire son visuel, MSI a choisi d’intégrer des LED RGB autour des joysticks, personnalisables selon plusieurs paramètres prédéfinis ou tout simplement désactivables. Enfin, les options de la manette, telles que le mappage des touches, l’ajustement des courbes des joysticks et la création de profil, peuvent être ajustées via l’application MSI Center sur PC, qui permet une personnalisation complète des fonctionnalités.
Une déception
Sur le papier, la dernière manette de MSI semble prometteuse et pleine de fonctionnalités intéressantes, mais qui, en pratique, laissent malheureusement quelque peu à désirer.

Nous avons d’abord tenté de paramétrer l’accessoire via le logiciel MSI Center, mais nous n’avons pas réussi à mettre à jour la manette pour accéder aux paramètres de personnalisation, et ce malgré plusieurs tentatives. La mise à jour ne se fait tout simplement pas lorsque l’on tente de l’appliquer et le logiciel nous dit constamment que la manette a besoin d’une mise à jour, sans qu’aucun message d’erreur n’apparaisse à l’écran.
La manette a été testée sur PC et Xbox sur différents styles de jeux : Rocket League, le dernier Call of Duty, STALKER II, Indiana Jones et Path of Exile II. Malheureusement, les problèmes se sont rapidement accumulés. Par exemple, le joystick droit se bloque systématiquement dans la direction du bas, rendant certains passages injouables, notamment dans les jeux où la gestion de la caméra est cruciale. Ce problème important, rencontré avec les deux exemplaires que nous avons reçus, n’aurait semble-t-il même pas pu être corrigé via les réglages de l’application si nous avions pu y accéder.

Outre ces défauts de fabrication normalement isolés (mais tout de même identiques sur deux manettes que nous avons reçues en test), comme le bouton LB fragile et le joystick droit défectueux, la manette réagit correctement dans la majorité des jeux. Toutefois, sur Rocket League, il est impossible de réaliser des doubles sauts ou des mouvements aériens, probablement en raison du calibrage automatique des joysticks qui semble recentrer les courbes en continu. Et comme nous n’avons pas pu accéder aux réglages de la manette via la mise à jour qui n’a pas fonctionné, difficile de savoir si tout ceci pourrait être corrigé.
Sur console, l’obligation de brancher la manette en filaire est un réel désagrément, surtout si le téléviseur se trouve à plus de 4 mètres du canapé. En revanche, sur PC, aucun souci de connexion n’est à relever : grâce à la clé USB, la manette est immédiatement reconnue et parfaitement utilisable en jeu.
Les seuls véritables points forts de ce périphérique résident dans ses accessoires supplémentaires et dans sa personnalisation. On dispose ainsi de deux joysticks entièrement interchangeables et d’une croix directionnelle supplémentaire (fournie dans la boîte), ce qui permet une customisation additionnelle selon les goûts de chacun, sans pour autant être game changer.

Nous avons également le choix entre deux façades disponibles avec cette édition et les joysticks peuvent être facilement intervertis en délogeant simplement le revêtement de la coque, grâce aux boutons directionnels aimantés. Enfin, les palettes disposées à l’arrière de la manette sont des boutons intégrés à la structure. Leurs emplacements se positionnent convenablement lors de la prise en main de l’accessoire, mais peuvent sembler un peu petits pour les grandes mains.
Enfin, la manette bénéficie d’une excellente autonomie : avec une batterie annoncée pour tenir 48 heures, nos tests confirment que cette promesse est bien tenue, même en utilisation prolongée. Pour l’heure, le prix de l’accessoire et sa date de sortie n’ont pas encore été communiqués. Deux versions de ce nouveau modèle seront disponibles, une version standard, ayant les mêmes caractéristiques que la version limitée de Stalker 2 que nous avons testée, étant également prévue.
Le Bilan
On a aimé
- Les palettes arrières
- Les 48h d’autonomie
On a moins aimé
- Les gros problèmes de finition
- Le problème d’ergonomie (manette trop épaisse)
- Le bouton LB, problématique sur nos deux exemplaires
- Le joystick droit qui se bloque sur nos deux exemplaires
- La manette qui ne fonctionne qu’en filaire sur Xbox
Conclusion du test de Test – Manette MSI Force Pro Wireless édition STALKER 2 – Une manette à la finition décevante
Une manette à retravailler
Avec la FORCE PRO WIRELESS, MSI semblait vouloir se positionner sur le marché des manettes haut de gamme, en proposant des fonctionnalités modernes comme des joysticks interchangeables, des gâchettes à effet Hall et une batterie solide de 48 heures d’autonomie. Cependant, malgré ces promesses alléchantes, le produit accumule trop de défauts pour convaincre. Entre des finitions plastiques fragiles, un bouton LB qui grince dès la première prise en main et un joystick droit défectueux, l’expérience utilisateur est loin d’être satisfaisante. L’incompatibilité sans fil avec la Xbox, pour une manette pourtant estampillée “WIRELESS”, est un autre point noir qui impacte sa praticité. La manette MSI FORCE PRO WIRELESS peine à rivaliser avec ses concurrentes et ne parviendra sans doute pas à justifier son positionnement tarifaire. MSI devra revoir sa copie pour espérer satisfaire les joueurs exigeants.