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Test – Dead Rising 2

Test – Dead Rising 2
Le 27 septembre 2010
Le 27 septembre 2010

Un pour tous et tous pour bouaaarg !

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Depuis la nuit des temps, l’Homme fait face à deux dangers sans précédent : les belles-mères et les zombies.

Et si pour ces premières, il n’y a aucun espoir d’en réchapper ou d’apporter une solution pour régler la situation, la problématique zombie, elle, possède une solution de grande envergure : le massacre de ce peuple au QI négatif et au parfum rappelant la date de péremption d’un fromage qui pue.

Et cela, Capcom l’a bien compris et en fait son passe-temps n°1 depuis plus de 10 ans. C’est donc après un premier épisode plutôt convaincant que Dead Rising s’octroie une nouvelle itération qui, on l’espère, proposera au moins autant de fun que son prédécesseur.

Chuck au Pays des Zombies

Vous êtes Chuck Greene, un ancien champion de motocross parti pour Fortune City après l’invasion zombie de Las Vegas et la perte de votre femme, devenue une de ces abominations. Accompagné de votre fille infectée, Katey, vous participerez au Terror Is Reallity XVII : The Payback, une émission de télé dont le thème sera la revanche contre les zombies.

Après avoir participé à l’émission, un incident a lieu et les nombreux zombies capturés pour l’émission se retrouvent libérés et s’attaquent à toute la ville, augmentant le nombre de créatures d’une manière phénoménale.

Heureusement pour vous, vous avez réussi à vous échapper et vous vous retrouvez maintenant dans un abri, sans Zombrex pour soigner temporairement votre fille, et en plus avec un complot qui vous rend bouc-émissaire de cet incident terroriste.

Chuck va avoir 3 jours pour faire la lumière sur toute cette affaire et s’innocenter avant que l’armée n’arrive et ne se charge de son cas.

Concrètement dans le jeu, on se retrouve exactement avec le concept de Dead Rising, où vous parcourrez la ville-casino de Fortune City, sauverez des survivants, affronterez des psychopathes qui ont pété les plombs avec tout ce chaos, et devrez enquêter.

Et le tout avec le facteur temps à prendre en compte !

Ratez un événement important (nommés Cas) et vous pourrez dire adieu à la vérité et aux preuves de votre innocence.

Mais en rater un ne veut pas dire que le jeu est terminé, puisque là encore, la liberté d’action, tout comme celle de déplacement est très grande. Vous pouvez choisir de prouver que vous n’êtes pas responsable de tout ce cafarnaum, tout comme vous pouvez passer votre temps à massacrer de la barbaque pourrie mobile dans la joie et la bonne humeur.

Mais le jeu n’est pas qu’un bête copier-coller du premier avec une amélioration technique, puisqu’il propose tout de même son lot de nouveautés pour le moins intéressantes, à commencer par les armes.

Si vous pourrez toujours vous servir d’à peu près tout ce qui se trouve sur votre passage pour liquider ces hordes de sosies de gothiques, vous aurez aussi la possibilité de construire vos armes en combinant deux objets.

Parfois évidents, parfois tirés par les cheveux, les résultats sont aussi surprenants qu’efficaces !

Ne vous étonnez donc pas de voir par exemple en action un tout nouveau modèle de chaise électrique sur roues, des sabres laser, une guitare qui fait littéralement perdre la tête au son de son riff et bien d’autres engins qui n’auront de repos que lorsque tous les zombies ne seront que des tas inertes de nourriture pour chien.

Il est même conseillé de n’utiliser que ces armes combo afin de gagner encore plus de PP (l’expérience du jeu).

Rassurez-vous, pour ceux qui n’ont aucune qualification d’ingénieur ou pour ceux qui n’aiment pas réfléchir un peu, il existe des cartes combos qui vous donneront les recettes. Si vous réalisez une arme sans avoir la recette, l’arme sera créée, mais vous n’aurez pas de bonus d’expérience tant que vous n’aurez pas récupéré la carte.

Et pour ce faire, il faudra battre des psychopathes, gagner des niveaux, ou tout simplement observer des affiches qui vous donneront des idées.

En tout, il y a une cinquantaine d’armes combos pour un total assez conséquent de moyens de tabasser ces raclures de zombies.

Chuckruto

Autre nouveauté, vient de l’environnement. Chuck n’étant pas reporter comme l’a été Franck West, son prédécesseur, il ne prendra pas de photos pour gagner plus de PP, mais pourra se servir de son environnement pour en gagner avec des mini-jeux qui permettront de varier les plaisirs. Nous sommes dans une ville casino, après tout.

C’est ainsi que vous pourrez jouer au craps géant, au strip poker, au blackjack, au poker électronique, à la machine à sous et à bien d’autres activités venues tout droit d’un lieu de vice monétaire.

Nouveau venu dans le jeu : l’argent. Vous pourrez gagner de l’argent au jeu ou en ramasser près des machines à sous que les zombies joueurs n’auront pas récupéré si vous préférer l’argent facile (z’ont pas oublié de jouer, mais ils ont oublié de récupérer l’argent, c’est tout bénef pour vous !). Cet argent vous servira pour acheter des objets au mont de piété. Ce dernier proposera des objets, armes et du Zombrex, si vous n’arrivez pas à en trouver gratuitement ailleurs. Et c’est bien là la seule utilité de l’argent dans le jeu, les magasins ayant été abandonnés, il suffira de vous servir pour obtenir ce que vous souhaitez. Enfin, si vous ne croisez pas la route de pillards qui vous empêcheraient de piller à leur place, auquel cas, il suffira de leur montrer qui est le patron.

Enfin, vous aurez la possibilité de parcourir la ville à deux via le Xbox Live afin de vous partager la tâche ou de vous épauler entre survivants.

Il y a cependant des choses qui n’ont pas changé, comme le fait que Chuck soit un peu pataud (cela s’arrange un peu au fil des niveaux et des capacités et compétences gagnées) ou encore le système de sauvegarde qui saura faire couler beaucoup d’encre tant il n’a pas bougé, même si avec un peu de pratique, on s’y fait. Les joueurs de Dead Rising 1 ne devraient cependant même pas avoir de problèmes étant donné qu’on plonge dans le domaine connu.

Pour rappel, le système de sauvegarde se fait aux toilettes, et peut vous coincer si vous êtes trop serré en temps par rapport à votre objectif de 3 jours, ce qui vous forcerait à recommencer du début (mais avec vos statistiques actuelles) ou à continuer tout en échouant dans l’histoire et à attendre la fin du compte à rebours final pour recommencer une partie après avoir gonflé vos statistiques durant tout ce reste de temps. Il faut donc bien ne pas oublier de sauvegarder régulièrement et sur au moins deux slots en alternance, si vous voulez vous contenter de l’histoire principale, ce qui serait tout de même une erreur tant le jeu est riche en contenus.

Autre élément toujours présent : l’humour. Omniprésent grâce à ses clins d’oeil, ses personnages excentriques, ses situations… Je peux vous garantir que pédaler sur un tricycle rose habillé en vêtements un peu metrosexuel et entouré de zombies ou se battre avec un accessoire pour plaisir féminin est assez hilarant.

Les objets dédiés au combat se détériorent toujours au fil de leur utilisation pour finir par se briser, ce qui demandera une bonne gestion de votre inventaire accessible via les boutons de tranche et extensible au fil des niveaux. Ce serait bête de se retrouver désarmé entouré d’une horde de zombies enragés.

Le jeu n’est en soi pas très difficile, bien que complet et avec une grande rejouabilité. Seuls les psychopathes seront plus problématiques car ils demanderont un peu d’analyse pour savoir quand les frapper et quand courir pour leur échapper. C’est que, voyez-vous, contrairement à nos amis putréfiés, les psychopathes arrivent quand même à réfléchir et à agir en fonction de vos actes, même si la plupart sont totalement déjantés ! Mais leur réelle difficulté vient d’une sorte de scriptage ou de bug chez certains qui fait que parfois, les coups qu’on lance ne leur font rien. Un peu frustrant lorsqu’on sait que eux font mal et que tous leurs assauts passeront. Le conseil du jour : ne soyez pas trop gourmand et frappez un ou deux coups puis fuyez pour attendre la prochaine occasion et tout devrait bien se passer si vous ne vous faites pas boulotter par un zombie qui passait dans le coin, bien sûr.

Au programme des points qui fâchent un peu : les temps d’accès disque. Non seulement les chargements sont longs, mais les menus principaux, de chargement et de sauvegarde ont le record de réaction la plus nulle au monde à tel point qu’on a l’impression que la console nous fait un joli freeze alors qu’en fait ce n’est pas le cas. Heureusement qu’on n’a pas à subir cela quand on met pause, quand on regarde l’heure, ou lorsqu’on consulte la carte, sinon cela aurait été catastrophique en termes d’immersion, tout comme en termes de confort de jeu.

Chuck of the dead

Une fois le jeu terminé, vous n’aurez pas la possibilité de débloquer de nouveaux modes de jeu, comme cela était le cas avec le premier.

Le jeu propose cependant un mode online à quatre joueurs simultanément (ni plus, ni moins).

Mais attention, ce mode online n’a pas été fait n’importe comment puisqu’il s’intègre parfaitement au soft aussi bien d’un point de vue scénaristique que d’un point de vue fun.

Dans ce mode online, vous ne voyagerez pas à travers la ville de Fortune City, mais vous serez un participant de l’émission Terror Is Reality XVII : The Payback.

Le principe est simple : 4 participants, 4 épreuves (3 aléatoires parmi une dizaine plus la finale à bord des motos tronçonneuses) et plein d’argent à gagner en fonction de vos performances.

Cet argent permettra de vous classer d’une part, mais aussi de gonfler votre portefeuille en mode campagne en encaissant vos gains.

Les épreuves sont toutes de bon goût et ô combien ridicules et délirantes où ces pauvres zombies seront toujours les boucs émissaires et généralement en morceaux. Entre le flipper où les participants sont les boules et où les zombies se retrouvent dans les bumpers, l’épreuve de sniper, la joute médiévale, le travestissement de zombies, l’épreuve en zombini et les autres, vous aurez de quoi déconner entre potes amateurs de chair putride chacun installé confortablement dans son canapé.

Ces épreuves originales et délirantes sont décrites par deux commentateurs sportifs délirants dans le plus pur style américain qui rajoutent du punch aux épreuves.

On regrettera cependant que les instructions affichées avant chaque épreuve ne soient pas super claires et il faudra généralement une ou deux parties pour réellement comprendre le fonctionnement de chacune d’entre elles. Mais une fois qu’on a pigé le truc, il n’y a rien à craindre si ce n’est la fourberie des adversaires et le ridicule de certaines situations qui pourrait bien provoquer des crises d’hilarité.

Le jeu est entièrement en anglais sous-titré en français pour un résultat plutôt convaincant.

Visuellement, le soft est assez attrayant avec une grande profondeur de champ de vision et des textures soignées dans leur ensemble. Les zombies sont très nombreux et variés, ce qui donne une réelle impression de ne pas découper, broyer, concasser, ou encore brûler encore et toujours le même tas de viande. Mais rassurez-vous, ils ont toujours l’air aussi débiles avec leurs têtes d’ahuris.

Le terrain de chasse qu’est Fortune City, quant à lui, est très grand avec divers lieux très variés d’un point de vue esthétique et d’un point de vue d’ambiance.

On regrettera cependant que certains endroits ne soient pas réellement exploités que ce soit pour la quête principale, ou pour les missions annexes (survivants, psychopathes…). Mais il sera toujours bon d’aller jouer les petits curieux dans ces coins, puisque de précieux objets pourraient vous changer la vie à tout jamais et créer une arme aux performances exceptionnelles. Ou vous pourrez par exemple aussi trouver un véhicule pour vous déplacer plus vite ou pour écraser tous vos fans.

La jouabilité peut cependant poser quelques problèmes lors des phases de combat à mains nues et avec certaines armes contondantes, avec une légère latence entre le moment où vous effectuez l’action et le moment où elle est réalisée à l’écran. Contre les zombies, ça passe, vu que la majorité du bestiaire mort-vivant se déplace à deux à l’heure. Mais contre les psychopathes, cela pose un plus gros problème compte tenu de leur mobilité assez impressionnante pour certains (le type à moto du TIR ou Snowflakes notamment). Et comme le facteur temps est important, cela fait perdre de précieuses minutes de jeu sur la douzaine d’heures réelles que dure l’histoire…

Le Bilan

On a aimé 

  • L’ambiance et l’humour
  • Le stress du temps
  • Mode online fun et cohérent
  • Jeu libre, varié et diversifié
  • C’est bien gore
  • Les temps de chargement
  • L’argent n’a pas une très grande utilité
  • Les combats perfectibles
  • Quelques lieux trop peu exploités

Conclusion du test de Dead Rising 2

Chuckophile !
{{Faire la suite d’un jeu est toujours une tentation pour tomber dans la facilité et se retrouver avec exactement la même chose.

Heureusement, les nouveautés apportées par cet opus ainsi que l’excès de violence et d’humour permettent de renouveler sans difficulté l’expérience Dead Rising.

Et même si le jeu ne convaincra toujours pas les gens qui n’ont pas été persuadés par le premier opus, pour ceux qui ont adoré Dead Rising, Dead Rising 2 sera un incontournable tant sa fraîcheur zombifique n’a pas perdu de sa superbe.}}

L
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Dead Rising 2

Développeur : Blue Castle
Éditeur : Capcom
Date de sortie : 24/09/2010

commentaire

1 Commentaire
A
Apollon13
27 septembre 2010 8h37

toute façon capcom est le pro du recyclage et sont pas pret de s’aretter, Mais un dead rising depuis 4ans on avait pas eu d’équivalent donc la redite se fait peu sentir… A noter pour ceux qui sont pas bricoleur qu’il suffit de faire le tour des ateliers. Les armes qui sont pile autour se combinent bien la plupart du temps. L’IA des survivant à été boosté donc plus la peine de jeter des pierres à l’écran parce que tel ou tel crétin à foncé sur le seul zombie présent.… Lire la suite »

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