Test – Super Street Fighter IV

Mettez du déo après chaque combat
Un an après sa sortie, Street Fighter IV se dote d’une version alternative plus qu’une vraie suite, comme on en avait par paquets de 500 à la grande époque de Street Fighter II.
C’est donc avec curiosité et méfiance que Super Street Fighter IV fut accueilli en lançant le jeu.
Voyons donc ce qu’il apporte de frais au pays des mains baladeuses et des chinoises qui apprécient montrer leur culotte pour donner des coups de latte.
Yatta !

Aussitôt lancé, les différences avec la base Street fighter IV se font déjà voir.
Ainsi, on a droit à 10 nouveaux personnages, montant le chiffre total de combattants à 39.
Certains de ces nouveaux personnages sont tout nouveaux (Jury, Hakan), d’autres viennent de différentes versions de Street Fighter, comme Dee-Jay et T-Hawk de Super Street Fighter II qui viennent compléter le casting de ce dernier. Des membres du casting de Street Fighter 3 et des Street Fighter Alpha viendront aussi nous faire un petit coucou et se nomment Cody, Adon, Guy, Makoto, Ibuki et Dudley.
Et le “plus” dans tout ça, c’est que vous n’aurez pas besoin de les débloquer, puisque tous les personnages sont disponibles dès le premier lancement du jeu, boss inclus.

Nous avons toujours affaire à un jeu de combat réalisé en 3D sur un plan en 2D à base de coups spéciaux en quarts de cercles et en maintiens de directions et agrémenté de Super Combos, ainsi que les fameuses furies appelées Ultra Combos, toujours aussi spectaculaires.
Le patte graphique du jeu n’a pas non plus changé avec ses yeux globuleux qui feraient frissonner de terreur les plus griffes de la nuit des Freddy. Le tout reste dans un aspect technique plutôt soigné et agréable à l’oeil doublé d’une animation au top.
De nouveaux stages sont présents en sus de ceux déjà existants, dont le magnifique niveau en Afrique avec ses animaux qui gambadent et son éclipse solaire qui vaut son pesant de cacahuètes.

En termes de gameplay, le jeu n’a pas grandement changé. Certains personnages déjà présents sur Street Fighter IV ont été légèrement et indépendamment les uns des autres revus au niveau de la vitesse, la résistance, la puissance des coups, la barre de vie, mais aussi en termes de coups et techniques.
Le jeu reste toujours aussi ouvert pour tout type de joueurs qu’ils soient débutants ou accros du stick et contentera tout le monde. Cependant, le titre reste toujours aussi rigide avec un timing de fou combiné avec un chouilla de facteur bol pour sortir les enchaînements les plus élaborés, les rendant, au final, inutiles car trop délicats à sortir en plein combat.

Même si un stick arcade est recommandé, le joystick de la manette est toujours aussi efficace que sur SF IV alors que c’est généralement un point faible sur la manette 360.
Le jeu propose toujours un mode arcade, un mode versus, un mode entraînement et un mode défi.
Concrètement, rien ne change réellement pour chacun d’entre eux à l’exception du mode Arcade qui accueille à nouveau les fameux Bonus Stages des tonneaux et de la voiture de Street fighter II. Ils apparaîtront tous les 3 combats en mode Arcade.
Si le bonus stage de la voiture est bien fait et apporte un petit aspect nostalgique envié, celui des tonneaux est totalement raté avec des placements de personnages brouillons, puisqu’il lui arrivera souvent de tourner le dos aux bidons ce qui, vous en conviendrez, n’est pas pratique pour les frapper…
Une petite orgie ?

En dehors des modes en local, Super Street Fighter IV revient avec un mode Online beaucoup plus poussé que son jeune aîné.
En dehors de la possibilité de défier quelqu’un qui est en mode Arcade et des classiques matchmakings d’amis, vous aurez la possibilité de participer à divers modes de jeu, comme le Team Battle, le Mode Infini qui permet de faire des tournantes contre le vainqueur, ou même un mode replay qui vous permet de regarder tous les replays enregistrés par les joueurs autour du monde.
Si l’utilité, bien que sympathique, est limitée, on regrette que le tri ne soit pas plus complet. On se retrouve un petit peu au petit bonheur la chance pour trouver un combat passionnant. L’ajout de quelques statistiques avant d’avoir à charger (en streaming) l’affrontement en question n’auraient pas été de refus.

Les salons en jeu peuvent regrouper jusqu’à 8 joueurs en tout et le jeu à été optimisé un peu à la manière d’un Blazblue pour limiter le lag, et même si le système est un poil moins efficace que le suscité, le résultat est positif avec une grosse part de combats sans un pet de lag.
A noter qu’un mode tournoi est prévu pour bientôt en téléchargement gratuit sur le Xbox Live, complétant ainsi l’expérience bastonnesque du jeu.
Point noir cependant du côté de la recherche de partie qui peut être assez longue pour des résultats nuls ou des salons impossibles à rejoindre alors qu’il y reste de la place et qu’on répond aux critères, forçant à refaire une recherche de temps en temps fastidieuse.

Au fur et à mesure de vos exploits, vous remporterez des titres, des icônes et des éléments pour le personnage joué, comme des couleurs de costumes ou des provocations. Vous remporterez, de plus, des points de personnage et des points de joueur permettant respectivement de monter le rang de votre personnage et de vous classer dans les tableaux de score.
Il faudra donc jouer assidûment avec chaque personnage pour débloquer 100% des éléments.
Ce n’est malheureusement pas un encouragement suffisant pour croiser autre chose que des Ryu, Gouken ou autres persos permettant un anti-jeu facile.
A se demander des fois à quoi servent les 10 personnages supplémentaires de cette variation…
Le Bilan
On a aimé
- Un casting copieux
- Gameplay toujours aussi solide avec plusieurs degrés
- Mode Online complet
On a moins aimé
- Timing toujours aussi impitoyable
- Bonus stage des tonneaux raté
- Quelques problèmes pour rejoindre les salons en ligne
Conclusion du test de Super Street Fighter IV
Chaud ! Ryu, Ken ! Poussez-vous, ça brûle !
{{Reprenant les bases de Street fighter IV, Super Street Fighter IV reste une “suite” agréable et de qualité offrant plus de personnages et quelques nouveautés sympa, notamment via le Xbox Live.
Il reste cependant assez léger côté challenge solo, tous les personnages étant déjà débloqués, limitant ainsi d’autant plus l’intérêt d’achat si vous possédez le jeu de base.
Les fans de SF IV s’y lanceront sans aucun doute les yeux fermés ; pour les autres possédant déjà le IV, il faudra que vous réfléchissiez si 10 persos en plus, les bonus stages et les nouvelles possibilités du jeu online sont suffisants pour investir dans un SF IV de plus.
Quant à ceux qui n’ont pas Street Fighter IV, y’a pas photo, c’est le Super qu’il vous faut.}}
Le jeu possède des qualités indéniables dont un bien meilleur online que le 4e, mais on l’impression de tourner en rond. Comme précisé dans les « On n’a pas aimé », le timing est tel qu’on se retrouve à toujours voir/faire/subir les mêmes coups qui sont plus efficace que d’autres. Ça devient lassant au bout d’une vingtaine d’heure.
Je note en plus qu’ils ont fait des efforts sur le prix, je l’ai vu à 30 € sur un site marchant (sans le port) cd…. pour ne pas le nommer.
Je penserai que le Super aurait été différant du 4 et qu’il y aurai eu moins de Ken et Ryu , mais il reste pareil ces bien dommage 🙁 gros effort par contre dans l équilibrage de perso , Sagat par exemple a été revu a la baisse . Hors mis un ré équilibrage de Ken et Ryu et 2 , 3 autres persos un trés bon jeux si on adore SF .