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Test – Bayonetta

Test – Bayonetta
Le 16 janvier 2010
Le 16 janvier 2010

Oh oui ! Fais-moi mal !

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Premier jeu Xbox 360 des anciens du studio Clover, Bayonetta s’est retrouvé messie de tout un tas d’espérance et de louanges de la part des fans de l’ex-studio et ce, avant même que le jeu ne soit réellement sorti.

Il ne faut peut-être pas attendre beaucoup dans un domaine où Devil May Cry et God of War règnent en maîtres.

Mais peut être que si on laisse faire la magie…

C’est d’la Balle !

Bayonetta est un Beat Them All comme il a été maintes et maintes fois représenté à travers la série Devil May Cry, God of War, ou même le futur Dante’s Inferno. A savoir, qu’à l’opposé d’un Dynasty Warriors, des chemins tout tracés vous sont proposés au lieu d’aires gigantesques dans lesquels on défouraille des ennemis qui se ressemblent plus à des créatures surnaturelles qu’à des humains.

En effet, ici vous incarnez Bayonetta, une sorcière très provocatrice, qui va devoir se taper quelques anges qui outrepassent leurs droits sur Terre.

Armée d’un pistolet à chaque membre de son corps et de sa magie transcendée dans ses cheveux, elle exerce un art du combat nommé la Balle qui consiste en des combos à base de coups de poing et de pied combinés avec des coups de feu, cette fameuse magie capillaire et l’art de l’esquive.

Si sur le papier on pourrait rigoler et dire qu’on n’a rien à craindre de deux bastos, trois coups de latte et quelques cheveux, concrètement, vaut mieux ne pas se faire de Bayonetta une ennemie, parce que les coups sont portés avec une violence et rapidité certaine et les cheveux prennent des formes de mains et de pieds de plusieurs mètres de hauteur.

Le jeu se veut très dynamique, comme l’ont promis à leur époque chaque épisode de Devil May Cry. Mais là on surpasse le tout avec une jouabilité aux petits oignons : les coups qui toucheront vos adversaires vous permettront de charger votre barre de magie. Une fois celle-ci suffisamment remplie, vous pourrez invoquer des instruments de torture en appuyant simultanément sur Y et B, tuant directement vos ennemis, sans autre forme de procès. Mais il faudra réaliser une séquence simple en QTE (appuyer comme un malade sur un même bouton ou tourner un joystick comme un fou) pour réussir à faire le maximum de dommages.

Mais ne croyez pas qu’invoquer ces armes salvatrices sera de tout repos, puisque si vous vous faites toucher ne serait-ce qu’une seule fois, votre barre de magie sera vidée en grande partie, en plus de vous faire pas mal de dommages. Ce sont des anges, pas des tafiolles !

Et pour empêcher cela, Bayonetta sera capable d’esquiver comme un charme et avec élégance les attaques adverses, grâce à une simple pression sur la gâchette droite. Exécuter cette commande en échappant de justesse à l’attaque, et vous enclencherez l’Envoûtement, durant lequel le temps se stoppera quelques instants, et où vous aurez le loisir de balancer des mandales en toute sécurité. Mais faites attention, la durée de temps arrêté dépendra de l’ennemi sur lequel vous le faites, certains étant insensibles à cette magie.

C’est des fous !

Bayonetta est amnésique. Elle sera à la recherche de sa mémoire, et cela l’amènera à rencontrer des personnages tout aussi hauts en couleurs qu’elle, comme Jeanne, une sorcière qui maîtrise également la Balle et qui semble tout savoir sur Bayonetta, Cerezita, une petite fille qui appelle Bayonetta « Maman », Luka, un journaliste qui veut se venger de Bayonetta en dévoilant au monde entier l’existence des sorcières, un démon très influent propriétaire d’un bar et son sbire peureux.

Tout ce petit monde a une case en moins, et ne fait que souligner l’ambiance du jeu : délire total (la rencontre avec votre premier ange de type Joy est à marquer dans les anales du jeu vidéo).

Parce que Bayonetta n’est pas qu’un simple Beat Them All, c’est un Beat Them All avec des hectolitres de sang, de la provocation sexuelle par camions entiers (mais ne vous attendez pas à voir des gens nus), des clins d’œil par centaines (jeux vidéo et autres) et de l’humour à rivaliser avec les plus grandes séries comiques.

Et le tout est servi par une mise en scène très dynamique sous trois formes différentes. Les séquences cinématiques classiques en mouvement, des dialogues sur fond de cinématiques immobiles où seuls quelques légers détails (des vêtements par exemple) bougent, et enfin, les séquences cinématiques sur pellicule qui sont semblables aux cinématiques fixes, mais présentes sur pellicules avec un dynamisme hors normes.

Cela paraît un peu bizarre au début, mais on s’y fait vite, et en redemande même plus !

Et en redemander, vous en aurez l’occasion durant les 16 chapitres du jeu.

Surtout que bien que le niveau de difficulté maximum soit le normal (il faut débloquer les niveaux supérieurs en terminant en normal), le jeu ne fait aucune concession aux faibles. Vous allez mourir, souffrir, crever, être atomisé, vous faire humilier par convois entiers !

Les développeurs avaient annoncé un jeu difficile, et on en a un ! Les ennemis attaquent en groupe, sont résistants (et ne se laissent généralement pas stopper par les attaques les plus faibles) et ne se laissent pas faire. Mais rassurez-vous, puisque vous pourrez évoluer au fil des chapitres et de vos gains en auréoles, qui vous permettront d’acheter des armes, techniques (transformations animales, techniques de combat…), objets puissants, items de soutien (vie, magie, bouclier temporaire…) et autres modifications. Vous pourrez ainsi augmenter votre barre de vie en glanant des cœurs brisés de sorcière (4 cœurs brisés pour augmenter un peu la barre), votre barre de magie, booster vos armes, vous en procurer d’autres après avoir récupéré des disques angéliques, des costumes…

Tout cet arsenal couplé avec une excellente maîtrise de l’esquive (et donc, du ralentissement temporel) devraient vous aider dans les niveaux de difficulté supérieurs.

Si le jeu se termine en une douzaine d’heures, la rejouabilité est énorme, puisque vous pourrez, en reprenant votre personnage, recommencer le jeu dans des niveaux de difficulté plus élevés où seront débloqués des bonus à acheter (armes, tenus, personnages…), et où vous pourrez compléter votre chasse aux objets qui n’étaient pas présents dans les niveaux inférieurs. Ou même ne serait-ce que pour améliorer votre score sur chaque chapitre et récolter des statues de platine, ou pour compléter les challenges angéliques cachés.

C’est du Talent !

Mais même sans cela, durant les 12 heures d’une simple partie, on n’a pas le temps de s’ennuyer avec des phases de jeu aussi diverses que variées. Il ne faudra pas vous étonner de vous retrouver dans une phase de Shoot Them Up sur un missile en pleine vitesse, une petite phase de course en moto, ou même un jeu de tir à la Duck Hunt qui sert de jeu bonus à la fin de chaque chapitre. A chaque fois, on croit que le jeu nous a tout montré, mais celui-ci nous montre jusqu’à la fin qu’il y a encore tant de choses à découvrir ou à expérimenter.

Régulièrement, des boss viendront vous titiller. Et même si généralement, ils sont simples à battre, ils prendront un peu de temps à dessouder, à commencer par comprendre la technique pour y arriver.

Seuls les nombreux affrontements avec Jeanne viendront relever le niveau et proposeront un boss retors.

Et à la fin de chaque boss, vous pourrez invoquer une créature démoniaque imposée par le biais de vos cheveux, pour l’achever en beauté. Il ne tiendra qu’à vous de ne pas rater le QTE, si vous ne voulez pas en subir les conséquences.

Techniquement, le jeu se situe à un très bon niveau. Les graphismes sont léchés, les animations au poil, une musique à la fois envoutante et en harmonie avec l’action. Les transitions entre cinématiques et jeu sont assez bluffantes, sans aucun temps mort. Il faut donc rester en alerte en permanence. Seuls quelques défauts de framerate, et plus sérieux, quelques ralentissements peuvent gêner.

Le design du jeu à la fois sobre et racoleur est assumé pleinement, tout en apportant une touche qui tue au moment où on l’attend le moins.

Et le scénario n’en est pas en reste, puisque tout simple en apparence, il se complexifie au fur et à mesure, toujours en étant traité avec une légèreté ravageuse.

La jouabilité est vraiment bien ficelée, on regrettera cependant l’éloignement de la caméra lors de certains affrontements de boss rendant l’action un peu plus difficile à maîtriser, mais rien d’insurmontable.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le délire constant que propose le jeu
  • La difficulté et la rejouabilité énorme
  • La variété des situations
  • Le gameplay à la fois simple et complet
  • C’est totalement indécent
  • Petits soucis de framerate et de ralentissements
  • L’histoire se boucle rapidement
  • Les prix de la boutique sont ultra exagérés

Conclusion du test de Bayonetta

So, Chouchou ?
Bayonetta tient toutes ses promesses, tout en mettant un énorme coup de pied dans la fourmilière. A la fois irrévérencieux, diaboliquement fun, et au gameplay simple et efficace, on tient là la nouvelle référence du genre. Non pas qu’il le révolutionne, mais parce qu’il prend le meilleur et le rend meilleur encore. Du grand art.

L
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Bayonetta

Développeur : Platinum Games Inc.
Éditeur : Sega
Date de sortie : 08/01/2010

commentaires

3 Commentaires
C
Codekaos
19 janvier 2010 17h59

Enfin un jeu qui ne se fout pas de la gueule des gamers….

S
siska
27 janvier 2010 4h38

moué … j’ai acheté les jeu 70euro , une heure plus tard j’étais de retour au magasin pour entendre  » on le reprend 28euro …  » foutage de gueules assuré ! l’histoire a chié , graphisme ça va , c’est un jeu de minet , trop simple , trop évidents , rien ne vaut un Dante , maintenant je le sais et je ne referais pas la meme erreurs concernant les jeux  » grosse productions » .

A
alfoux
25 février 2010 11h12

Un autre avis sur le sujet :

http://levelfive.fr/bayonetta-360/

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