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Test – Brütal Legend

Test – Brütal Legend
Le 5 décembre 2009
Le 5 décembre 2009

Burn Baby Burn

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Après être resté un long moment dans les cartons, Brütal Legend émerge de ses cendres sous le label Electronic Arts. Ce jeu développé par Tim Schafer et sa société Double Fine Productions, avec Jack Black -alias Eddie Riggs, héros du jeu- venu ajouter une touche de délire et d’humour, tourne autour de la magie, des combats et du Heeeavyyy Metaaalll. Yeah ! Maintenant, voyons si avec Brütal Legend on en prend plein les mirettes autant que les oreilles, et si vraiment il tient toutes ses promesses.

Rock Hard Ride Free !

L’intro du jeu n’est autre que la démo à laquelle nous avons eu droit quelques jours avant sa sortie. Néanmoins, juste avant celle-ci, Jack Black nous fait une petite mise en scène nous emmenant chez un disquaire où se trouve le fameux vinyle 33 tours de Brütal Legend, qui va servir de menu via la couverture, la pochette du disque et ce dernier, le tout avec une belle écriture gothique.

On incarne Eddie Riggs, un Jack Black fort bien modélisé, roadie de son état, soit l’homme à tout faire qui reste dans l’ombre et qui reste toujours prêt à parer à toute éventualité, pour un groupe de pseudo-métalleux de notre époque. Celui-ci va se retrouver propulsé dans un autre monde, pour cause de décès prématuré dans le nôtre (même pas mal), celui d’Ormagöden, laissé à l’abandon après la disparition des Dieux Titans et maintenant asservi par l’infâme démon Doviculus, ayant quelques travers sadomasos. Celui-ci sera secondé par le vil Général Lionwhite, lui aussi désireux de pouvoirs et de soumission de la race humaine et très attentif à sa coupe de cheveux et à sa tenue vestimentaire (qui a dit « tafiolle » ?).

Ici, Eddie sort de l’ombre pour aider Lars, chef déchu des Bladehenges, à créer une armée pour affronter les démons, sauver les femmes séquestrées et abusées dans la Tour du Plaisir (oui, je sais, ça donne envie d’y rester) et bien d’autres missions qui seront entreprises sous forme d’une folle tournée de groupe de métal. On sera accompagné au long de l’aventure par Lita, la sœur de Lars, Ophélia une « bombasse » comme l’a si bien décrite Eddie, et toute une bande de joyeux lurons. Pour construire notre armée, on recrutera des Headbangers (métalleux aux cheveux longs) esclaves dans des mines, qui ne savent que fracasser tout ce qui se trouve devant eux à coup de tête ; les Déserteuses, fifilles qui combattent à nos côtés avec une arme à feu qu’elles ont créée, viendront aussi renflouer nos rangs rapidement, ainsi que bien d’autres. Notre héros sera équipé d’une hache, la Séparator, dont le nom ne donne pas lieu à équivoque, et d’une guitare électrique, la Clémentine, qui sous ce doux prénom de fruit acidulé grillera la plupart des monstres en jouant seulement quelques accords. Le monde étant très vaste et afin d’éviter de se ruiner les bottes, on pourra invoquer notre Deuce, dite Destroymobile pour le parcourir.

The beast is the best

On aurait pu croire qu’il s’agissait là d’un jeu de shoot à la 3ème personne, et bien que nenni. Bon nombre des batailles se joueront sous forme de STR, durant lesquelles on pourra participer à l’action et où l’on devra diriger ses troupes contre l’ennemi afin qu’elles attaquent la scène de concert adverse et qu’elles exterminent les monstres qui nous combattent sous diverses formes, d’ailleurs parfois fort sexy, mais surtout méchant (enfin sexy quand même. Hum…). On augmentera la force de notre scène durant le combat en prenant possession des puits de fans représentés par des petits volcans et en leur construisant, dessus, un stand de goodies. C’est ainsi que l’on aura accès à de nouvelles troupes plus coriaces et plus dangereuses. On débutera donc avec quelques Headbangers, Déserteuses et un Chopperboy pour soigner les troupes, pour ensuite pouvoir envoyer au combat des Roadies transportant des enceintes énormes servant de destructeurs sonores ou encore la fameuse Guitarmageddon, sorte de tank muni d’un rouleau compresseur armé de picots au devant et d’une force de frappe phénoménale grâce à son épée descendant du ciel pour s’abattre là où l’on a posé le viseur.

On l’aura bien compris, ces phases sont d’une importance capitale et la maitrise de ce type de combats où la coopération est salvatrice devra être des plus appliquées.

Cependant, pas la peine de partir en courant si vous n’aimez pas les Str, la prise en main est des plus simples et en appuyant sur start, on a accès à un Guide de Tournée où tous les accords à jouer et leurs fonctions sont indiqués, ainsi que tout ce qui peut être utile, expliqué. La touche RT affichera une sorte de rosace où sont indiquées toutes les possibilités en cours. On décidera quel type de personnage créer et envoyer se battre ou encore le maléfice à invoquer, comme l’appel des animaux de la forêt pour nous venir en aide. Pour faire appel à ces derniers il faudra jouer correctement une suite de notes avec sa guitare, un bon riff bien de chez nous. Rien de bien compliqué, l’accord à jouer n’excédant jamais les 10 notes.

Run to hell

Ce sont 23 chapitres représentant différents mondes, agrémentés eux-mêmes de plusieurs missions annexes, tel que des courses auto ou encore apprendre à un videur à viser avec son canon, que l’on devra traverser avec sa troupe. Il faudra combattre toute sorte d’animaux maléfiques, de sorciers et éviter bien des pièges. Pour se déplacer plus rapidement, on conduira notre Deuce qui nous guidera avec ses clignotants. Oui, j’avoue ce n’est pas super pratique, mais un petit tapotis sur la touche back de la manette et on accède à une carte pour se situer et se guider. On ajoutera des améliorations à ce véhicule en se rendant dans l’un des 11 Garage Métal, dont le premier se découvre très rapidement, tenu par Le Gardien, le Grand Ozzi Osbourne en personne. Si, si, rien que ça, avec ses cheveux longs, ses binocles, tout vêtu de noir et son franc parler.

Celui-ci nous expliquera lors de notre première visite dans son antre les diverses tâches à effectuer, tel que regarder dans des jumelles panoramiques en forme de tête de mort, libérer des Dragons de pierre enchainés et plusieurs missions secondaires, afin d’obtenir des Tributs de Feu donnés par les Dieux du Métal. On se servira de ces Tributs comme monnaie d’échange pour augmenter la puissance de nos outils de combats, équiper notre caisse en armes, boucliers et peinture (qui a dit Mad-Max ?), et même des portraits en pierre à l’effigie de certains personnages.

En cadeau, lors de notre premier passage, le Gardien nous signifiera que les dieux ont décidé de nous offrir La Gueule de Métal, qui se trouve n’être rien de moins qu’un autoradio donnant accès à un nombre considérable de morceaux musicaux que l’on pourra écouter le long de nos balades à bord de la Destroymobile. On y trouvera en tout plus d’une centaine de morceaux dont certains à débloquer durant le jeu, provenant tous de groupes de Métal connus comme Ministry, U.F.O, black Sabbat, Rob Zombie et bien d’autres.

A plusieurs moments, on croisera à nos côtés ou contre nous, des personnages du milieu du Métal, tel que Rob Halford, chanteur compositeur des Judas Priest ou encore Lemmy Kilmister bassiste et chanteur de MotörHead, tous fort bien modélisés et pour lesquels le doublage des voix est de très bonne facture, comme pour tous les protagonistes du jeu d’ailleurs. Les décors sont eux aussi très biens dessinés, très détaillés, vraiment agréables à regarder, même s’ils sont tout de même perfectibles sur certains graphismes qui peuvent nuire aux déplacements. L’atmosphère gothique liée au Métal est omniprésente et des bonus représentant des dessins du jeu et même une partie du storyboard, débloqués tout au long de notre progression, sont accessibles via le menu. On regrettera cependant quelques ralentissements de framerate qui donneront lieu à certaines coupures de l’image de temps à autre, mais heureusement très rares, et également le fait que si on laisse de côté les quêtes annexes, ce qui serait bien dommage, le jeu se termine en mode normal en seulement 7 petites heures.

Kill Them All

Un mode multijoueurs est présent et développé sous 3 formes. Un entrainement contre l’IA, une partie personnalisée et un matchmaking. Débuter contre l’IA est la meilleure manière de se faire la main avant d’attaquer les adversaires réels qui seront néanmoins choisis sur un niveau égal au nôtre.

Il s’agira ici uniquement de combats en STR où l’on devra prendre possession de tous les puits de fans et ainsi conquérir la scène opposée. Cependant, on pourra choisir entre 3 camps, les Métalleux, les Démonix ou les Maudits avec chacun des puissances équivalentes mais des personnages différents et ce sur 7 cartes avec un choix de niveau de difficulté allant du tout doux au Brütal.

Malgré la répétition des actions, on se laissera prendre au jeu assez facilement.

Le Bilan

On a aimé 

  • La musique qui déchire sa race
  • L’humour omniprésent et le fun
  • La taille de la map
  • La modélisation des personnages
  • Les décors du jeu et l’ambiance qu’ils dégagent
  • Quelques ralentissements et erreurs graphiques
  • Le jeu un peu trop court
  • Un multi un peu trop répétitif
  • Le DVD du jeu ne passe pas dans mon autoradio

Conclusion du test de Brütal Legend

Power of death.
Dans Brütal Legend, il n’y a pas de place pour tout ce qui est mou, tendre ou mièvre. Ici ça dépote grave, aussi bien à coups de tatane, qu’au niveau démembrement à la hache ou encore électrocution à la gratte. Les tirades débitées par Eddie et ses acolytes sont souvent à mourir de rire et l’ensemble du jeu donne tout simplement envie que celui-ci ne s’arrête jamais. Les quelques défauts qui peuvent apparaitre sont lessivés par la qualité globale du jeu. Seuls, peut-être, les réfractaires au métal ne l’aimeront pas, mais s’il doit y avoir un jeu qui rend hommage à ce monde musical, c’est bien Brütal Legend.

L
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Brütal Legend

Développeur : Double Fine Productions
Éditeur : Electronic Arts
Date de sortie : 16/10/2009

commentaires

3 Commentaires
J
jon1138
7 décembre 2009 13h36

excellent jeu effectivement ! par contre, pourquoi dire que le jeu est trop court ?

Un jeu ça se fait à 100% non ? on n’achète pas un jeu pour se contenter de l’histoire principale sans faire les trucs secondaires…

Perso, j’ai atteint 99% du jeu en 25h…j’ai vu plus court comme jeu…

Z
zx6r4
8 décembre 2009 0h20

Salut jon1138. Tu as la réponse à ta question dans le test. Je précise bien que le jeu est trop court si on laisse de côté les missions annexes (qui sont excellentes). Mais la trame principal se fait en à peine 7 heures.

L
le raja
10 juillet 2010 20h30

Toüt simplement Brütal, Metalleüx et Légendaire!

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