Test – Red Faction Guerrilla

Halte à la révolition !
Absent de nos écrans depuis pas mal de temps, Red Faction revient et abandonne le format FPS pour nous proposer un Red Faction Guerrilla à la troisième personne et dans un univers plus ouvert que jamais. Place à l’action, au rouge, et aux titres de test tous plus débiles que prévisibles.
Nous vous devons plus que la lumière

L’histoire commence avec votre arrivée dans la peau d’Alec Mason sur une planète Mars contrôlée par l’EDF, les anciens gentils qui ont pris un peu la grosse tête et agissent en tyrans. Qui dit tyrannie, dit résistance qui a pris le nom symbolique de Red Faction, qui était celui des méchants sur les précédents opus. Votre frère en fait partie et vous allez rapidement rejoindre la Red Faction pour tenter de libérer la planète, en pleine terraformation, du joug de l’EDF.
Le jeu vous propose donc, armé de votre masse, d’effectuer diverses tâches pour fragiliser et renverser l’EDF. Vous aurez, en plus de votre arme contondante, accès à une douzaine d’autres armes upgradables, telles que des lance-roquettes, mines, fusil à nanites, fusil à pompe… Et cela ne sera pas de trop pour saboter les diverses installations de l’ennemi.
Saboter est le mot d’ordre du jeu, puisque l’essentiel du gameplay s’articule autour du système de destruction du décor.

Malheureusement, même si la gestion de la destruction de bâtiments est bluffante, les décors sont trop peu nombreux et trop pauvres pour ressentir une vraie euphorie dans cet argument plus commercial que ludique. En effet, les décors environnementaux, eux non destructibles, sont très vides et très peu variés à base de montagnes. Seule la couleur de celles-ci varie un peu. Même si le champ de vision est très important, on constate du clipping, bien qu’il ne soit pas gênant pour le joueur.
Tu veux pas 100 balles et 1 Mars aussi ?

Le gameplay du jeu tient bien la route, puisqu’il propose des actions classiques pour le genre : sauter, tirer, charger, piloter des véhicules, se plaquer contre des surfaces, s’accroupir…
Seule la partie véhicule sur roues est un peu bancale avec des véhicules très lourds et très peu maniables pour la plupart. Et comme le terrain de jeu est vaste et découpé en 6 zones, ils sont nécessaires pour se déplacer. Mais avec un peu d’expérience, on arrive à combler une partie du défaut, même s’il aurait été préférable que les phases en véhicule soient aussi soignées que celles à pied.
Vous contrôlerez également des mechas pour vous adonner à de la destruction sauvage. Et dans ce cas, ne vous attendez pas à faire dans la dentelle, puisque ces joujoux sont équipés soit de missiles, soit de bras mecanisés puissants, soit de jetpacks.
Les ennemis sont très coriaces et ne vous feront aucun cadeau, et ce même au niveau d’alerte minimal (sur 3 niveaux d’alerte : jaune, orange et rouge). De plus, ils essaieront de vous contourner et feront tout pour vous avoir.

Le changement d’arme, parmi les 4 disponibles simultanément, se fait par le biais du bouton RB combiné avec un bouton de couleur. Une pression rapide sur RB vous permettra de switcher entre les deux dernières armes utilisées.
Vous aurez au choix 3 genres de missions : les missions de destruction, en bleu, qui vous proposent de détruire les bâtiments de l’EDF, les missions de Guérilla, en vert (qui vous donnent des missions parmi une poignée d’activités différentes, comme l’escorte, la libération d’otage, le transport de véhicule…) et les missions d’Histoire en jaune qui vous permettent de faire avancer l’histoire. Au total, vous en aurez pour pas mal d’heures de jeu plus ou moins intenses.
Chaque action vous permettra de récolter du métal (monnaie d’échange pour acheter et upgrader des armes et de l’équipement), du soutien du peuple, ou du contrôle (de la perte de contrôle de territoires pour l’EDF). A noter que certaines mauvaises actions comme la mort de civils vous en feront perdre plus ou moins en fonction de votre implication dans le décès.
Vous pourrez également, à deux moments dans le jeu, prendre le contrôle d’un satellite d’attaque, ce qui cassera un peu votre traintrain quotidien, mais vous placera également dans une vue de dessus dans laquelle vous devrez tirer sur tout ce qui est ennemi. L’idée est louable et aurait mérité un peu plus de liberté de déplacement (c’est du semi libre sur de petites zones).

L’aspect sonore du jeu est très pauvre, entre les voix non convaincantes (on a l’impression que la plupart des dialogues sont juste lus) et les musiques tellement discrètes qu’on a l’impression qu’il n’y en a jamais, seuls les bruitages tirent leur épingle du jeu.
En plus de son mode histoire, le jeu propose un mode défi vous permettant de vous affronter avec 4 amis sur la même console à tour de rôle dans des défis où seul le meilleur score compte selon différentes règles. On aurait préféré un mode de jeu en simultané afin de rendre le tout plus convivial. Mais pour ça, il faudra se tourner vers le Xbox Live.
Un Mars et ça repart

Le Mode online renouvelle un peu l’expérience de jeu en proposant un système de packs. Ces derniers sont un équipement supplémentaire sur votre dos qui vous permet d’avoir des capacités additionnelles. Outre le jetpack, déjà présent dans le mode solo, vous aurez à votre disposition 9 autres packs comme le pack discrétion (qui rend invisible), le pack Rhinocéros (qui vous permet de foncer), ou même le pack Séisme (qui permet de créer des séismes mettant les ennemis au sol). Ces packs plus ou moins originaux vous permettent, une fois maitrisés, de donner une nouvelle dimension au jeu.
Vous pourrez ainsi vous affronter sur différents modes de jeu, comme les classiques Deathmatch seul ou en équipe, et les moins classiques comme le mode reconstruction (qui ressemble à du roi de la colline), un mode siège qui vous place alternativement en attaque ou en défense pour détruire ou défendre des bâtiments ennemis, ou même un mode destructeur variante d’un mode VIP.

Petit bémol, la caméra bien que correcte en solo n’est pas super dynamique pour du online. Mais elle ne gênera pas beaucoup pour bien s’amuser. Mais ce qui pourra gêner, c’est l’interface du jeu (bien opaque), notamment le panneau des scores, qui prend une bonne partie du coin haut droit, entravant la lisibilité de l’action.
A chaque match, vous remporterez des points d’expérience vous débloquant des modes de jeu, ainsi que des bonus pour customiser votre personnage (emblème, masse, personnage…).
Le Bilan
On a aimé
- La destruction bluffante
- Les modes online plutôt originaux
- Bonne durée de vie
On a moins aimé
- Les décors vides
- L’ambiance sonore
Conclusion du test de Red Faction Guerrilla
Total Recall-é ?
Red Faction est le genre de jeux qui divisera le public. La destruction des décors n’est pas un argument convaincant pour acheter un jeu à plein tarif, surtout que celle-ci ne se limite qu’aux rares structures existantes et aux véhicules. C’est pourtant dommage, puisque le jeu propose une bonne durée de vie, une histoire pas inintéressante, une destruction bien foutue et un mode online bien sympa. Il n’en reste pas moins un bon jeu d’action qui saura faire passer un moment agréable.
« Halte à la révolution » ca le fait mieux!
non, c’est un jeu de mot. Volition est le nom du développeur.
Personellement j’aurais mis 4 sans hésitation au jeu. Mais Stéphan a ses arguments !
Personellemnt j’aurais mis 4 sans hésitation au jeu. Mais Stéphan a ses arguments !