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James Bond Quantum of Solace

Le 13 novembre 2008
Le 13 novembre 2008

Une licence sous-exploitée de plus

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Le film Casino Royale n’avait pas eu droit à une adaptation en jeu vidéo mais le dernier James Bond en date, Quantum of Solace, n’y échappe pas en cette période de fin d’année. C’est Treyarch qui s’est occupé du jeu, et l’histoire reprendra à la fois des éléments de Casino Royale et de Quantum of Solace. Ce nouveau jeu licencié James Bond saura-t-il faire oublier les précédents épisodes ? Réponse ci-dessous.

Deux en un

Pour la première fois, deux James Bond se suivent scénaristiquement parlant, l’histoire du jeu mêlera alors des éléments de l’un, et de l’autre. C’est d’ailleurs un peu étrange parfois puisqu’on a souvent du mal à comprendre tout ce qui se passe, d’autant plus qu’on va visiter pas mal de pays différents. Après une jolie phase d’introduction, on se retrouve alors au cœur du conflit et on comprend très vite qu’on a bien affaire à un James Bond. Une petite cinématique d’intro de la mission annonce le ton, il y aura de l’action.

Un bon point, on se rend tout de suite compte que Treyarch domine son sujet puisque la prise en main est immédiate et intuitive; la maniabilité du soft est sans conteste un de ses points forts et pourrait figurer aux côtés des références du genre. Les mouvements et la visée sont très précis et les headshots s’enchaînent avec facilité. Les rechargements sont rapides et tout ceci renforce le côté action du soft. Le classieux James pourra ainsi effectuer toutes les actions de base d’un tueur aisément et comme c’est un peu la mode pour certains FPS, on pourra passer de la vue à la première personne à la troisième personne derrière certains éléments du décor.

Il suffit alors de presser la touche A de la manette et si on est assez proche du décor, Bond se collera automatiquement derrière celui-ci. Les collages intempestifs sont d’ailleurs plutôt rares et font du système de couverture un autre point positif de l’adaptation. C’est notamment assez pratique lorsqu’on arrive près d’une salle pleine d’ennemis, et à vrai dire c’est même un peu trop facile. Il faut dire que l’intelligence artificielle des mercenaires qu’on a en face de nous n’est pas vraiment des plus efficaces. Le plus souvent, ils resteront bien planqués derrière une caisse, un baril ou n’importe quoi d’autre et ils se déplaceront peu. Par contre, certains penseront quand même à faire des tirs de couverture mais rien de bien exceptionnel non plus. Heureusement que quelques explosions viendront dynamiser tout ça puisqu’on repèrera facilement quelques bidons explosifs, extincteurs ou autre avec un effet de surbrillance. Pas super immersif mais ça permettra de faire le ménage rapidement et efficacement.

Mais Bond n’est pas seulement un gros dur, il peut aussi se montrer plus posé et ce sera même nécessaire durant certains passages où la discrétion sera préférable sous peine de voir arriver un paquet d’hommes de main dans les secondes qui suivent. Les caméras pourront être désactivées et une balle dans la tête d’un ennemi avec un silencieux n’éveillera pas l’attention des autres gardes.

Varié mais trop court

L’aventure se révèle plutôt plaisante à faire puisqu’on aura beaucoup de lieux différents à visiter et les développeurs ont tout fait pour que l’ensemble reste assez dynamique pour ne pas endormir le joueur. De ce côté, c’est réussi puisqu’on aura tantôt des phases de fusillades, d’infiltration légère ou encore des passages en QTE (Quick Time Event) où le joueur devra presser au bon moment les touches de la manette qu’on lui indique pour réussir certaines actions. C’est n’est pas bien compliqué et ça aura le mérite de passer quelques moments-clés sympas dans l’aventure. On aura aussi quelques passages où Bond jouera les équilibristes et où il faudra jouer avec le stick et ce sont tous ces petits passages interactifs qui, bien que classiques, contribuent au plaisir de jeu.

Mais elle aura beau être rythmée, assez variée et sympathique, l’aventure demeurera quand même bien trop courte pour contenter les joueurs avides de sensations que nous sommes. Les quinze chapitres proposés ne retiendront pas le joueur plus d’une demi douzaine d’heure, ce qui reste très peu, d’autant plus que le jeu cumule l’histoire des deux derniers James Bond sortis au cinéma. Et on n’aura pas forcément envie de recommencer le titre une fois terminé tant l’intérêt serait limité.

On est en effet guidé tout le long du jeu et on ne pourra pas faire d’écart pour changer de chemin tant celui-ci est tout tracé. Dommage, on aurait franchement aimé pouvoir incarner le beau Bond quelques heures de plus.

En ce qui concerne l’ambiance générale du titre, on est dans ce qui se fait de correct, sans non plus casser des briques. L’ambiance sonore est, James Bond oblige, bien efficace, mais on est par contre plus mitigé sur l’aspect graphique du titre. On a bien droit à quelques effets sympas mais le reste est plutôt moyen avec une ambiance graphique bien gérée mais quelques textures assez pauvres. On reste malgré tout au dessus des adaptations de films habituelles, c’est le principal.

Le Live ne suffit pas

« L’expérience de jeu peut changer durant les parties mulitjoueur ». C’est avec cette phrase que le joueur est accueilli sur la partie Live du jeu, ça promet ! On peut penser que Treyarch est plutôt conscient des lacunes de sa création. Malgré un choix d’armes assez complet à l’armurerie (il faudra gagner de l’argent en remportant des matchs pour acheter les articles qui vous intéressent), une présentation sobre mais soignée ne suffit pas à rendre l’expérience en ligne aussi intéressante qu »on pouvait l’espérer.

Le joueur peut choisir entre 9 types de parties : du team deathmatch au seul contre tous en passant par le contrôle de territoires, c’est du classique. Seul le mode pistolet d’or varie un peu : il faut trouver ledit pistolet sur la carte et s’en servir pour descendre ses adversaires. On a vu mieux question originalité.

Les matchs se déroulent dans une limite de temps (10 min max) et de points entre 4 à 12 joueurs. En plus de l’impossibilité d’aller au delà des matchs de 10 minutes, vous pourrez aussi faire une croix sur la possibilité de choisir la carte ! Quant au gameplay, c’est fluide et rapide mais l’ambiance et le rendu manette en main rappellent plus Counter Strike 1.5 que Call of Duty 4(qui partage pourtant le même moteur de jeu !), tout est dit !

Deux bastos et on se retrouve par terre sans même savoir d’où provenait le tir et sans que l’on ait compris quelque chose, frustrant… Vous l’aurez compris le multi n’est pas le point fort du jeu et on commence à se lasser de ces studios qui veulent à tout prix passer par la case partie en ligne quand on voit clairement qu’on a droit au minimum syndical !

Bilan :

On a aimé…

  • La diversité des lieux proposés

On n’a pas aimé…

  • Solo bien trop court
  • Mode multijoueurs à la rue

Décevant

James Bond : Quantum of Solace est hélas une licence cinématographique de plus qui ne réussira pas à s’imposer sur le devant de la scène jeu-vidéoludique. Même si l’aventure est rythmée et assez diversifiée, on regrettera la durée de vie bien trop courte du soft, sa réalisation globale assez moyenne et son mode multijoueur plutôt anecdotique comme c’est malheureusement trop souvent le cas. Il y avait pourtant matière à faire quelque chose de bien, on se contentera d’un jeu passable, surtout réservé aux fans du plus célèbre des espions anglais.

Conclusion du test de James Bond Quantum of Solace

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James Bond Quantum of Solace

Développeur : Treyarch
Éditeur : Activision
Date de sortie : 31/10/2008

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