Test - Book of Demons - Rest in pieces !

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Le livre est devenu mon meilleur ami durant cette période de confinement. Il me permet dès que je l’ouvre de faire tomber les murs de ma prison pour m’entraîner dans d’exotiques vagabondages : une échappée belle, un rail de liberté que je me fais la narine bien ouverte, un voyage extraordinaire dans de sombres donjons de papier grouillants d’orcs, d’araignées géantes et un démon baignant dans un lac de lave avec son canard en plastique ! Ce livre c’est le Book of Demons et sa lecture est aussi plaisante que la caresse d’une brise printanière !

Je prends un peu de ça puis un peu de ça et je mélange…

On dirait un hack and slash comme tous les autres et pourtant...

Faire un jeu vidéo ce n’est pas plus compliqué que de cuisiner. Pour être original, on peut prendre deux recettes que l’on aime et tenter un mélange hasardeux, le plus dur étant de trouver le bon équilibre. Book of Demons est un mélange entre le hack and slash à la Diablo et la construction de deck. Il faut avouer que la première heure de jeu laisse dubitative et on se demande bien si le mélange va prendre. Du hack and slash, Book of Demons reprend la structure avec le village principal et ses quelques habitants hauts en couleur : le prêtre pour nous soigner, l’aubergiste, le magicien pour les informations du bestiaire et identifier les cartes que l’on découvre et la diseuse de bonne aventure pour la gestion de notre deck et son amélioration. Une fois dans le donjon, le gameplay a vraiment de quoi dérouter le joueur de hack and slash le plus aguerri. Notre personnage ne s’y déplace pas librement, il suit un couloir rectiligne sur lequel il ne peut qu’avancer ou reculer. Des hordes de monstres s’avancent vers lui et il suffit de marteler le bouton d’attaque tout en gardant une distance raisonnable pour en venir à bout tout en récoltant l’or, les trésors et les cartes trouvés avec le stick droit.

Au plus profond du donjon, le Mal prend son bain

Book of Demons révèle tout son intérêt petit à petit, c’est un plat qu’il faut laisser mijoter pour lui donner toute sa saveur. Le gameplay va s’étoffer, les créatures vont gagner des boucliers qu’il faudra détruire en appuyant sur le bouton B, on va pouvoir interrompre leurs sorts, utiliser des attaques spéciales, lutter contre l’empoisonnement et j’en passe. On est alors amené à jongler avec frénésie entre les boutons tout en dirigeant nos attaques avec le stick droit et réguler la distance face à un flot d’adversaires de plus en plus important. Le chaos qui en résulte devient plus subtil dans les niveaux de difficulté élevés ou en incarnant l’un des deux autres personnages disponibles autres que le guerrier de base, à savoir l’archer et le sorcier. Ces deux nouveaux héros déblocables au cours de la partie ont des gameplay radicalement différents et nécessitent d’adapter de façon plus réfléchie notre deck.

Les cartes de la réussite

Trouver le bon équilibre entre les cartes est crucial !

Les cartes de Book of Demons font office d’équipement et de coups spéciaux. On les équipe dans notre inventaire, dont les emplacements supplémentaires s’achètent auprès du magicien. On en décompte trois types, les capacités spéciales, les consommables, et les passives. Les capacités spéciales permettent, comme leur nom l’indique, d’utiliser une attaque de zone ou une technique défensive et consomment de la mana. Les consommables regroupent les potions de vie, de mana, les bombes et autres joyeusetées. Elles disposent de charges limitées que l’on peut regagner sur les cadavres de certains monstres ou payer avec de la monnaie sonnante et trébuchante à la diseuse de bonne aventure. Les cartes passives, elles, sont des cartes d’équipement, armures, casques, armes, bijoux aux effets multiples et variés. Chacune d’entre elles coûtent du mana pour pouvoir les intégrer à notre inventaire ce qui réduit d’autant celui disponible pour nos attaques spéciales. De plus les meilleures armes et armures ont un coût de mana important, il faut donc avoir une réserve suffisante pour pouvoir les équiper sans souci. Les cartes ont trois niveaux de rareté, commune, rare pour les magiques et épiques pour le nec plus ultra de la carte. Pour chaque niveau, on peut les augmenter trois fois en utilisant des cartes runiques, assez rares et assez chères mais le résultat vaut le coup car au fur et à mesure de notre progression on arrive à déceler de véritables combinaisons particulièrement adaptées aux vagues de créatures présentes dans les profondeurs du donjon.

Où est Charlie ?

Des combinaisons qui sont cruciales suivant le personnage incarné car chaque personnage a ses propres cartes. Pour le guerrier c’est assez simple, avec son grand nombre de points de vie et sa grande résistance aux coups, il peut se contenter de tout concentrer sur son équipement de base. L’archer lui est maître dans le combat à distance et vu la configuration des donjons, tout en couloirs, les attaques spéciales et ses possibilités de fuite sont à privilégier. Son arc a la possibilité d’avoir plusieurs types de flèches différentes qui se gèrent comme un consommable. Le magicien ne trouvera son salut que dans sa grande réserve de mana, ses sorts et ses possibilités d’invocation de créatures. Sa grande fragilité lui impose de frapper vite et fort !

Le bon deck au bon moment

Book of Demons est drôle... vraiment

Comme dans tout hack and slash/rpg qui se respecte, votre personnage gagne de l’expérience pour une créature tuée, la montée de niveau octroie un point de compétence que l’on peut utiliser pour accroître son maximum de points de vie ou de mana. Book of Demons ajoute une petite subtilité issue des rogue like, à chaque niveau gagné et à chaque boss accroché à son tableau de chasse, on accumule un petit pactole composé de cristaux de bronze, d’argent et d’or. L’aubergiste du village nous propose un chaudron pour récupérer ces cristaux et les récompenses qui vont avec. Plus on cumule de cristaux, plus les récompenses sont grandes mais attention, car si l’on meurt on perd l’intégralité du pactole ! Cela rajoute une petite tension bienvenue lors de nos virées dans les donjons. Ces derniers se découpent en trois zones qui correspondent à trois gros boss. L’aventure en elle même est courte mais comme pour tout hack and slash, la course aux cartes rares et la montée progressive de la difficulté ajoute du sel et du charme à l’ensemble.

Il y a des jours où on aimerait être en short au boulot

Techniquement, Book of Demons joue la carte minimaliste mais une carte avec du charme. Le rendu dessin en papier des personnages et des créatures est agréable, l’ambiance sonore est correcte sans être transcendante. Là où Book of Demons fait vraiment très fort, c’est dans son humour. Le jeu est vraiment très drôle dans ses rares dialogues et le final est vraiment génial. Vraiment. J’ai rarement été aussi emballé par un jeu après avoir rétamé le boss final. Book of Demons propose trois modes de difficulté dont un spécial pour les plus téméraires et les férus de rogue like avec mort définitive du personnage et fouet à clous pour se flageller avec extase durant nos parties.

Le coin des chasseurs : Book of Demons est avare en succès et n’en propose que dix à 100 points chacun. La plupart se débloquent sans peine au fil de notre avancée, il n’y a aucun impératif de difficulté minimale pour tuer les trois boss principaux du jeu. Trois succès demandent par contre un certain investissement vu qu’ils demandent de finir la collection de cartes des trois héros disponibles. Celles-ci tombant aléatoirement dans les donjons, je vous laisse imaginer la suite… Book of Demons conserve dans sa version Xbox les récompenses Steam, plus d’une centaines à débloquer pour briller en société seulement vu qu’elles ne garniront pas votre gamerscore.

Book of Demons Final Release Trailer
Wishlist or download a FREE DEMO on Steam ➡ https://bit.ly/2vR6ieG
Discord ➡ http://discord.gg/bookofdemons Twitter ➡ https://twitter.com/thingtrunk Facebook ➡ https://facebook.com/ThingTrunk
Book of Demons is a Hack & Slash Deck-building hybrid in which YOU decide the length of quests. Wield magic cards instead of weapons and slay the armies of darkness in the dungeons below the Old Cathedral. Save the terror-stricken Paperverse from the clutches of the Archdemon himself !
Official website ➡ http://return2games.com Dev blog ➡ http://thingtrunk.com

Bilan

On a aimé :
  • Un gameplay original qui se dévoile sur la longueur
  • Trois héros, trois gameplay différents
  • Un humour qui fait mouche
  • Le final
On n’a pas aimé :
  • Met un peu de temps à démarrer
  • Peut être un peu rébarbatif à la longue
Enfin un bon livre !

Book of Demons est une bonne petite surprise à bas prix (à peine 21,99 euros). Bourré d’humour, il arrive à proposer un gameplay convaincant et bien plus subtil qu’il n’y paraît avec la découverte de combinaisons de cartes. Le système de progression récompense toujours le joueur et le temps de jeu s’écoule sans que l’on n’y fasse attention. Un peu lent à se mettre en place, Book of Demons se déguste vraiment lorsque l’on monte sa difficulté ou quand on change de personnage. Et force est de constater que c’est une friandise tout à fait recommandable !

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Book of Demons

PEGI 12 Langage grossier

Genre : Action RPG

Editeur : Thing Trunk

Développeur : Thing Trunk

Date de sortie : 30/04/2020

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, Steam, Switch