Test - The Bradwell Conspiracy - L’énigme de Stonehenge

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Développé par le studio anglais A Brave Plan, The Bradwell Conspiracy est un jeu d’aventure rempli d’énigmes dont l’histoire se déroule au Bradwell Stonehenge Museum. Annoncé timidement cet été, le jeu n’avait rien montré de remarquable pour son premier teaser. Pourtant, même si c’est le premier titre du studio, ce ne sont pas des amateurs qui se cachent derrière. En effet, l’équipe est composée de vétérans de l’industrie ayant officié sur des titres tels que Fable, Tomb Raider ou Batman et a été récompensée lors des BAFTA Awards.

Du mystère à la science-fiction

L’histoire commence par une réception dans le Bradwell Stonehenge Museum au cours de laquelle la société Bradwell présente son projet “Clean Water Initiative”, censé changer le monde. Malheureusement, une explosion survient et tout le bâtiment s’écroule. Désorienté, notre personnage se relève, la gorge brûlée par la fumée (un bon prétexte pour éviter de faire parler le héros et réaliser quelques économies sur le développement) et se retrouve coincé dans le musée avec une seule autre survivante : Amber.

Servez-vous
Servez-vous

Le but est simple, quitter le bâtiment. Mais pour cela, il va falloir faire équipe avec notre compagnon d’infortune pour trouver un accès qui n’ait pas été détruit par l’explosion. Amber n’étant pas bloquée au même endroit que notre héros, c’est à l’aide de lunettes de réalité augmentée que nous allons pouvoir communiquer. Cet outil est équipé d’un guide virtuel qui sera utile pour nous donner des informations sur les lieux où l’on se trouve. Mais il dispose surtout d’une fonction photo qui nous permettra d’être les yeux d’Amber afin qu’elle puisse nous ouvrir des chemins ou nous aider. Étant elle aussi équipée d’une paire de lunettes, c’est parfois elle qui nous enverra des photos pour nous guider dans certaines énigmes. Ce tandem marche plutôt bien et on apprécie le travail réalisé sur les énigmes nécessitant la coopération avec Amber. C’est aussi par ce moyen qu’elle discute avec notre héros, parfois pour faire une blague, parfois un commentaire sur la situation, mais toujours de manière intelligente et bien amenée.

Votre nouveau meilleur ami
Votre nouveau meilleur ami

En plus des lunettes, on dispose aussi d’une imprimante à substance mobile. Cela pourra rappeler le bien connu Portal Gun, sauf qu’ici on ne crée pas de portails, mais des objets. En effet, on peut scanner certains éléments de notre environnement afin de pouvoir en imprimer des copies. Sous réserve de disposer de suffisamment de matières premières (la substance) bien entendu. À l’aide de ces deux équipements, il faudra surmonter une bonne quantité d’épreuves en tous genres pour sortir du musée. Sur ce point les développeurs nous ont pondu une bonne variété d’énigmes, on ne rencontre pas deux fois le même défi et certains se montrent assez originaux. Certains sont même quelque peu corsés, ce qui n’est pas pour nous déplaire, trop de jeux du genre étant plutôt des walking simulator. Enfin, si l’histoire met un peu de temps pour devenir intéressante (il faut compter la première heure environ), elle devient par la suite vraiment prenante et plus on progresse dans l’aventure, plus on entre dans la science-fiction et les complots.

Une réalisation perfectible

Si le scénario occupe une part importante dans ce type de jeu, l’ambiance et la mise en scène représentent un gros morceau aussi. On peut dire sans hésitation que le résultat est réussi. On se sent facilement emporté dans notre environnement et le déroulement de l’action. Il y a de nombreux terminaux tout au long du parcours qui nous en apprennent un peu plus sur le personnel du musée et sur leurs activités. De plus, The Bradwell Conspiracy utilise de nombreux éléments de décor (affiches, livres, brochures) pour nous rappeler à tout moment que nous sommes au cœur d’une grosse compagnie. Le studio a même poussé le vice plus loin en sortant un site web dédié à la société Bradwell : www.bradwellelectronics.com. Certes le jeu est assez court, entre quatre et cinq heures, mais il est bien rythmé et on ne s’ennuie pas. On se retrouve même presque déçu à la fin, on a l’impression qu’il manque quelque chose et que celle-ci est trop ouverte. Cependant, au niveau du gameplay quelques éléments nous ont un peu déçus. Tout d’abord, il est impossible de sauter. Soit, c’est un choix qui peut être justifié, mais ici cela aurait pu condamner notre partie. En effet, nous nous sommes retrouvés coincés derrière un élément du décor et il nous était impossible de sauter par-dessus. Heureusement que nous avons pu créer une sorte de rampe en imprimant certains objets et se sortir de cette situation. De plus, nous avons aussi rencontré quelques « tremblements » de caméra, ce qui rendait par moments compliquée l’interaction avec certains boutons ou objets.

Pas de soucis de voisinage
Pas de soucis de voisinage

Visuellement, sans être magnifique le titre est agréable à parcourir. Les environnements sont variés ainsi que les décors qui les composent. On remarquera que l’on ne rencontre aucun être humain (mort ou vivant) pendant tout le jeu à l’exception d’Amber. À la place, on trouve uniquement leurs lunettes de réalité augmentée, qui nous servent au passage de carte d’accès. Cependant, c’est peut-être une bonne chose. Le modèle d’Amber n’étant pas particulièrement réussi, modéliser d’autres personnages aurait pu faire du tort au jeu. Enfin, côté sonore on note l’absence d’une VF. Il faut se contenter des sous-titres, mais la qualité du doublage est excellente, portée entre autre par Rebecca LaChance et Abubakar Salim ayant tous deux travaillé sur Assassin’s Creed Origins. La bande son est elle aussi de qualité, autant pour les bruitages que pour les musiques. Et là aussi on n’est pas en présence d’un inconnu puisque l’on doit cette partie du jeu à Austin Wintory qui a officié sur Journey ou Assassin’s Creed Syndicate.

Pour finir, The Bradwell Conspiracy propose 12 succès pour un total de 1000G. Ils sont relativement simples, la moitié s’obtient en progressant dans l’histoire tandis que l’autre correspond aux différents collectibles à ramasser. Bonne pioche pour les chasseurs, un jeu plaisant, pas trop long et facile à compléter.

Bilan

On a aimé :
  • Un scénario prenant
  • Des énigmes variées
  • Une réalisation réussie
  • Un doublage de qualité
On n’a pas aimé :
  • On ne peut pas sauter
  • Une fin un peu trop ouverte
  • Pas de VF
Better. Brighter. For Everyone.

The Bradwell Conspiracy propose une histoire très prenante, qui occupera les joueurs pendant quelques heures. Même s’il est court, le jeu est rythmé, sa mise en scène est réussie et la qualité des énigmes procure satisfaction. On déplore malheureusement quelques soucis de gameplay comme l’absence de saut ou encore quelques tremblements à l’écran qui viennent ternir la bonne copie du jeu. Si vous appréciez le genre et que l’absence d’une VF ne vous rebute pas, alors The Bradwell Conspiracy est à mettre dans votre panier sans hésitation.

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The Bradwell Conspiracy

The Bradwell Conspiracy
PEGI 0

Genre : Aventure/Réflexion

Éditeur : Bossa Studio

Développeur : Bossa Studio

Date de sortie : 11/10/2019

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows, Mac OSX, Switch, Apple iOS

1 reactions

tomzati

Rédaction

12 oct 2019 @ 00:26

Ça fait envie un petit jeu d’une ou deux soirées si l’histoire est prenante ça peut le faire