Test - Fossil Hunters

«Il y a un os...» , - 3 réaction(s)

Moi, quand j’étais petit, je voulais faire archéologue. Je ne sais pas vraiment comment cette passion dévorante pour les dinosaures de toutes sortes est apparue, surtout que cette dernière était arrivée bien avant un certain Jurassic Park. J’étais le seul de ma classe à répondre fièrement “archéologue” à la question du début d’année “quel métier voulez-vous faire quand vous serez grand ?”. Je vivais, je dessinais, je lisais, je rêvais dinosaures. Aujourd’hui cela m’est passé même si je garde au fond de moi, telle une madeleine de Proust, le goût sucré, empli de nostalgie, pour les gigantesques squelettes de ces géants disparus. C’est peut-être pour cela que je me suis arrêté sur Fossil Hunters, un jeu kickstarter qui nous glisse dans la peau d’archéologues en quête d’ossements et d’aventure…

Un tibia, une griffe et un crâne, ça fait un dinosaure !

Mais puisque je vous dis que sa place est dans un musée !!
Mais puisque je vous dis que sa place est dans un musée !!

Allez, hop ! Prenez votre pioche, trouvez un, deux ou trois copains - seulement en local malheureusement mais c’est déjà pas mal - et embarquez dans les profondeurs situées sous votre campement pour dénicher les vestiges de créatures oubliées ! Fossil Hunters ne s’embarrasse pas d’un fil scénaristique totalement superflu, ici on va droit au but et c’est tant mieux pour les anglophobes vu que le jeu est entièrement en anglais. Sur un niveau plus ou moins grand, Il va falloir détruire des blocs de terre pour en sortir les éléments d’un squelette de dinosaure. Un morceau de colonne vertébrale, un crâne, une aile, une nageoire, une cage thoracique monstrueuse, un bout de queue, les éléments sont nombreux et apparaissent progressivement au fur et à mesure de votre descente. À chaque niveau, il est demandé aux archéologues de reproduire un ou plusieurs squelettes particuliers pour débloquer le suivant. Pour cela il faut trouver et extraire les pièces demandées, puis les tirer les unes vers les autres pour les assembler à la manière d’un puzzle. Il faudra juste faire attention à ne pas déclencher un éboulement, protéger vos squelettes des chutes de pierre, mais aussi des étranges créatures vivant dans l’obscurité avides elles aussi de fossiles.

Dans le camp, on accumule plein de choses inutiles
Dans le camp, on accumule plein de choses inutiles

Ne vous stressez pas inutilement car on ne peut mourir dans Fossil Hunters, chaque disparition n’entraîne que la perte d’un petit pécule d’argent. Ce dernier étant nécessaire pour acheter un matériel précieux pour mener à bout vos investigations : des projecteurs pour repousser l’obscurité de certains niveaux et certaines viles créatures, des ponts, des barils d’explosifs et des étais pour protéger certaines zones des éboulis. L’argent se gagne en réalisant des squelettes finis, c’est à dire dont chaque embout est relié à une queue, un crâne, une nageoire, une griffe, peu importe sa vraisemblance. Deux queues reliées entre elles forment un petit dinosaure qui ne rapportera pas beaucoup d’argent certes mais qui peut être proposé comme tel. La radio de notre campement propose en plus des quêtes annexes rapportant des diamants ou autres bonus. Ces quêtes nécessitent de créer des dinosaures comportant un certain nombre de pièces, de crânes, etc. En les réalisant on obtient quelques bonus en plus de l’argent reçu pour ce dinosaure comme des diamants par exemple, capables d’ouvrir certaines zones secrètes et surtout pour Fossil Hunters de nous montrer son manque flagrant de finition…

Un squelette de jeu...

Les étais ne servent à rien...
Les étais ne servent à rien...

Les premières heures de Fossil Hunters s’avèrent agréables et même sympathiques mais c’est justement en creusant un peu que l’on voit poindre ses limites. Fossil Hunters manque clairement de finition, de fignolage. Le jeu coopératif à quatre semble être totalement superficiel tant il s’avère déjà gadget à trois. La caméra est trop proche et n’est pas adaptée à un jeu à quatre joueurs, à l’image de ce qui est demandé par le jeu. Si tous les joueurs creusent sur la zone, les éboulis arrivent très rapidement. Tirer les pièces pour assembler un squelette est déjà sportif à deux, alors à trois ou quatre dans des petits périmètres entourés de trous c’est un enfer. Le jeu à deux semble être le plus adapté et le seul réellement que l’on pourrait recommander.

Oui, ce dinosaure a vraiment existé
Oui, ce dinosaure a vraiment existé

Fossil Hunters souffre aussi d’un réel manque de “profondeur” et ce sans jeu de mot pourri. Les équipements du jeu comme les projecteurs, les étais, les bombes et les ponts n’ouvrent que très peu de variété et ce constat un peu sévère que l’on dresse nous est jeté au visage par les développeurs lors des derniers niveaux totalement indigestes qui poussent à l’utilisation de tel ou tel équipement. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on trouve un intérêt à l’argent amassé et aux différents vendeurs que l’on débloque dans notre camp principal. Ce qui n’est pas le cas pour la multitude de diamants que l’on a pris soin d’entasser et qui n’ont comme seul effet de faire ramer le jeu. Et on en arrive aux bugs, multiples et variés, bugs sonores, bugs de commandes qui empêchent notre personnage de creuser, bugs au niveau des vendeurs du camp qui ne peuvent vendre qu’un seul équipement susceptible de bugger lui aussi d’après les éboulis que l’on voit survenir directement sous les étais que l’on avait soigneusement placés pour protéger notre gros squelette… Pour couronner le tout, les succès sont aussi buggés.

Bilan

On a aimé :
  • Creuser et créer des dinosaures
  • Y jouer à deux
On n’a pas aimé :
  • Y jouer à plus de deux
  • Les derniers niveaux
  • Les nombreux bugs
  • Finalement assez creux
Une idée sympa ne suffit pas

Fossil Hunters montre clairement les limites des jeux Kickstarters où l’idée sympathique pensée et proposée par les développeurs arrive très rapidement à ses limites. Alors on essaye vainement de faire le change en ajoutant un multi à quatre totalement superflu et pas adapté, des bonus inutiles, des équipements dont on ne sait que faire en terme de gameplay et on saupoudre le tout de nombreux bugs vu que l’équipe est petite et qu’elle en arrive à être totalement dépassée par les évènements. Fossil Hunters est un jeu vain, pas foncièrement mauvais mais manquant cruellement d’idées et plombé par ses nombreux défauts. Petit, je voulais être archéologue, mais certainement pas ceux de Fossil Hunters.

Xboxygen
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Fossil Hunters

Fossil Hunters
PEGI 3

Genre : Action

Editeur : Smiling Buddha Games, LLC.

Développeur : Reptoid Games

Date de sortie : 12/09/2018

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, Steam, Switch

3 reactions

Blondin

02 nov 2018 @ 23:10

Moi, quand j’étais petit, je voulais faire archéologue. Je ne sais pas vraiment comment cette passion dévorante pour les dinosaures de toutes sortes est apparue, surtout que cette dernière était arrivée bien avant un certain Jurassic Park. J’étais le seul de ma classe à répondre fièrement “archéologue” à la question du début d’année “quel métier voulez-vous faire quand vous serez grand ?”. Je vivais, je dessinais, je lisais, je rêvais dinosaures.

Sors de ma tête s’il te plaît :’-))

J’ai vu le nom du jeu, j’ai fait « wooooooooooooo..... Même si c’est pourri, il me le faut ». Bon, vu le test, ça sera en promo, un jour, mais clairement je ne passerais pas à coté.

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Greenjamantank

03 nov 2018 @ 09:13

Euh sans vouloir jouer mon relou : archéologue c’est plutôt Indiana Jones, paléontologue c’est celui qui cherche les os de dinos :-);-)

Jarel

Rédaction

03 nov 2018 @ 12:14

greenjamantank > oui tout à fait, mais quand j’étais petit c’était encore flou (même encore maintenant). Mais c’est bien ça, merci !