Test - Mulaka

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Les voyages oniriques et initiatiques se suivent mais ne se ressemblent pas forcément. Mulaka est de ces jeux qui puisent leur inspiration dans un folklore peu connu, ici celui du peuple mexicain des Tarahumara. En tout cas, ce n’est pas tous les jours que l’on peut être un chaman aux pieds larges, caractéristique physique de cette population. Est-ce que cela en fait pour autant un bon jeu d’aventure aussi original dans le fond que dans sa forme ?

Cours forest, cours

Une prière et ça repart
Une prière et ça repart

Dans Mulaka, on contrôle un Sukurúame, un chaman ayant bien des pouvoirs. Son but est de lutter contre une entité maléfique. Pour ce faire, il dispose de quelques atouts dans son sac et pas des moindres. Dans une progression typique des jeux d’action-aventure, le héros doit visiter plusieurs contrées dans lesquelles il obtient différents pouvoirs afin de débloquer de nouveaux chemins et trouver des trésors cachés. La recette est vraiment appliquée à la lettre mais ce qui amène une dose d’originalité, c’est le fait que le jeu s’inspire profondément du folklore de ce peuple mexicain pour en tirer des mécanismes de jeu. Cela passe par les transformations en animaux, mais aussi par l’accès à une vision spéciale qui révèle les points de vie des ennemis eti des choses invisibles pour le commun des mortels. L’univers y gagne en cohérence et le dépaysement est ainsi garanti.

Oh une ville ! Ah non, c
Oh une ville ! Ah non, c'est juste un décor assez vide

Qui dit aventure, dit paysages. En ça, Mulaka est assez généreux. Du désert, de la jungle, des montagnes,... la richesse des panoramas de cette région du nord du Mexique sert de cadre aux différents niveaux. Chacun d’eux est assez vaste et dispose de secrets bien cachés à découvrir. Malheureusement, le choix du style graphique minimaliste et anguleux amène autant de jolies cartes postales que de choses peu gracieuses. Le découpage grossier des décors couplé aux murs invisibles arrive même à piéger le joueur cherchant son chemin. En effet, il est souvent difficile de savoir si une plateforme ou un recoin sont censés être accessibles avant d’essayer d’y aller et de rester bloqué net dans les airs.

Taillé à la serpe

Attention, derrière toi !
Attention, derrière toi !

Cet aspect grossier s’applique malheureusement à tout le jeu. Les animations assez saccadées rendent bien par moments et donnent mal au crâne à d’autres. Il faut dire que l’on passe beaucoup de temps à abuser des prédispositions à la course du personnage en traçant tout le temps et qu’un flou assez gênant accompagne alors les mouvements de caméra. Les nombreux combats contre une panoplie d’ennemis (assez variée au demeurant) sont aussi perturbés par ces choix esthétiques et faiblesses techniques. Avec l’absence de lock, on peine à taper l’ennemi souhaité et on a aussi du mal à anticiper les attaques à cause des animations robotiques. Comme en plus, les monstres ont tendance à attaquer en groupe dans les arènes de combats confinées, le jeu devient vite bordélique. À cela s’ajoute aussi le temps extrêmement long que le personnage met pour consommer une potion de soin, de rage ou de défense tout en restant figé, ce qui fait pester face aux ennemis qui continuent d’infliger des dégâts. Enfin, durant les phases de plate-forme, on peine aussi à savoir si on va tomber juste ou dans le vide à cause de la physique sommaire et des contrôles très flottants.

Comme un oiseauuuuuu
Comme un oiseauuuuuu

Tout cela est bien dommage car pour le reste, le jeu est plutôt bien pensé et aurait pu être bien plus plaisant. Les combats de boss sont sympathiques et les pouvoirs à débloquer permettent de revenir dans les niveaux précédents afin de débloquer des trésors, deux caractéristiques nécessaires pour un bon jeu d’aventure. Les énigmes environnementales sont un peu simplistes mais ça n’empêche pas de parfois tourner en rond en cherchant un moyen d’accéder à certains endroits. Aussi, le jeu est juste assez long pour qu’on ne lui impute pas le côté répétitif de sa progression, à savoir : on explore une région pour y trouver trois pierres spéciales qui ouvrent le chemin vers le boss.

Bilan

On a aimé :
  • Un univers original et bien amené
  • L’exploration est agréable
  • Un contenu pas déconnant
  • Parfois joli…
On n’a pas aimé :
  • ...et parfois beaucoup trop simpliste
  • Le flou et les animations saccadées
  • Maniabilité flottante
  • Combats parfois trop brouillons
Pour les inconditionnels du genre

Des bonnes idées, Mulaka n’en fait pas forcément preuve mais le manuel du jeu d’aventure à été suivi à la lettre. Ce qui le rend plaisant c’est son folklore sur lequel il a misé beaucoup, sûrement trop au regard de sa finition un peu légère dans son ensemble. On ne passe pas forcément un mauvais moment avec lui mais il faut vraiment être un amoureux du genre pour lui pardonner des défauts assez rebutants pour le premier venu. Il souffle vraiment trop le chaud et le froid autant dans son aspect graphique que dans sa conception technique.

Xboxygen
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Mulaka

Mulaka
PEGI 12 Violence

Genre : Action

Éditeur : Lienzo

Développeur : Lienzo

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, Steam, Switch