Test - Dandara

«Dans les règles de l’art» , - 0 réaction(s)

Les metroidvania se suivent et ne se ressemblent pas toujours. C’est surtout leur qualité qui varie grandement car même si le concept est bien connu, une bonne maîtrise du level design est nécessaire et doit s’accompagner d’un gameplay riche et varié. Est-ce que Dandara répond à ces attentes ? On peut répondre par l’affirmative, en effet, même s’il manque un peu d’ambition.

Metroidvania ultra

Le Sel est chamboulé. Déjà parce que ses habitants sont oppressés par une bande de méchants dont le but est un peu flou, mais aussi parce que Dandara, un héros pour le moins particulier, s’éveille pour les contrer. L’histoire est assez décousue et on peine un peu à raccrocher les wagons pour comprendre cet univers. Dommage, ce n’est donc pas pour l’histoire que l’on retiendra le jeu.

Attention aux ennemis au plafond
Attention aux ennemis au plafond

Pour trouver la force du titre, et ce qui fait son originalité, il faut se tourner vers son gameplay. Le jeu sortant en parrallèle sur console, PC et mobile, il a été pensé pour être maniable sur ces trois supports. Exit donc les déplacements traditionnels. Notre héros est un acrobate qui s’accroche sur certaines surfaces mais qui, bizarrement, ne sais pas marcher. Pour le déplacer, il faut pointer une direction et appuyer sur A pour qu’il s’y projette. Une flèche indique la position où le personnage peut aller et cela reste assez souple car sont ciblées automatiquement les zones les plus proches de la direction indiquée. Les déplacements peuvent du coup être très rapides, ce qui donne une bonne nervosité au titre. Les speedrunners devraient s’en donner à coeur joie.

On vise, on dash. Simple comme bonjour.
On vise, on dash. Simple comme bonjour.

Bien sûr, cela fonctionne parce que Dandara peut s’accrocher autant sur les murs qu’aux plafonds, ce qui chamboule un peu les sens du joueur qui peine alors à savoir s’il remonte par rapport à la carte ou s’il descend. Cette perte des repères apporte une bonne difficulté à l’exploration qui gagne en profondeur. Les rotations ne suivent pas toujours le personnage, elles surviennent quand on passe d’une pièce qui était sur un axe horizontal à une autre qui, elle, est sur un plan vertical. Les retournements de la caméra sont bien gérés et font leur petit effet. On en aurait presque le tournis par moment.

Difficile de distinguer le sol du plafond
Difficile de distinguer le sol du plafond

Comme dans tous Metroidvania, les chemins seront parfois bloqués jusqu’à trouver le pouvoir qui convient. La map est relativement bien construite. Elle se divise en plusieurs zones qui proposent un environnement graphique différent avec son panel de nouveaux ennemis. Ces différentes zones sont interconnectées sans être complètement entrelacées. En général, on part dans une direction par le seul chemin disponible et on revient par une voie alternative qui était fermée mais que l’on peut emprunter parce que l’on vient de débloquer le pouvoir adéquat en bout de zone. Aussi, on fait peu d’allers-retours dans des zones déjà explorées si ce n’est pour tenter de trouver un maximum de coffres qui cachent les boosts de pouvoir.

Metroid-sexuel

Je me sens surveillé
Je me sens surveillé

Si les déplacements sont atypiques, le reste du gameplay est plus basique, voire trop inspiré de Metroid. On dispose d’un tir que l’on ne peut effectuer qu’à l’arrêt et qu’il faut charger un instant. Cela complique les affrontements et casse un peu la vitesse apportée par les déplacements. En tir secondaire, on dispose de missiles de plusieurs types qui consomment de l’énergie. Ils permettent de briser certains murs mais surtout de bien casser les dents des ennemis. L’un d’eux est même beaucoup trop efficace contre les boss, mais encore faut-il l’avoir trouvé. Car pour faire évoluer son personnage, il faut découvrir les nombreux coffres qui contiennent autant des items permettant d’augmenter le nombre de potions qui rechargent l’énergie ou la vie, que de nouveaux pouvoirs ou des orbes. Ces dernières s’échangent pour augmenter la jauge de vie ou la capacité de régénérations des items, au choix, et on peut aussi en collecter en tuant les ennemis. Si on retourne à l’un des différents camps de survie, tout se recharge, jauges et items et on peut dépenser ses orbes. Attention, si on meurt, il faut retrouver son cadavre pour récupérer celles-ci.

Cet ascenseur me rappelle des choses
Cet ascenseur me rappelle des choses

Le bestiaire, entre autres détails, est lui aussi assez inspiré de la licence de Nintendo avec des petits monstres volants qui foncent sur le joueur comme les petits mollusques metroids et on retrouve même certains monstres plus évolués avec un long bec. Les boss, par contre, sont peu nombreux et trop simples à mettre à terre mais font preuve d’originalité. Cela n’empêche pas le tout de fonctionner parfaitement et de faire voyager le joueur pendant une grosse poignée d’heures dans des environnements plutôt jolis et variés, dans un style 16 bits des plus agréable. L’OST est aussi qualitative et l’hommage à Samus Aran est poussé jusqu’à la reprise d’une mélodie très proche de l’originale qui retentit lorsqu’on trouve un item. Heureusement, on ne tombe pas dans le plagiat complet mais dans l’hommage un peu poussé, ce qui ne joue pas en la défaveur du titre qui est, au final, sympathique.

Bilan

On a aimé :
  • Le système de déplacement
  • L’exploration bien agréable
  • La forte inspiration Metroid bien assimilée...
On a pas aimé :
  • ...mais qui reste un peu simpliste
  • On utilise peu ses pouvoirs pour revenir dans les précédentes zones
Une proposition honnête

Dans la catégorie hommage, Dandara est parfois sur le fil de la repompe des Metroid 2D. Il peut cependant compter sur l’originalité de son système de déplacement et la perte des repères qu’il apporte pour proposer une exploration assez intéressante. On se laisse finalement assez rapidement prendre au jeu, on cherche son chemin et les items à collecter sans voir le temps passer. Pas un grand jeu comme Ori donc, mais au moins une variation honnête qui pourra satisfaire autant les amoureux du genre que les autres joueurs.

Xboxygen
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Dandara

Dandara
PEGI 7 Violence

Genre : Aventure/Réflexion

Éditeur : Raw Fury

Développeur : Long Hat House

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, Steam, Switch, Apple iOS, Android