Test - Les Sims 4

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La planche à billets d’EA arrive enfin sur consoles dans une formule annoncée identique aux versions PC. Il y avait bien entendu eu, précédemment, des incursions sur nos machines de salon. Cette fois, c’est la bonne, tout le monde peut enfin vivre une relation par procuration avec Sandra ou Vladimir Gothik, selon ses goûts, sans compromis. Enfin, peut-être.

Ah, van vesua ! Cummuns nala

Ça va pécho grave !
Ça va pécho grave !

Doit-on rappeler ce que sont Les Sims ? Bon allez, mais vraiment parce que c’est vous. Le jeu est une simulation de vie, un tamagotchi version deluxe, un Animal Crossing complexe, j’en passe et des meilleures. Le but est simple, il faut créer son (ou ses) avatar(s), pour ensuite le(s) faire vivre. Cela se concrétise par des clics pour le faire manger, d’autres pour lui faire prendre une douche, papoter avec un voisin, aller au travail et subvenir à tous ses besoins. Vient ensuite le moment où il devient bougon, ne veut plus voir de gens car trop déprimé, fait la gueule parce que les poubelles ne sont pas sorties, loupe le réveil du travail car trop fatigué. Et cela se finit souvent par une petite étape quelque peu sadique mais ô combien satisfaisante : on l’enferme dans une pièce sans porte jusqu’à ce qu’il crève. Là on est content et on peut recommencer avec un nouveau personnage, voire une famille complète si on veut faire preuve d’ambition.

Depwa Spanewash Depla Blah

Si vous lisez ces lignes, j’imagine que vous saviez tout ça et que vous voulez savoir si vous pouvez enfin assouvir votre addiction aux Sims sans avoir besoin de vous acheter un ordinateur. La réponse est oui, mais avec une pointe de non.

Home sweet home
Home sweet home

Oui car les Sims 4 est un vrai portage de l’édition PC avec ses optimisations et réarrangement mais sans ses DLC’s. Pour ceux-ci, il va falloir repasser à la caisse et pas qu’un peu. Dans l’état, le contenu de base est déjà quand même bien assez satisfaisant. Plusieurs quartiers sont à votre disposition pour choisir où construire vos maisons. Bon nombre d’items de personnalisation sont présents pour réussir à combler vos fantasmes les plus fous en termes de décoration et aménagements tout comme les options sont nombreuses pour faire des Sims à votre image ou à celui de votre pire ennemi (toujours pratique pour se défouler en le torturant). L’expérience de jeu est bien complète avec sa gestion rigolote des humeurs des personnages, ses minis défis pour motiver le joueur à progresser, ses événements aléatoires et tout ce qui fait le sel de la série depuis ses débuts. On peut quand même regretter que le jeu ne se soit pas renouvelé et que les parties ressemblent beaucoup à celles jouées sur les précédents opus.

La vie de famille par procuration
La vie de famille par procuration

Là où l’on peut râler sur le jeu, c’est qu’il n’est qu’un simple portage avec une interface absolument pas adaptée à un jeu console. Les écritures et les icônes sont bien trop petites pour apporter un confort de jeu raisonnable sur un écran de taille correcte. C’en est au point de nous obliger à coller notre nez à 1,50 m de la télé. Et quand on voit le temps que l’on passe dans les différents menus du jeu et à scruter l’interface pour la moindre information, c’est fort dommage. Ensuite, la navigation dans les menus est à s’arracher les cheveux. Soit on passe d’une icône à une autre avec le joystick, ce qui devient vite rébarbatif en mode construction comme en mode vie, soit on passe en mode curseur pour essayer d’aller cliquer au bon endroit. La moindre action devient une contrainte incroyable.

Pour couronner le tout, le jeu n’est pas non plus sans reproche d’un point de vue technique. Les chargements sont toujours un peu longs et le jeu rame pour zapper entre le mode vie et le mode construction. En mode accéléré, le cycle jour/nuit fait franchement la tronche et avance par grosses saccades. Enfin, les Sims sont parfois extrêmement lents pour passer d’une action à une autre au point de louper certaines opportunités de rencontre ou autre. Vu comme ça, le jeu semble se traîner les mêmes défauts depuis plus d’une décennie. Et c’est le cas en fait, même si le tout peut s’avèrer toujours aussi addictif si on fait preuve d’une grande patience.

Bilan

On a aimé :
  • Enfin un vrai épisode sur console
  • Contenu de base assez riche
  • Il profite de 3 années de correctifs
On a pas aimé :
  • Ergonomie effroyable
  • Pas vraiment fluide
  • Des chargements un peu longs
  • Les DLC’s cheros
Pour le pire et pour le meilleur

Vous vouliez The Sims 4 sur votre console, sans concession ? C’est chose faite. Le jeu est tel que sur la version PC avec son contenu et ses DLC’s (payants). Mais il emménage sur votre console avec un souci majeur : une interface vraiment pas adaptée au support console. La navigation laborieuse dans les menus devient vite une source de frustration. Pour les plus patients et ceux qui veulent vraiment leur Sims dans leur canapé, le jeu fera le taf tandis que les autres iront jouer à, au hasard, Stardew Valley.

Xboxygen
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The Sims 4

The Sims 4
PEGI 0

Genre : Gestion

Editeur : Electronic Arts

Développeur : EA

Date de sortie : 17/11/2017

Prévu sur :

Xbox One, PC Windows