Test - Ruiner

«Ce jeu a Ruiner ma vie» , - 1 réaction(s)

Composé d’anciens développeurs de chez CD Projekt et Techland, le studio polonais Reikon Games nous dévoile aujourd’hui son petit bébé, Ruiner. Ce twin-stick shooter avait été présenté durant l’E3 2017 et, il faut le dire, avait fait saliver pas mal de babines. Après 3 années de dur labeur, qu’en est-il de ce petit bijou ? Et bien on peut dire tout de suite qu’il tient ses promesses, et pas qu’un peu.

HEAVEN, où l’Enfer sur Terre

Ne bougez pas, je suis armé !
Ne bougez pas, je suis armé !

Dès le début du jeu, les bases sont posées. Vous voici dans la peau d’un homme dont le masque affiche “Kill the Boss”. Comme vous n’avez pas vraiment le choix, vous foncez tête baissée et vous infiltrez au sein de la firme HEAVEN en quête de chair fraîche. Mais heureusement, vous êtes stoppé in extremis par une hackeuse. Elle (oui oui, c’est son nom) vous explique alors qu’un certain Sorcier a kidnappé votre frère et vous a en prime hacké le cerveau pour faire de vous sa marionnette. Mais bien évidemment, toute cette histoire s’avère être beaucoup plus compliquée qu’elle n’en a l’air et votre héros s’empresse de se mettre en quête de vérité et de vengeance.

Sachez-le, les ennemis pleuvent dans Ruiner. Des ninjas super rapides, aux soldats surentraînés, en passant par les “vampires” (des robots à détruire très rapidement puisqu’ils aspirent soit votre santé, soit votre énergie) ; vous devez avoir l’oeil partout au risque d’y laisser votre peau. Votre personnage étant cybermodifié, vous avez accès à de multiples compétences comme un triple dash, un bouclier énergétique, une onde explosive et j’en passe. Vous possédez également de base un pistolet et une arme de mêlée. L’un comme l’autre ont un nombre de coups et de munitions limités, donc soyez prêt à en changer contre des armes laissées par vos ennemis ou trouvées dans des coffres. Vous récoltez au fil de vos combats et missions du Karma (de l’expérience en quelque sorte) qui vous permettent d’améliorer vos compétences. L’avantage ici, c’est que vous n’avez pas à attendre la fin d’une arène pour changer vos skills. Un petit tour dans le menu suffit pour troquer vos allures de Berserker contre une approche plus sûre avec l’utilisation d’une barrière cinétique ou bien la compétence “fantôme-pirate” servant à contrôler l’esprit d’un ennemi pour qu’il combatte à vos côtés.

Dans Ruiner, les niveaux sont construits à peu près de la même manière. Vous les enchaînez sous forme d’arènes. Une fois cette dernière terminée, Elle vous attribue une note, vous gagnez quelques points de Karma à dépenser et en avant vers l’arène suivante. Une fois toutes ces zones bouclées, vous atterrissez dans la dernière arène où se trouve un boss. Si les premiers niveaux sont relativement simples, les ennemis se montrent particulièrement coriaces tout au long de votre progression. D’ailleurs, vous allez devoir faire preuve d’une grande dextérité car tirer n’importe où en espérant toucher un ennemi ne vous sauvera pas. Quant aux boss, ils mettent les points sur les i dès le départ et ne vous laissent aucune chance, soyez-en sûr.

T’es beau gosse sans ce masque

Rien de mieux qu
Rien de mieux qu'une ballade en ville pour se poser

Alors oui, il faut le dire : Ruiner est beau. Reikon Games nous dévoile ici une direction artistique aux petits oignons qui offre au titre un certain cachet. Que ce soit au fin fond des usines ou dans les locaux de Heaven, le rouge prédomine et donne cet aspect agressif, incisif et borderline. Les contrastes sont super bien travaillés, malgré des décors souvent similaires, mais ce côté cyberpunk est tout à fait agréable à l’œil. Les moments de dialogue sont grandement appréciés et donnent un semblant de liberté lorsque vous avez la possibilité de choisir entre 2 réponses. Malheureusement, ces réponses consistent simplement à acquiescer, hausser les épaules ou bien faire craquer ses phalanges (on mettra ça sur le dos de l’aspect pas très loquace du personnage). Rappelant Ghost in the Shell, Blade Runner ou Matrix, Ruiner est époustouflant de par son esthétisme et ce thème si familier de la réalité virtuelle. Pour ce qui est de la musique : elle est épatante, tout simplement. Les musiques witch house rendent les combats intenses et prenants tandis que les sonorités plus douces présentes lors de nos balades dans Rengkok (sorte de zone neutre où dégotter des missions annexes) offrent un moment de répit bien mérité à travers les presque 10 heures de jeu que propose le jeu. Malheureusement, vous n’aurez pas le droit à un mode multijoueur, un mode New Game + ou un mode “vagues” qui auraient permis de rendre le titre un peu plus vaste.

Bilan

On a aimé :
  • Le gameplay nerveux
  • Les compétences switchables à volonté
  • La direction artistique et la bande son au top
  • Le scénario et surtout la fin
On n’a pas aimé :
  • Le manque de contenu
  • Un petit doublage aurait été sympa
Si c’est le rouge, c’est pour que tu te bouges

Reikon Games ne nous offre pas simplement un beat’em all agressif où le but est de tuer tout le monde. Enfin, du moins, pas complètement. Ruiner propose aussi un style propre à lui-même et un gameplay haletant où la dextérité épouse avec perfection la nervosité sur fond de musiques électrisantes. Si on aurait apprécié des modes supplémentaires, il va sans dire que ce titre est d’un plaisir sans égal et nous plonge sans aucune retenue dans une virée musclée au cœur d’un monde cyberpunk violent mais tellement attirant.

Xboxygen
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Ruiner

Ruiner
PEGI 0

Genre : Action

Editeur : Reikon Games

Développeur : Devolver Digital

Date de sortie : 26/09/2017

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, Steam

1 reactions

Blondin

27 sep 2017 @ 23:51

Cool, j’avais jamais entendu parler (ou alors j’ai oublié), et faut dire que ça me fait vachement envie. Je pense que je le prendrais.