Test - Flinthook

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Quels sont les ingrédients d’un jeu indé bien à la mode ? Et bien il nous faut une bonne dose de pixel art, une grosse poignée de musiques chiptune, un soupçon de rogue-like est un plus, et bien entendu il faut un paquet entier de difficulté pour flatter les hardcore gamers. Flinthook proposant tout cela, c’est donc bien un produit de notre époque. Est-ce que cela suffit à en faire un bon jeu ? Ça c’est une toute autre histoire…

A l’abordage

Le but du jeu est de capturer les pires crapules de l’espace en abordant leurs navires spatiaux. Pour ce faire, notre avatar dispose d’un arsenal conséquent. Son crochet lui permet de se balancer comme un Tarzan des Caraïbes, son pistolet est son arme redoutable pour éliminer ses adversaires, et sa ceinture temporelle lui donne la possibilité de ralentir le temps pour passer entre les projectiles et les lasers. Avant d’atteindre chaque boss, il faut réussir à trouver les coffres de plusieurs vaisseaux, et une fois l’ennemi battu, on peut passer à la série suivante.

Cool ! Des bonus !
Cool ! Des bonus !

Ce qui frappe immédiatement, c’est le gameplay du jeu, remarquable, qui pousse à utiliser toutes les capacités de notre petit pirate. La maniabilité, parfaite, est un régal et laisse le skill s’exprimer. Ça tombe bien, car du skill, il va en falloir ! En effet, le jeu est franchement dur ! Les vaisseaux comportent des salles qui se génèrent aléatoirement (rogue-like, on vous dit !), ce qui peut être particulièrement injuste, puisqu’on peut très bien se retrouver soudainement confronté à des difficultés à la limite du surmontable, tout du moins lors des premiers runs. Et plus on avance, plus c’est dur, bien entendu. Heureusement, on pourra débloquer de multiples options en échange de nos découvertes et des pièces d’or gagnées dans les niveaux. C’est de cette manière qu’à chaque run on devient un peu plus fort, avec par exemple un tir à plus longue portée ou rebondissant, et qu’on arrive donc à aller toujours un peu plus loin. Flinthook est très bien équilibré, calibré pour qu’il soit littéralement impossible d’aller très loin au début, mais aussi pour que le joueur développe naturellement son talent et que, aidé par les nouvelles options, il progresse de plus en plus. Voilà qui est forcément motivant et qui donne furieusement envie de continuer à jouer, la seule limite étant le talent du joueur qui sera mis à (très) rude épreuve après les deux premiers boss. Une belle réussite !

Rétro-moderne

Si on vient de voir que la conception de Flinthook frôle la perfection, le bilan peut sembler plus mitigé concernant sa réalisation. Si la musique est excellente, pleine de dynamisme, les graphismes du jeu n’arrivent pas au même niveau. Déjà, il faut être sensible au pixel art, ou ne pas être lassé par cette mode. Je reconnais volontiers que c’est mon cas : si je n’ai fondamentalement rien contre ce style, je suis plus critique quand il n’apporte pas grand-chose au jeu.

Esquive + balancier + tir
Esquive + balancier + tir

Dans Flinthook, cela n’aurait pas fait de grande différence avec des graphismes plus actuels. Cela étant, force est de reconnaitre que l’ensemble est plutôt joli et cohérent, avec un chara-design d’inspiration « pirates de l’espace » qui fonctionne très bien. On regrettera surtout une lisibilité pas toujours optimale, en particulier en ce qui concerne les pièges disséminés dans les niveaux (les saloperies de lames qui entourent certaines plateformes…). Mais surtout, et c’est le gros point noir du jeu, les graphismes manquent cruellement de diversité. Le jeu est long, et jouer sans cesse dans les mêmes environnements est clairement lassant. Les variations sont plus que minimes et très insuffisantes pour qu’on n’ait pas l’impression de refaire les mêmes niveaux avec juste un niveau de difficulté supérieur. D’aucuns diront que cela est inhérent au style, mais pourtant, même à l’époque des 8 et 16 bits, les jeux variaient un minimum les décors. Dommage, sans cette lacune, Flinthook aurait eu le droit à un coup de cœur !

Bilan

On a aimé :
  • Superbe maniabilité
  • L’univers du jeu
  • Progression bien calibrée
  • Les musiques qui ont la pêche
On n’a pas aimé :
  • Le côté aléatoire trop punitif
  • L’absence de variété des environnements
Pirate de l’espace au top

Certes, il y a quelques détails qui font que Flinthook n’est pas parfait, en particulier à cause de l’absence de variété de ses environnements. Mais pour le reste, voilà un titre qui offre une très jolie partition : la gameplay est formidable, le système de jeu permet une progression presque constante, la musique fout la banane, et le fun est au rendez-vous malgré un gros challenge. Une jolie réussite qui mérite largement qu’on s’y essaie.

Xboxygen
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Flinthook

Flinthook
PEGI 0

Genre : Aventure/Plates-Formes

Editeur : ID@Xbox

Développeur : Tribute Games

Date de sortie : N.C.

Prévu sur :

Xbox One