Test - Pharaonic

«Vous êtes bien grossière pour une femme dont le tonton est pharaon !» , - 2 réaction(s)

De nos jours, les jeux vidéo sont capables de nous faire traverser des mondes hostiles ou idylliques, nous faire incarner des héros en un claquement de doigt, nous transporter à travers le temps et l’espace...Et malgré tout, on commençait à désespérer à force d’attendre un jeu sur le thème de l’Égypte Antique. Et voilà, il suffisait de demander. Dans un premier temps disponible sur PC, Pharaonic, le nouveau titre de Milkstone Studios (à qui l’on doit White Noise 1 et 2 et Red Invasion entre autres) sorti en juillet 2016 sur Xbox One, nous offre l’opportunité de parcourir le continent du Nil. Ce RPG à la Dark Souls présente un thème plutôt rare de nos jours, mais Pharaonic sera-t-il capable de faire ses preuves et de sortir du lot ?

Je suis un étranger qui voyage depuis l’est à la recherche de celui qui est perdu

Ce serait plus pratique d
Ce serait plus pratique d'avoir des yeux derrière la tête

Dans Pharaonic, un tyran du nom de Ahmôsis Ier fait régner la terreur grâce à une armée de fidèles prêts à tout pour mettre le royaume à feu et à sang. Et bien évidemment, à l’instar d’un film avec Bruce Willis ou Chuck Norris, une seule personne peut mettre fin à ce chaos ! Heureusement, vous êtes libéré(e) de la prison du Pharaon Rouge par les filles d’Ishtar. Leurs intentions reste encore à découvrir mais soit, n’écoutant que votre courage, vous commencez donc votre glorieux périple à moitié à poil et avec une simple torche comme arme de combat. Bear Grylls apprécierait. Aspect sympatoche : vous avez la possibilité de créer votre personnage en choisissant soit un homme soit une femme, son faciès, sa musculature et sa couleur de peau. Les choix ne sont pas très variés mais suffisants pour apprécier l’idée d’une création propre à soi et identifiable.

Vis en homme, meurs en brave

Faut une grosse chaussure pour écraser ça
Faut une grosse chaussure pour écraser ça

Pharaonic est un jeu en 2.5D. Je m’explique : les décors et les personnages sont en 3D mais les déplacements s’effectuent sur la même ligne, exceptés quelques embranchements en haut ou en bas. Pour ce qui est du gameplay, le principe est assez simple, même si plutôt fastidieux dans la pratique à cause d’une barre d’endurance capricieuse. Vous avez tout intérêt à bien jauger vos actions entre la frappe lourde, la frappe rapide, les contres et les esquives car vous avez vite fait d’épuiser la barre d’endurance en un clin d’œil. Sans compter la lourdeur des déplacements, et plus précisément des roulades, nécessitant un timing parfait (et à mes yeux, un peu aléatoire), ce qui ajoute au titre une certaine difficulté. Concernant l’équipement, là aussi il faut vous montrer fin stratège puisque le choix de chaque accessoire a son incidence : une fois que vous avez trouvé une armure, un casque et des jambières, opterez-vous pour un stuff léger, encaissant peu les dégâts mais permettant plus de rapidité de mouvement, ou un stuff lourd, consommant beaucoup d’endurance mais réduisant considérablement les dégâts ? Même chose pour l’arme et le bouclier. Vous avez aussi droit à un peu de magie, vous êtes l’Élu(e) pardieu ! Avec votre joli, mais pour le moins encombrant, parchemin sur le dos, vous pourrez par exemple lancer des boules de feu.

Et de petits pouvoirs par-ci par-là ne sont pas de refus face à des ennemis se montrant particulièrement impitoyables. Au début, c’est tout nouveau tout beau ; des ennemis insignifiants avec leur petite n’épée ne seront que de vains obstacles sur votre chemin de la gloire à l’horizon radieux…Seulement voilà, au fur et à mesure de votre avancée, ça va forcément se corser. Place aux golems, aux archers et aux scorpions géants qui vont se montrer bien costauds et même mortels puisque certains peuvent vous couper en plein élan d’un coup d’un seul. Frustrant dites-vous ? C’est peu dire quand on se rend compte que les fameux checkpoints se trouvent à l’autre bout du monde les uns des autres. Ils sont malgré tout facilement repérables par une statue et permettent de retrouver toute votre vitalité. Tout ce qu’il faut faire, c’est prier devant elles. Vous avez aussi de quoi transporter 3 malheureuses gourdes pour tenter de survivre tant bien que mal. Heureusement, vous trouverez sur votre chemin de quoi les remplir à nouveau ainsi que des stèles vous octroyant le pouvoir de vous téléporter d’une zone à une autre, du moment que lesdites zones sont découvertes.

Passons maintenant aux pièges…ces machins ne sont là que pour vous faire péter un plomb. Vous avez réussi à battre cinq ou six ennemis d’un coup (et non, ne croyez pas qu’ils vont vous attaquer un par un comme dans les films) et là, BAM, un piège à loup se referme ou des piques fondent sur vous. Vous êtes mort comme une buse, vous avez perdu votre expérience (qu’il faudra récupérer en absorbant l’orbe au-dessus de votre défunt corps) et vous vous rendez-compte que vous devez vous retaper 1h de jeu et buter tous les ennemis qui ont repopé depuis votre lamentable échec…il ne vous manque plus qu’à balancer de rage et de désespoir votre manette sur votre console.

La patience est une vertue ! – Cette fois, je crois bien que non

« Voiles sur les filles...Et barques sur le Nil »
« Voiles sur les filles...Et barques sur le Nil »

On ne peut pas vraiment dire que Pharaonic soit beau. Cela dit, son effet un peu cartoonesque rattrape légèrement le coup mais ça s’arrête là. Les traits sont grossiers et les contrastes assez faiblards, ce qui rend le tout un peu brouillon. Pareil pour la musique : tout est intelligemment en lien avec le thème de l’Égypte Antique mais aucune ne procure de frissons pour déclencher un éventuel coup de cœur. Les musiques en fond sont donc ternes et de ce fait, rapidement oubliables. Les bruitages sont assez intéressants même si ceux que vous entendrez le plus souvent restent les gémissements et les râles de douleur de votre personnage mourant courageusement (ou pathétiquement selon les cas…) au combat. Pour une quinzaine d’heures de jeu, Pharaonic est captivant et mérite qu’on s’y attarde, du moment qu’on est persévérant, résistant et d’un tempérament plutôt calme ! Le jeu est une épreuve à lui tout seul, c’est une certitude. Cependant, les nombreux coffres sont au contraire faciles à trouver et cassent un peu l’élan de challenge que vous pouvez avoir tout au long de votre redoutable aventure. Bon, vous allez dire, faut savoir ce qu’on veut, on ne va pas se plaindre d’un peu de facilité après tout…

Bilan

On a aimé :
  • Le thème égyptien
  • Les combats stratégiques
  • La durée de vie au vu du prix
On n’a pas aimé :
  • Les checkpoints trop éloignés
  • Les graphismes trop simplistes
  • Les morts punitives et frustrantes
Mais vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation…

Avec une meilleure direction artistique, Pharaonic aurait pu être un super remake de Dark Souls version Égypte ! Mais ce serait cruel de dire que ce jeu est raté ou que vous pouvez aisément passer votre chemin si vous avez la possibilité de vous le procurer, au contraire. Au prix de 15,99 € et sa durée de vie non négligeable de 15h environ, ce serait bête de passer à côté. Alors oui, le gameplay nécessite une prudence et une concentration à toute épreuve mais pour ceux qui sont à la recherche de difficulté, vous tenez votre dose de challenge. On regrette aussi un placement plus judicieux et moins extrême des checkpoints qui rendrait le jeu moins frustrant. En revanche, la mise en place d’une stratégie lors des combats, très variés, et pour le choix du stuff est un avantage qui met le titre dans le rang des jeux à tester. Un RPG à l’époque des pharaons, ça ne se refuse pas par Osiris et par Apis !

Xboxygen
http://www.xboxygen.com/IMG/moton2110.jpg?1491726849

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Pharaonic

Pharaonic

Genre : Action/Beat them up

Editeur : Milkstone Studios

Date de sortie : 13/07/2016

2 reactions

kalud

11 avr 2017 @ 09:42

jamais entendu parler du jeu avant ce test mais ça semble être une bonne surprise.

WS X ARKANGEL X

19 avr 2017 @ 16:10

excellent test