Test - TowerFall Ascension

« “Comment je t’ai ni*** !” “Ouais, attends la prochaine manche…”» , - 2 réaction(s)

Towerfall est le fruit d’une “Game Jam” organisée à Vancouver en 2012 où Matt Thorson et son ami Alec Holowka se sont amusés à créer un jeu multijoueur “old-school” en 2D. Un jeu au gameplay simple mais addictif, sur lequel on passerait ses soirées, à 4 sur le même écran comme à l’époque de la Nintendo 64 avec GoldenEye, Bomberman 64 ou Super Smash Bros. L’idée est simple et pourtant, faire un jeu de cette trempe au gameplay si réduit et qui nous fait veiller jusqu’à 3 heures du matin, il y en a peu qui peuvent s’en vanter.

Robin des bois et compagnie

Un menu simple et concis
Un menu simple et concis

Il vaut mieux mettre les choses au clair dès le départ. Oui, TowerFall dispose bien d’un mode en solo et coopération (jusqu’à 2 joueurs), sous la forme d’une campagne où l’on doit faire face à des vagues d’ennemis de plus en plus difficiles dans différents niveaux du jeu. Oui, il propose un mode “Trials” où l’on doit tirer sur des cibles réparties dans les niveaux et ce le plus rapidement possible dans l’espoir de battre des records. Mais il ne faut surtout pas prendre TowerFall Ascension pour ce qu’il n’est pas.

Le mode « Trials » pour les aficionados de scoring
Le mode « Trials » pour les aficionados de scoring

TowerFall Ascension est un jeu essentiellement multijoueurs et il prend toute sa dimension lorsqu’il commence à se faire tard, qu’il reste quelques bières au frigo, de la pizza froide, et que vos amis sont toujours là, assis sur votre canapé, attendant la petite étincelle qui rendra cette fin de soirée mémorable. C’est réellement là, quand nos seules options sont un vieux film d’horreur ou un karaoké, qu’on en vient à apprécier de posséder une Xbox One et d’avoir investi dans des manettes supplémentaires. Et il se fait rare de pouvoir partager ces moments de franche camaraderie dans des jeux qui permettent de jouer à plusieurs sur un même écran. Et ne me parlez pas de FPS en écran partagé, on sait tous comment ça se passe la plupart du temps : les écrans sont trop petits, vos amis ont tendance à loucher sur le vôtre et on perd souvent du temps dans les menus à choisir les modes de jeu et configurer les armes, ce qui n’est pas forcément idéal pour motiver les troupes.

TowerFall Ascension, lui, va droit au but. Un menu principal présentant les différents modes de jeu cités plus haut, un menu d’options, un menu pour configurer les règles, point barre. Mais le plus intéressant, c’est bien le mode “Versus” de 2 à 4 joueurs. Et ici, l’adage « plus on est de fous, plus on rit » n’a jamais été aussi vrai.

Des flèches et des réflexes

Nos 4 héros principaux dans leur pose classieuse
Nos 4 héros principaux dans leur pose classieuse

Le gameplay est simple, on dirige son personnage, un archer, dans un environnement en 2D. L’écran est volontairement réduit aux dimensions 4/3 avec des bandes sur les côtés dans la pure tradition des jeux de l’époque “cathodique”. Cet écran délimite l’espace de jeu, la carte, dont les bords se connectent. En traversant à gauche, on apparaît à droite, même chose pour le haut et le bas, les cartes étant symétriques. Cela donne lieu à des stratégies vicieuses comme de tirer une flèche alors qu’on est de l’autre côté de l’écran ou de tomber sur son adversaire en sautant vers le bas pour apparaître au dessus de ce dernier. Si on est assez rapide, on pourra lui sauter sur la tête et le tuer. Mais ce n’est pas forcément la chose à faire, surtout lorsque celui-ci est plutôt habile de ses doigts. Et il faut également faire attention aux autres adversaires qui pourraient tenter la même chose.

Muni de notre arc, on doit donc éliminer ses adversaires, sachant que nos flèches sont limitées. On commence en général avec 2 ou 3 dans son carquois qu’il faut récupérer une fois lancées. On vise avec X et le stick gauche, puis on tire en relâchant le bouton, sachant que la visée ne prend en compte que 8 directions. Mais ce n’est pas un problème, puisque notre tir bénéficie d’un léger “guidage” en fin de parcours. On pourra aussi utiliser une esquive avec les gâchettes, mais on peut aisément s’en passer. En tout cas au début. C’est simple et toute la beauté de TowerFall réside davantage dans la stratégie, la psychologie, ainsi que pas mal de réflexes et d’anticipation. Les affrontements sont rapides, les manches s’enchaînent et on a du mal à s’arrêter, le jeu se révélant être un titre des plus addictifs !

Il ne doit en rester qu’un

Un duel au sommet
Un duel au sommet

Les parties sont souvent serrées et demandent une concentration de tous les instants. C’est notamment dû au système d’équilibrage intégré de base au jeu. Si on prend l’ascendant, on débute la manche suivante avec une flèche de moins que nos adversaires. Si ceux-ci se font battre à plate couture, le jeu leur octroie un bouclier qui protège d’une première attaque. Le jeu s’équilibre à chaque manche pour faciliter la tâche de ceux qui n’auraient pas trop l’habitude des jeux vidéo. C’est donc un bon point d’entrée pour les jeunes joueurs ou les “curieux”. Bien sûr, on peut retirer cette option d’ajustement dans le menu des règles, où l’on peut également configurer selon nos goûts du moment, le nombre de manches, et la disponibilité des différents bonus.

On peut revoir chaque tir décisif au ralenti
On peut revoir chaque tir décisif au ralenti

Car oui, il y a des bonus. Des coffres apparaissent à certains endroits de la carte et donnent accès à des objets comme le miroir qui rend invisible, la boule qui ralentit le temps, les ailes qui permettent de voler, etc. On peut aussi compter sur des flèches aux effets dévastateurs comme les flèches bombes ou les fameuses « Brambles », qui à l’impact couvrent la zone de racines mortelles, ou encore les flèches lasers qui rebondissent sur le décor. Ces flèches peuvent nous aider à vaincre nos adversaires plus rapidement ou peuvent également se retourner contre nous si on n’est pas prudent. Cela rend ces affrontements, qui ne dépassent pas la minute de jeu, réellement excitants et terriblement fun.

Chaque carte a aussi ses spécificités avec des zones destructibles, des tapis magiques nous permettant de sauter plus haut ou des pans du décor disparaissant à tour de rôle, rendant encore plus chaotique chacune de ces joutes virtuelles.

Graphiquement, les cartes sont plutôt jolies et détaillées, avec des torches qui vacillent et réagissent à nos flèches. De même, les personnages sont animés façon “cartoon” et peuvent perdre leur couronne ou leur capuche s’ils sont frôlés par un projectile. Chacun a d’ailleurs un “background”, pour le moins inutile (le jeu ayant été pensé initialement comme un RPG), mais note le souci de donner une cohérence et une ambiance à cet univers qui n’en a de toute façon pas besoin.

J’étais aventurier autrefois, et puis j’ai pris une flèche dans le genoux

En solo, c
En solo, c'est tout de suite moins intéressant

De base le jeu offre un contenu tout à fait honnête, chaque carte comportant plusieurs versions qui alternent lors des manches. Malgré l’intérêt limité des modes solo et coopératif, ils sont plutôt complets avec des niveaux cachés et des personnages à débloquer. Les fans absolus peuvent toujours investir dans l’extension Dark World qui ajoute de nouvelles cartes, de nouveaux personnages et un mode en coopération à 4, mais franchement on peut largement se contenter du jeu de base.

Néanmoins, on ne peut que regretter l’absence du multijoueur en ligne qui en aurait fait un jeu indispensable. On ne peut alors compter que sur ses seuls amis pour rentabiliser son achat.

Et pour la petite histoire, après être sorti en exclusivité sur Ouya, la défunte micro-console, en 2013, le jeu est ensuite sorti sur PC et PS4 seulement un an après, en 2014. Il aura donc fallu près de 3 ans pour que le jeu arrive enfin sur Xbox One. Et même, s’il ravira à coup sûr ceux qui n’ont pas encore goûté à ce petit bijou, on aurait aimé pouvoir y jouer un peu plus tôt...

Bilan

On a aimé :
  • Simple à prendre en main
  • Fun et addictif
  • Parfait pour les fins de soirées entre potes
  • Graphismes et ambiance soignés
On a moins aimé :
  • Intérêt limité en solo
  • Pas de multijoueurs en ligne
  • Attendre tout ce temps pour enfin y jouer sur Xbox One
La tour Montparnasse infernale

TowerFall Ascension est tout simplement un “must” pour les soirées entre potes. À 4 sur le même écran, le jeu prend toute sa dimension et on y passera d’agréables soirées à dézinguer ses amis dans la joie et la bonne humeur. C’est un excellent “party game” qui rappelle la bonne époque des jeux multijoueurs sur Super Nintendo ou Nintendo 64. D’ailleurs, le jeu ne promet rien d’autre que du fun à plusieurs et il faut bien dire que les autres modes en solo et en coopération ne nous retiendront pas longtemps, assurant là le minimum syndical. Mais pour être franc, on ne lui en demande pas plus.

Xboxygen
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TowerFall Ascension

TowerFall Ascension
PEGI 0

Genre : Party Games

Editeur : Matt Makes Games

Développeur : Matt Thorson

Date de sortie : 25/01/2017

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows

2 reactions

tomzati

16 fév 2017 @ 11:43

Ah ba voilà un jeux qui me plait ! Intense, fun, avec tes potes sur le canapé (et les bières et pizzas !) ouais il pourrait bien me tenter.... bon après 15€ quand même c’est limite je trouve pour un jeux qui propose pas (vu son format) de multi online......

MadMinou

08 avr 2017 @ 21:37

ce jeu a l’air trop bien, si seulement j’avais 15euros...