Test - Her Majesty’s SPIFFING

«It’s blague time» , - 0 réaction(s)

Même protégés par leur célèbre flegme britannique, les Anglais ont vécu le brexit comme un choc, une véritable vague portée par des idées extrémistes et nationalistes. Les mains ont tremblé, les tasses de thé se sont brisées dans un nuage de lait et de poussière, les joueurs de cricket se sont même demandé quelles étaient les véritables règles de leur sport. Un cataclysme qui a laissé le royaume exsangue et coupé du monde. La reine Elizabeth, seule garante de l’unité et de la grandeur de l’empire britannique prit alors la seule décision capable de redorer le blason de sa patrie : partir dans l’espace pour trouver de nouvelles colonies et faire table rase du passé. L’avenir du Royaume Uni est aujourd’hui dans les étoiles et entre les mains d’un équipage de spationautes aguerris : le Capitaine Frank Lee English (vous) et son fidèle acolyte gallois Aled. Voilà l’aventure que propose Her Majesty’s SPIFFING, tout un “court” programme spatial.

« Rires enregistrés »

Hihi ! Haha ! Hoho !
Hihi ! Haha ! Hoho !

Her Majesty’s SPIFFING, que l’on pourrait traduire par “L’épatant” de sa majesté est en fait l’acronyme de Special Planetary Investigative Force For Inhabiting New Galaxies, pour les non anglophones, il s’agit juste du nom de la mission spéciale chargée de découvrir de nouvelles planètes habitables pour l’empire britannique. Le jeu est issu d’une campagne kickstarter réussie et se présente comme un point and click dans la plus pure tradition du genre, Her Majesty n’invente rien mais le fait plutôt bien. Les énigmes s’enchaînent et ce avec grand plaisir vu que le jeu -entièrement sous titré en français- est, il faut l’admettre, fort drôle. Oui, vraiment. Dans sa première partie, on arrive même à rigoler franchement aux péripéties et aux jeux de mots débiles du Capitaine Frank Lee English, ou aux nombreuses références vidéoludiques/cinéphiles qui parsèment le jeu. C’est plaisant, frais et jamais lourd.

On se prend facilement au jeu et on en arrive très rapidement à se dire que l’on va y passer un très agréable moment...

Côté réalisation Her Majesty’s SPIFFING est plutôt propre, les effets de lumière sont jolis, la direction artistique cartoon sied à merveille et les décors regorgent de petits détails amusants. On se prend facilement au jeu et on en arrive très rapidement à se dire que l’on va y passer un très agréable moment et ce malgré un tearing omniprésent, quelques bugs bloquants et de très rares oublis dans la traduction. Des défauts gênants mais balayés d’un revers de main par un humour subtil et très anglais...

Vivement la rétro XBOX sur One...
Vivement la rétro XBOX sur One...

Deux heures trente plus tard, devant le générique de fin, on se demande si l’on n’a pas oublié quelque chose en route, genre deux trois planètes à visiter au lieu du seul caillou sur lequel on a échoué, ou si ce générique n’est pas un énième gag et que l’histoire va continuer de plus belle. Mais non. Rien. On aura juste visité le petit vaisseau spatial du début et 30m2 d’une planète totalement vide et où il n’y a rien à faire mis à part se coltiner des gags bas du front, pour ne pas dire racistes, sur l’équipage français que l’on y rencontre. Jouer avec les préjugés et les images d’épinal ce peut être rigolo quand c’est fin et original, mais si c’est pour enfoncer des portes ouvertes déjà vues et revues à coups de pataugas, cela devient lourd. La durée de vie famélique du titre et cette deuxième partie plutôt lourdingue arrivent à pulvériser toute la sympathie que l’on pouvait éprouver pour le jeu jusqu’alors, d’autant que l’intrigue est si ténue qu’elle passe totalement inaperçue. Préparer une tasse de thé, réparer le vaisseau puis planter le drapeau britannique sur un astre mort, on ne peut pas dire que tout cela puisse constituer une aventure à part entière, sauf dans Her Majesty’s SPIFFING.

Bilan

On a aimé :
  • L’humour génial de la première partie
  • Une direction artistique très agréable
  • Des bruitages et un doublage au poil
On n’a pas aimé :
  • L’humour minable de la seconde partie
  • 2h30 de jeu grand maximum
  • Une intrigue se résumant à une ligne
  • Un jeu d’aventure épisodique d’un épisode

    Her Majesty’s SPIFFING est l’exemple parfait des aléas que l’on peut rencontrer dans les jeux d’aventure, point and click, issus de campagnes Kickstarter. Sur un concept de base attirant, le jeu part à cent à l’heure avant d’être rattrapé par ses contraintes budgétaires et s’étiole petit à petit avant de finir au bout d’une petite poignée d’heures seulement. On aurait aimé le conseiller sans aucune modération, ne serait-ce que pour partager la série de très bons gags qui parsèment le jeu mais encore faut-il ne pas être réticent à dépenser un peu plus de 18 euros pour une heure trente de rigolade. Il est fort probable que le seul rire qui reste durablement à la fin de Her Majesty’s SPIFFING soit jaune...

    Xboxygen
    http://www.xboxygen.com/IMG/moton2078.jpg?1486547037

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    Her Majesty’s SPIFFING

    Her Majesty's SPIFFING
    PEGI 3

    Genre : Aventure/Réflexion

    Editeur : Billy Goat Entertainment Ltd

    Développeur : Billy Goat Entertainment Ltd

    Date de sortie : 07/12/2016

    Prévu sur :

    Xbox One, Playstation 4, Steam