Test - Warhammer : End Times - Vermintide

«Un rat qui rit» , - 2 réaction(s)

Depuis les deux Left4Dead, rares sont les équipes ayant réussi à fédérer un engouement aussi fort pour des jeux basés sur de la coopération. Armés de la licence Warhammer, les suédois de Fatshark tentent le coup avec End Times - Vermintide qui est sorti en octobre sur One après avoir connu un certain succès sur PC. Si les jeux estampillés Warhammer n’ont pas toujours été au top, qu’en est-il de celui-ci ?

Souris City

Qui est-ce qui va finir en ragout ?
Qui est-ce qui va finir en ragout ?

Alors qu’il est orienté pour le jeu en ligne, End Times n’a pas mis complètement de côté son histoire. Bon, disons que le prétexte est un peu plus développé que son pendant zombiesque Left4Dead : une horde de rats humanoïdes envahit la ville d’Übersreik et le joueur, accompagné de trois acolytes, va devoir trouver le pourquoi du comment tout en essayant d’arrêter l’invasion. Oui, bon c’est un prétexte.

Ainsi, durant 4 actes divisés en plusieurs chapitres, la fine équipe aura la possibilité de parcourir différents environnements dans l’univers médiéval fantastique propre à la licence parmi : des grottes, des forêts, des villes, d’autres forêts, d’autres endroits de la ville... Des choses assez classiques mais variées tout de même. À noter que, sortie tardive sur console oblige, le jeu arrive avec plusieurs niveaux bonus, ce qui est toujours bon à prendre.

Ratatouille

Hello darkness my old friend
Hello darkness my old friend

Le gameplay est assez simple à prendre en main. Cela se joue à la première personne avec une arme de mêlée et une arme à distance et il faut taper sur tout ce qui bouge très rapidement. Il est aussi possible de faire des contres et de repousser les ennemis pour éviter d’être débordé, même si cela attire leur attention sur soi. Pour le reste, des hordes de gros rats musclés assaillent le groupe de joueurs par vagues assez denses invitant à leur taper dessus, voire les découper, proprement et rapidement.

Plusieurs catégories de bestioles permettent de varier les approches. On retrouve par exemple : des rats de base qui se dégomment facilement mais se déplaçant souvent en troupeau, des soldats mieux armés et mieux équipés qui obligent à contrer un peu plus, des gros sacs à PV qui tapent comme des boeufs, des assassins vicieux qui prennent le joueur par surprise, des chefs de meute qui viennent kidnapper un joueur esseulé… Rien de bien surprenant mais il y a juste ce qu’il faut de variété pour s’amuser même si quelques archétypes de plus auraient trouvé leur place aisément dans les environnements. A noter que la position des ennemis est variable d’une partie à l’autre.

En voilà qui a une dent contre nous !
En voilà qui a une dent contre nous !

Qui dit coopération dit plusieurs types de personnages jouables. On peut compter sur cinq classes, là aussi communes, qui viendront se compléter car disposant chacune de leurs avantages. Le chasseur dispose d’un fusil fort pratique à distance, la sorcière flamboyante d’un bâton magique qui balance des boules de feu sans avoir besoin de munitions, le nain tape comme une brute en mêlée, la forestière attaque vite mais aussi à distance avec son arc et, enfin, le soldat, le personnage plutôt équilibré. Chacun étant là pour taper, il ne faudra pas compter sur des personnages plus orientés soutien. Le but est vraiment de dégommer du rat à tout va.

La horde sauvage

Le calme avant la tempête
Le calme avant la tempête

Bien sûr, la coopération est quand même de mise puisqu’il faudra bien veiller à rester groupé, à se soigner à base de trousse de soins les uns les autres, gérer en groupe les ennemis les plus robustes,... Il y a bien assez de souplesse dans le gameplay et de différence dans les classes pour justifier le terme de coopération. Il faut aussi compter sur les environnements et les différents objectifs de missions pour apporter un peu de piment. En effet, il y a quelques missions où il est question de porter des choses d’un endroit à un autre laissant la vie du joueur au bon vouloir de ses camarades. Lorsque quelqu’un tombe au combat, il lui faut aussi attendre qu’une personne veuille bien le relever et s’il meurt, le reste du groupe doit rejoindre le point de respawn suivant pour ressusciter le malheureux perdu en chemin. Il ne faut pas s’attendre non plus à une promenade de santé, la difficulté est quand même assez corsée. Le gameover arrivera rapidement et plus d’une fois. Il faut donc bien prêter attention à tout le monde sur le terrain.

Tout est assez classique finalement dans le jeu et assez bien rodé pour ne pas perdre l’habitué du genre en cours de route. Pour se démarquer de la concurrence, ce End Times peut bien sûr compter sur son univers médiéval fantastique qui lui permet d’ajouter aisément une petite touche de jeu de rôle avec un système de loot et de craft d’équipements simple et efficace. Les armes sont divisées en plusieurs niveaux de rareté et il est possible de les améliorer via des enchantements ou via la forge. L’équipement semble assez riche et varié pour permettre à chaque classe de se retrouver avec des armes vraiment plus efficaces montrant un déséquilibre assez franc avec des joueurs débutants. Il y a aussi un principe de leveling mais il servira surtout à gagner des équipements, là encore. Pour looter de beaux objets, il faut réaliser des objectifs en cours de mission afin de disposer de dés qui permettent, à la fin de mission, de gagner des items de plus en plus intéressants. Oui, classique mais efficace.

Ratus et ses amis

Si le plaisir de jeu vient assez rapidement en groupe, il faut malheureusement réussir à trouver du monde en ligne pour cela. Si vous comptez vous lancer seul dans l’aventure, il vous faudra faire preuve de parfois beaucoup de patience pour constituer un groupe efficace qui ne se déconnecte pas à la fin de la mission afin de vous permettre d’enchaîner une bonne soirée en avançant dans l’histoire. Sans quoi, il n’est pas rare de toujours tomber sur des groupes qui sont encore sur les premières maps, ce qui peut lasser. Prévoyez donc de vous lancer dans l’aventure avec un ami pour en profiter car si le jeu a su trouver son public sur PC, le pari est encore loin d’être gagné sur Xbox et c’est fort dommage. Pour ceux qui auront fait le tour du mode histoire bien trop de fois, sachez qu’il y a aussi un mode horde de quelques maps qui permet de combattre des vagues d’ennemis de plus en plus coriaces. Grosses frayeurs et montées de stress garanties !

I used to be an adventurer
I used to be an adventurer

Sur le plan technique, le jeu est assez modeste mais fait largement l’affaire. Si la fluidité n’est pas toujours au rendez-vous, le reste du bilan technique n’est pas honteux du tout avec même des niveaux plutôt jolis par endroit, même si cela est dû à une direction artistique agréable plus qu’à un moteur impeccable. Le level design n’est pas en reste et la variété des missions amène autant des niveaux à couloirs que des zones plus évoluées qu’il faut parcourir de fond en comble. Les textures sont parfois simplistes et les jeux de lumière ne sont pas de toute beauté, mais encore une fois, le principal est là d’autant plus que le nombre d’ennemis affichés à l’écran est assez conséquent dans bien des cas. Petit coup de coeur pour certains morceaux de l’OST qui proposent des ambiances vraiment chouettes par moment avec des cordes plutôt stridentes qui foutent bien la pression quand il le faut.

Bilan

On a aimé :
  • Le coop fonctionne bien
  • L’univers warhammer sympathiquement décliné
  • Une bonne grosse difficulté
  • On y revient avec plaisir pour le loot
On n’a pas aimé :
  • Le contenu pourra paraître juste sur la longueur
  • trop peu de joueurs actuellement
  • L’IA alliée trop limite
  • Pas de coop en local
C’est toujours mieux à plusieurs

Warhammer : End Times - Vermintide est une chouette expérience de jeu en coopération. S’il ne réinvente pas la poudre, il propose tout de même assez de richesse et de variété pour contenter bon nombre de férus du genre, le tout couplé à un niveau de difficulté bien corsé qui force à faire attention à tout son groupe d’acolytes. Tout ce que l’on peut attendre d’un jeu d’action à plusieurs, en somme. Il ne lui manque que des joueurs pour ne pas gâcher son potentiel et décevoir les acheteurs ce qui, pour le moment, est plutôt loupé et c’est fort dommage.

Xboxygen
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Warhammer : End Times - Vermintide

Warhammer : End Times - Vermintide
PEGI 16 Langage osé Violence

Genre : FPS

Éditeur : Fatshark AB

Développeur : Fatshark AB

Date de sortie : 04/10/2016

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows

2 reactions

Naeje

07 nov 2016 @ 18:25

Bon test ! Dommage qu’il soit passé inaperçu au milieu de toutes ces sorties... Le jeu est vraiment fun à plusieurs !

Eboux

07 nov 2016 @ 19:00

Ouais, il n’y a pas un rat dessus. Un comble !