Test - Dangerous Golf

«Fantasme de sale gosse» , - 1 réaction(s)

Quand vous étiez petit, et même peut-être encore maintenant, vous aviez des pulsions de destruction régulières. Des envies furieuses de détruire le salon avec un ballon de foot, de ruiner la cuisine en jouant au tennis, ou de détruire la chambre de votre sœur à coups de batte de base-ball. Vous n’avez jamais ressenti ça ? Vraiment ? Mais qu’est-ce que vous êtes sage ! Dangerous Golf propose de satisfaire ces pulsions, avec un concept aussi improbable qu’intrigant : jouer au golf en intérieur en cassant un maximum de choses.

On frise le Burnout

Le but du jeu est donc très simple : atteindre le drapeau en deux coups, tout en détruisant l’environnement. On va ainsi voyager entre la France, les Etats-Unis, l’Australie et l’Angleterre, pour aller réduire en miettes des cuisines, des salons cossus, des ateliers ou même des toilettes. Une fois le premier coup lancé, si on détruit suffisamment de choses, on peut enclencher le Smashbreaker (pas Crash, mais Smash) qui permet de donner une deuxième vie à la balle, qu’on peut alors contrôler pour briser encore plus d’objets et tenter de se replacer à proximité du trou à atteindre. Une fois cela fait, un décompte de ce qu’on a explosé se fait et une jolie médaille est attribuée en fonction du résultat, ce qui débloque d’autres « parcours ».

Pas la vaisselle de Mamannnn !
Pas la vaisselle de Mamannnn !

Le concept est donc un décalque total du mode accident de Burnout, si ce n’est qu’à la place d’une voiture lancée, c’est une balle de golf qui est l’arme de destruction massive. Si on est d’accord qu’un concept pareil est bien limité, dans le cadre d’un petit jeu téléchargeable, c’est tout à fait adapté. Quand on commence à jouer, on s’amuse immédiatement. Le plaisir coupable de la destruction fonctionne à merveille, et on se retrouve très vite captif du jeu. On va se concentrer sur le mode carrière, le jeu en coopération proposant la même chose, mais à deux, et le jeu en ligne étant d’un intérêt discutable.

Le plaisir ressenti vient également d’une réalisation propre, avec de jolis graphismes, et, ce qu’on attend avant tout, un Unreal engine 4 qui gère parfaitement les collisions et la destruction en rafale. La difficulté d’un tel concept, c’est de tenir et de ne pas lasser après seulement quelques minutes.

Pour cela, quelques nouveautés s’invitent régulièrement, comme la cible qui n’apparait qu’à partir du moment où on atteint un certain score, un pointeur pour nous aider à viser, des drapeaux bonus à atteindre dans un certain ordre, ou de la glue qui colle la balle aux murs. Il y a des idées, mais malheureusement cela ne suffit pas, et la lassitude s’installe assez vite, surtout du fait de quelques erreurs qui nuisent fortement au jeu. La première est le niveau de difficulté proposé. En effet, si pendant la première heure de jeu on arrive sans peine à décrocher une médaille, cela se corse fortement ensuite. Bien entendu on peut toujours refaire un trou pour aller jusqu’à la médaille de platine, qui est, logiquement, compliquée à atteindre. Là où ça se corse, c’est quand il est compliqué de juste décrocher le bronze, ce qui bloque la progression. Or, à partir d’1h30 de jeu, de nombreux parcours deviennent des points de blocage qu’on passe parfois seulement après de nombreux essais et un coup de chance n’ayant pas grand-chose à voir avec l’habileté. Un peu de challenge ne fait pas de mal, c’est vrai, mais le problème vient du deuxième défaut qui est très lié au premier.

Heureusement il n
Heureusement il n'y a personne

En effet, malgré la simplicité du jeu, les temps de chargement sont trop longs, et surtout trop fréquents. Cela n’est pas un problème quand on attaque un nouveau parcours, car après tout je ne parle que d’une quinzaine de secondes, mais quand on se casse les dents sur un niveau et qu’on le recommence encore et encore, on se retrouve à passer moins de temps à jouer qu’à regarder des écrans intermédiaires et à attendre le rechargement du niveau. Une simple touche permettant de réinitialiser le niveau aurait arrangé tout ça.

Dangerous Golf n’aurait de toute façon pas été un chef d’œuvre, mais ce n’est pas le but d’un jeu comme ça non plus. Par rapport à ses objectifs, tout est bien là, et les amateurs de destruction s’y amuseront, mais ce problème de rythme lié aux chargements incessants à chaque échec m’a fait abandonner le jeu après quelques heures.

Bilan

On a aimé :
  • Un concept connement fun
  • Ça défoule
  • Plutôt bien réalisé
On n’a pas aimé :
  • Difficulté mal dosée
  • Trop de chargements
  • Peine à se renouveler sur la durée
A quelques secondes près

Dangerous Golf, avec son postulat bête et méchant jouissif, procure un plaisir primal pour tout amateur de destruction, et se révèle être un excellent défouloir. Son principal adversaire est la lassitude que peut engendrer un concept si basique, et malheureusement le jeu ne parvient pas à se renouveler suffisamment pour maintenir l’excitation puérile de la destruction. Il souffre en particulier d’une difficulté mal dosée qui oblige à refaire de nombreuses fois un même niveau avant de pouvoir passer à la suite, et ce dès l’heure de jeu. Comme en conséquence cela donne lieu systématiquement à un temps de chargement du niveau, le rythme en souffre beaucoup et on arrête après seulement une poignée d’essais. Même si on s’amuse pendant le temps de jeu, ce problème cantonne Dangerous Golf à cette catégorie de titres sur lesquels on peut revenir de temps en temps, mais seulement sur des temps de jeu très courts. Dommage, sans ce problème rythme, il est probable que l’appréciation du titre aurait été bien meilleure.

Xboxygen
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Dangerous Golf

Dangerous Golf
PEGI 0

Genre : Sport

Éditeur : Three Fields Entertainment

Développeur : Three Fields Entertainment

Date de sortie : 03/06/2016

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, Steam

1 reactions

lacrasse

01 jui 2016 @ 23:42

un jeu sympatoche,sans plus ... comme tu le dis,de temps en temps et a petite dose .....