Test - DiRT Rally

«Même pas peur !!!» , - 30 réaction(s)

Il est arrivé ! Dans un énorme rugissement de moteur, sous un nuage de poussière soulevé par un freinage tout en dérapage. Il est là ! Le fameux DiRT Rally, qui vient gonfler le faible nombre d’adversaires dans la catégorie rallye, bien peu représentée sur cette génération de consoles. Ceci dit, même avec tout ce concert de moteurs rutilants, il lui faut avoir l’arrivée modeste, vu qu’il se présente sur la ligne de départ tout de même un an après être sorti sur PC. Cependant, bien que pour un jeu de course “arriver à la bourre” signifie avoir raté son chrono, ne boudons pas l’effort fourni par Codemaster pour nous faire profiter de cet opus qui a tant de succès sur PC et allons voir ce qu’il a sous le capot.

100 mètres, droite 6 sur bosse

En mode Holiday on ice
En mode Holiday on ice

Après être sorti, en early access sur Steam, il y a presque un an, DiRT Rally débarque sur nos consoles en ayant pris soin de bénéficier de toutes les mises au point et avec les derniers suppléments ajoutés à la version PC pour fêter la sortie sur consoles, tels que : 7 voitures en plus, le rally-cross séries Mini et Super 1600 ou encore l’ancienne version de la Pikes Peak International Hill Climb, avant sa couverture bitume en 2012. Le jeu revient, comme le demandait la communauté, aux fondamentaux du rallye pur et dur. On abandonne le gymkhana qui n’a pas sa place dans cette compétition, même si celui-ci pouvait être amusant, et on s’occupe de peaufiner son pilotage pour faire un scratch lors d’une spéciale et tenter de claquer un chrono à chacune des plus de 70 étapes. En plus, pour ne pas se sentir seul, des courses de rallycross sont aussi disponibles.

Afin de donner encore plus de réalisme, Codemaster a totalement revu le moteur physique

Le mode carrière est des plus classiques, mais efficace, avec le principe du “tu gagnes des courses, donc de l’argent”. Les 39 voitures sont réparties dans plusieurs classes de véhicules contenant chacune plusieurs caisses. Par exemple, les années 1960 avec une Renault Alpine A110, 1970 avec une Lancia Straos, le groupe A avec une Ford Escort Crosworth ou encore le rallycross 1600 avec une Renault Clio S1600. Elles sont toutes adaptées aux différents revêtements proposés ; la neige de la Suède ou de la Finlande, les graviers et la poussière de la Grèce ou encore le verglas hivernal des hauteurs de Monte-Carlo. Afin de donner encore plus de réalisme, Codemaster a totalement revu le moteur physique, pour mieux prendre en compte le caractère des véhicules et bien délivrer la sensation sur les pistes selon leurs conditions. C’est pour ces mêmes raisons qu’ils ont également créé de nouveaux modèles de suspensions, de différentiels ou encore de turbos. Pour une prise en main efficace, un didacticiel est mis à la disposition des joueurs. Ce dernier est composé de plusieurs vidéos in-game, servant d’aide au pilotage : gestion du transfert de masse, des trajectoires, ou encore explication des sous-virages ou survirages.

Saut sur pont, sur virage gauche sans couper

Les vues intérieurs sont bluffantes
Les vues intérieurs sont bluffantes

Au niveau graphique, le jeu est une réussite. Tous les décors sont très plaisants à l’oeil, malgré quelques textures légèrement disgracieuses et un très léger clipping qui passent assez inaperçus durant les replays. Mais en course, en plus du fait que l’on n’a pas vraiment le temps de regarder le paysage, les décors sont vraiment beaux. Les effets de pluie ou de neige sont fort bien réalisés et engendrent un réel impact sur la tenue de route du véhicule, tout comme les ornières, la boue, la glace et même la terre qui vient s’agglutiner sur nos roues. Pour profiter au maximum des effets météorologiques, il y a en intérieur deux vues de disponibles : une cockpit éloigné et l’autre au volant. Cette dernière permet, en général, d’avoir les vraies même sensations que lorsque l’on conduit. Un super pied ! Rajoutons à cela la poussière qui vient se déposer au fur et à mesure sur le pare-brise et on peut dire qu’on y est comme en vrai.

La tenue de route est réglée aux petits oignons
Tout en glisse sur la terre en Alpine A110
Tout en glisse sur la terre en Alpine A110

Là où le jeu excelle à son plus haut niveau, c’est sur ce qui concerne les sensations de pilotage. En effet, de ce côté Codemaster a tapé très fort. On trouve des voitures qui ont un comportement selon la piste au plus proche de la réalité. Quand on pilote, il n’y a aucune sensation de flottement, si ce n’est celle que l’on crée soi-même en délestant l’arrière de la voiture dans une entrée de courbe pour mieux prendre celle-ci. La tenue de route est réglée aux petits oignons, même lorsque comme moi on joue à la manette. Les réponses se font sans attendre ; un coup de frein pour bloquer l’arrière, pendant que l’on braque à droite pour prendre le virage qui arrive, et notre caisse répond au doigt et à l’oeil. Après, pour ce qui est de rester sur la route, il ne tient qu’à nous de ne pas être trop optimiste. Parce que oui, l’abus de confiance fait mal. Le jeu se voulant au plus proche d’une simulation, le droit à l’erreur n’est que très peu permis, même avec toutes les aides, si on ne veut pas se voir attribuer une pénalité de 15 secondes pour une sortie de piste et se retrouver en fond de classement.

On débute sa carrière avec 50.000 Cr pour acheter notre première voiture, dont certaines peuvent aller jusqu’à 650.000 Cr, et également pour signer un contrat avec un ingénieur. Oui, il faut aussi gérer toute son équipe et ça n’a rien d’anodin. En effet, l’ingénieur, selon ses compétences - gestion moteur, frein, accélération, embrayage, etc… - que l’on va faire augmenter au fur et à mesure, va aider l’équipe à régler ou réparer au mieux notre véhicule pour chaque étape. Il faut même penser à vérifier que le contrat de son ingénieur n’arrive pas à échéance, afin de ne pas se retrouver sans personne pour faire les réparations qui ont lieu toutes les deux étapes, comme dans les vrais compétitions. C’est de la simulation à tous les niveaux ! Bon, ne partez pas en courant, ça reste tout de même de la simu simplifiée. On est là avant tout pour rouler.

Va falloir maîtriser le braquage, contre-braquage
Va falloir maîtriser le braquage, contre-braquage

Cela dit, il faut bien comprendre que le jeu est pour un public averti. Ici, pas de conduite arcade, pas de rewinds. Ça passe ou ça casse et on recommence. N’achetez pas le jeu si vous n’aimez pas les simulations automobiles qui tirent au plus près de la réalité. Il faut s’armer de patience et faire plusieurs essais avant de gagner ses premières courses. Rien de mieux pour cela que le mode “épreuve perso”, où on a le choix des véhicules, pistes et conditions météo. En carrière, on peut régler sa voiture (répartition freinage, rapports, suspension, etc…), et on doit aussi penser à faire des réparations entre chaque étape. Pour cela, on a un temps limité. Si on dépasse notre quota, on a des pénalités et tout ne pourra être remis en état. Il faut donc rouler vite, mais prudemment pour s’éviter de perdre du temps. Écouter son copilote est primordial. Il est d’ailleurs possible de régler la diffusion des infos, de très en avance jusqu’au dernier moment, selon ses goûts. Il y a un mode “championnats personnalisés” où l’on choisit le nombre d’épreuves et d’étapes et la voiture, mais le circuit et sa météo sont aléatoires. Ça permet de s’entraîner en gagnant quelques crédits supplémentaires.

Dans les starting-blocks

En Rallycross ça frotte du pare-choc
En Rallycross ça frotte du pare-choc

Quid du multi me demanderez-vous ? Parce que faire des spéciales pour cramer les chronos des potes ou de l’IA c’est bien sympa, mais une petite course de poussette de temps à autre, c’est quand même bien fun aussi. Et bien là encore, Codemaster n’oublie pas les joueurs. Afin de ne pas courir qu’après des temps, on a également à notre disposition la licence officiel du championnat du monde de Rallycross, où il va faire bon jouer à “pousse-toi de là que je m’y mette”, sur les pistes de Höljes en Suède, de Lydden Hill en Angleterre ou encore Hell en Norvège. Si on n’a pas de véhicule adéquat, il nous est possible d’en louer un.

Le loup sort de la forêt en fond de 5
Le loup sort de la forêt en fond de 5

On trouve aussi des compétitions en ligne dans le même principe que les rivaux de Forza, avec en plus des épreuves quotidiennes faisables une seule fois. Dommage, j’ai cassé ma voiture à la première… Les crédits des épreuves quotidiennes sont donnés le lendemain, selon notre classement par rapport à tous les joueurs qui ont participé. Il y a même des épreuves auxquelles pour participer, il faut parier. Dans ces conditions, la somme engagée est retirée de notre budget jusqu’aux résultats. Il ne nous reste plus qu’à espérer être classé dans les meilleurs pour gagner de l’argent. Toutes les courses rapportent de l’argent, et là aussi il faut parfois acheter certaines voitures pour pouvoir participer. Au niveau du scorring, on peut même comparer, à la fin des étapes du mode carrière, ses chronos avec ceux de ses amis. Quitte à recommencer l’épreuve si on veut faire mieux. Cerise sur le gâteau, un système de “Ligues” va permettre soit de s’inscrire à un championnat existant, soit de créer le sien.

Bilan

On a aimé :
  • Une vraie simulation de rallye
  • Les conditions météorologiques
  • Toutes les différentes pistes
  • La gestion de l’équipe et des réparations
On n’a pas aimé :
  • Difficile, voire rebutant, pour les non initiés
  • Quelques textures disgracieuses en replay
Simulation rallye inside

Qu’on se le dise, DiRT Rally est la “Rolls” des jeux de rallye. N’importe quel joueur étant un tant soit peu attiré par ce type de courses automobiles trouvera son bonheur. Ce DiRT est un incontournable pour tout amateur de compétition rallye, mais il vaudra probablement mieux passer son chemin si on est plus adepte de l’arcade et que l’on recherche un jeu assez facile. Codemasters revient aux fondamentaux et nous offre une pure simulation de très bonne qualité. Les graphismes sont très beaux, le ressenti des pistes selon les conditions météo est excellent et le pilotage des véhicules, qui demande de l’entraînement, est extrêmement bien reproduit. On rajoute à ça les épreuves en ligne, un multi qui permettra d’affronter huit autres joueurs, les Ligues pour participer ou créer des championnats, et on obtient un jeu ultra réaliste et complet. Un vrai bonheur.

Xboxygen
http://www.xboxygen.com/IMG/moton1810.jpg?1449500258

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DiRT Rally

DiRT Rally
PEGI 0

Genre : Courses

Éditeur : Codemasters

Développeur : Codemasters

Date de sortie : 5/04/2015

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows, Steam

30 reactions

bastoune

30 mar 2016 @ 14:16

Vendu ! B-) Merci Zx ;-)

Silverboy10

30 mar 2016 @ 14:39

Aahhhh je vais devoir patienter pour le prendre, entre division, mad max, witcher et dying light, je ne peux pas m’engager sur un nouveau jeu...mais il doit en valoir le coup ! Assurément dans ma ludothèque d’ici l’été !

Jonyboy

30 mar 2016 @ 14:58

Super test zx6r4 ! Tu m’as mis l’eau à la bouche ! Probablement mon premier jeu de rallye depuis RalliSport Challenge, autant dire qu’il s’est fait attendre ! Bastoune, accroche ton harnais 3 points, je lustre mon pare-choc arrière :->

benderbicscore

30 mar 2016 @ 15:18

Après un bon project car (qui m à fait abandonner forza 6), un bon jeu de rallye dans ma ludothèque serait le bienvenu. Je preco

bastoune

30 mar 2016 @ 15:28

Ah ouais ok... Jony et Bender dans les chronos, c’est un coup à me faire regretter le time attack de mario-kart snes ! Ton pare-choc arrière est toujours étincelant Jony... sur TrackMania aussi il brille bien :’-(

jmabate

30 mar 2016 @ 15:34

le test fait plaisir et les vidéos donnent clairement envie (gameplay simulation) !

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XanderCage FR

30 mar 2016 @ 15:35

Il sera mien DAY ONE ! DAY-ONE ça serait encore mieux ! ^^

J’espère qu’on retrouvera le plaisir du Dirt 2 ! Et la beauté des circuits UTAH !

Heallidan

30 mar 2016 @ 15:42

J’y joue depuis un bail sur PC, c’est un excellent jeux de rally comme on en avait pas vu depuis longtemps. C’est vrai que c’est un peux raid à la manette, mais passe très bien avec un Fanatec ;-)

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30 mar 2016 @ 16:18

Merci les gars. A bientôt pour comparer nos chronos sur les pistes et pour quelques courses de Rallycross ;)

benderbicscore

30 mar 2016 @ 16:55

Bastoune, jony, faite moi plutôt un par-choc avant étincelant.... J adore quand ça brille dans mes rétros. :’-)).

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