Test - Electronic Super Joy

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Un plateformer hardcore, de la musique électro, une petite touche d’humour et du pixel art très…. coloré. Mélangez ces ingrédients de manière très énergique pour obtenir Electronic Super Joy. Bon, à vue d’oeil, ça n’a pas l’air trop mal. Prêt à goûter maintenant ?

Oh yeah !!!

On peut difficilement faire plus primaires comme graphismes
On peut difficilement faire plus primaires comme graphismes

À peine lancé le premier niveau qu’il est déjà l’heure de faire quelques constatations : le jeu est moche, très coloré, la musique est omniprésente et le personnage est trop lent. Quand un jeu mise autant sur sa musique, il faut que l’action soit sur le même tempo pour créer une véritable osmose entre le jeu, les yeux et les oreilles du joueur. Ici ce n’est pas le cas. Le personnage se contrôle bien. C’est un plateformer hardcore classique. On y retrouve les déplacements linéaires et les sauts avec air control. Ici, il est aussi possible de faire des wall jumps (comme dans Super Meat Boy) ainsi que des stomps. Un stomp consiste à sauter et frapper le sol aussi fort que possible avec son postérieur exactement comme la charge rodéo du plombier moustachu italo-japonnais.

Comme dit dans l’introduction, Electronic Super Joy, est un plateformer hardcore avant tout. Certains sauts devant être précis au pixel près donnent réellement envie de s’arracher les cheveux. Rien de grave après tout. C’est le but du jeu, d’autant plus qu’en exerçant la bonne pression au bon moment il est possible de traverser le niveau de manière fluide, ce qui est extrêmement gratifiant mais surtout incroyablement compliqué.

Ouhlala !!!

« Sur votre droite, le Pape dans son Papa-vaisseau »
« Sur votre droite, le Pape dans son Papa-vaisseau »

Vous vous demandez sûrement pourquoi “Oh Yeah !!!” et “Ouhlala !!!” ? Tout simplement à cause du sound design du jeu. Celui-ci étant extrêmement soumis à un trait d’humour que je ne conseille pas à tous : à chaque fois que notre personnage passe devant un checkpoint, un homme ou une femme s’exclame dans les termes précédemment cités comme s’ils faisaient des bébés. Dans un registre différent, on dois chasser le pape qui s’est évadé des enfers en soucoupe volante pour le tuer et l’y renvoyer. En dehors de ça et comme dit au début de ce test, la musique est omniprésente, même si elle se compose, la plupart du temps, de boucles de 30 secondes grand max. On a affaire ici à des thèmes électro, sur un rythme bien enlevé, qui font paraître le personnage vraiment lent tant on aimerait qu’il soit plus vif.

Prenez une feuille et décrivez ce que vous voyez. Vous avez 4h
Prenez une feuille et décrivez ce que vous voyez. Vous avez 4h

Visuellement aussi le jeu n’est pas au top, et c’est peu de le dire. En effet, le pixel art est vraiment grossier et ce qui se passe à l’écran se divise en deux couleurs. Une pour le background et du noir pour le personnage et les plateformes. Quand on commence le jeu dans un monde très (trop) rose, il faut un petit moment pour éponger le sang qui coule de nos yeux. À peine, le dernier mouchoir jeté à la poubelle qu’on nous envoie dans un niveau avec des rayons noirs et blancs tourbillonnants qui cachent puis révèlent les plateformes sur lesquelles on doit sauter. Heureusement, ce type de farce ne durent que deux ou trois niveaux mais c’est largement assez pour avoir besoin d’aller chercher une bassine et renvoyer le petit déjeuner si celui-ci était un peu trop copieux.

Bilan

On a aimé :
  • Certaines pistes de musique
On n’a pas aimé :
  • La DA cracra
  • Le personnage paraît tellement leeeeeeeeeeeeeeeeeeeent
  • Certains effets/pièges à vomir
  • C’est déjà trop
Quand on se lâche un peu trop...

Même si j’ai tendance à apprécier quand un développeur met de sa personnalité dans son jeu, je n’aimerais pas franchement rencontrer Michael Todd car s’il a mis beaucoup de lui dans Electronic Super Joy, il doit être assez dérangé. Il faut dire qu’entre le style graphique aux couleurs faisant saigner nos yeux et son humour très particulier, la limite entre le côté décalé et le malaise est mince. Heureusement, la musique met un peu d’ambiance et de rythme à tout ça. Rythme que n’arrive d’ailleurs pas à suivre notre personnage puisqu’il se trouve être assez lent pour un jeu de ce genre, surtout quand on inculque un tel côté débridé à son jeu.

Xboxygen
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Electronic Super Joy

Electronic Super Joy

Genre : Aventure/Plates-Formes

Editeur : LOOT Interactive

Développeur : Michael Todd Games

Date de sortie : 20/01/2016