Test - Unravel

«Un canevas de bonnes intentions ?» , - 10 réaction(s)

Lorsqu’on évoque Unravel, on pense bien souvent à la première présentation d’un petit jeu de plates-formes/réflexion à l’E3 où un de ses papas avait fourni une prestation pleine de stress et de tremblements. Au fil des mois, ce qui pouvait passer pour un couac de présentation est devenu un vrai plan de communication de la part d’Electronic Arts et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça a marché. On est passé du “mouais à voir” au “je veux y jouer à tout prix” en même temps que les “les envies de faire un câlin” au tout tremblant présentateur fleurissaient sur les réseaux sociaux. Et si Unravel c’était un peu plus que ça quand même ?

Une bien belle broderie

La quête ultime des patchs en laine
La quête ultime des patchs en laine

Dans Unravel, on incarne Yarny. Une petite figurine de laine, fruit de longues après-midis solitaires de la petite mamie que l’on aperçoit au tout début du jeu. Yarny a un pouvoir, au-delà de servir de son surplus de laine telle la queue du Marsupilami, il peut sauter dans des cadres photos pour en revivre les souvenirs à son échelle. C’est donc tout petit, tout fragile et tout rouge que l’on parcourt les différents environnements d’une beauté éclatante. De la campagne à la mer en passant par la montagne ou encore une décharge, les décors sont criants de réalisme et on arrive à s’y plonger sans aucun mal. Il faut aussi concéder que les animations du petit Yarny n’y sont pas étrangères. En effet, celles-ci ont été réalisées avec grand soin et notre boule laine a une vraie allure de petit garçon perdu dans un univers beaucoup trop grand pour lui.

Yarny aux Jeux Olympique de Sotchi
Yarny aux Jeux Olympique de Sotchi

Si graphiquement, Unravel réalise un très beau parcours, son gameplay se veut également très agréable. Composé d’un long fil de laine, notre petit Yarny verra sa “vie” limitée à son enrobage rouge. Si on progresse trop sans “recharger” la laine de notre héros, celui-ci se trouve dans l’incapacité d’avancer. Il faut donc rebrousser chemin et trouver une pelote pour se couvrir un peu. De plus, Yarny est également capable de se servir de son fil comme d’un lasso pour atteindre des plates-formes un peu hautes et s’y hisser. Pour parvenir à des hauteurs à priori inaccessibles, il est également possible d’attacher notre bout de laine à deux ancres non loin l’une de l’autre et de se servir du fil comme d’un trampoline. Bien sûr, tout cela consomme de la longueur et il faudra donc être assez vigilant lors de certains puzzles n’autorisant qu’un chemin bien précis pour s’en sortir.

Cousu de fil blanc

Cependant, toutes les actions sont à peu près résumées dans le paragraphe précédent et l’on atteint là un des points noirs du jeu : il peine à se réinventer. En dehors de quelques situations ponctuelles bien précises, les puzzles comporteront tous les même boucles de gameplay et la surprise se fera de plus en plus rare à mesure de notre progression.

Je ne vous ai pas dit ? Il est super beau ce jeu...
Je ne vous ai pas dit ? Il est super beau ce jeu...

Il ne faudra pas non plus compter sur la narration pour nous tenir scotché devant l’écran pendant les 5 à 6 heures de jeu tant celle-ci est discrète. À base de souvenirs photographiés, il faudra rassembler soi-même les pièces pour reconstituer le puzzle et tenter de faire sa propre interprétation. De plus, on a quand même cette fâcheuse tendance à sentir que le jeu essaye de nous arracher une larme sans y parvenir, même pas une toute petite. Que ce soit avec la musique mélancolique à souhait ou certains souvenirs évocateurs, on peut se douter qu’il se passe quelque chose de tragique. En revanche, l’implication scénaristique est tellement inexistante qu’il est bien difficile, dans ce cas, de laisser une quelconque émotion nous porter.

Bilan

On a aimé :
  • Beau à s’en damner
  • Quelques puzzles très sympas
  • La sensation d’être Yarny et de vivre ses aventures
On n’a pas aimé :
  • Une narration décousue
  • Des mécaniques ne se renouvelant pas assez
  • Des niveaux trop longs
Sympa mais sans plus

Unravel n’est pas un mauvais jeu, loin de là. Cependant, avec une narration mieux intégrée et des situations de jeu se renouvelant plus souvent, on le consommerait peut-être autrement qu’en picorant un ou deux (longs) niveaux par-ci, par-là. Aussi mignon qu’il soit, c’est malheureusement un arrière goût d’inachevé que nous laisse Yarny tant le jeu est sympa à jouer mais pas assez pour rester scotché.

Xboxygen
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Unravel

Unravel
PEGI 0

Genre : Aventure/Plates-Formes

Éditeur : Electronic Arts

Développeur : Coldwood Interactive

Date de sortie : 9/02/2016

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4, PC Windows

10 reactions

electroforez

19 fév 2016 @ 12:05

Parfaitement d’accord, un jeu d’une beauté complètement folle, mais un gameplay trop minimaliste qui ne se renouvelle vraiment pas assez, et qui conduit donc inexorablement à l’ennui....

J’avais peut-être un peu trop d’exigences aussi, ayant été moi aussi extrêmement saucé (trop ?) par la présentation à l’E3.

Enzo_FR

19 fév 2016 @ 12:39

Moi j’ai aimé d’un bout à l’autre. C’est magnifique et le manque de narration ne m’a pas gêné, tout comme dans Limbo c’est quasi muet et tant mieux. si c’est pour avoir des bla blabla bla en guise de dialogue comme dans soldats inconnus autant rien dire et laissé faire l’histoire.

electroforez

19 fév 2016 @ 13:34

Ah bin c’est rigolo, j’ai aussi adoré Limbo (que j’ai fait plusieurs fois d’ailleurs) et Unravel m’a laissé plutôt de glace.... Comme quoi, ça se joue à pas grand chose des fois le fait d’apprécier un jeu ou non.

Mich

19 fév 2016 @ 14:06

Erf Si y’a bien un exemple à ne pas prendre c’est soldats inconnus qui avait une narration excellente avec une vois excellente qui faisait totalement mouche à chaque fois et participait à l’ambiance du titre.

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KaaviX

19 fév 2016 @ 14:50

Je suis d’accord avec le test mais la magie a bien opéré pour moi. J’en aurais voulu plus mais poser une nouvelle licence dans un univers poétique, je dis bravo ! J’avais de la peine à chaque fois que Yarny mourrait. :’-))

Un des rares jeux que je vais monter à mes amis non gamer, c’est mieux pour leur montrer la culture qu’est le jeu vidéo qu’un COD on va dire !

lacrasse

19 fév 2016 @ 17:01

tres beau jeu,mais oui au final on s’y fait vite chier,parce que un peu toujours pareil ..... ; je l’ai pas encore fini,mais faut le faire un niveau par-ci ,un niveau par là,mais pas plus ......

Mattanys

19 fév 2016 @ 21:06

,mais faut le faire un niveau par-ci ,un niveau par là,mais pas plus ......

Bien d’accord ! C’est comme ça que je l’ai fait et j’ai bien apprécié. Quelques nouveaux éléments de gameplay à chaque nouveau niveau, mais ce n’est pas assez pour en faire un incontournable sur le fond. Sur la forme par contre, rien à dire (à part la musique de certains niveaux) c’est magnifique. Un vrai régal de se balader dans les différents décors.

A réserver aux amateurs de contemplation plus que de challenge pur et dur...les énigmes ne vous feront pas réfléchir à perdre « à laine » mais reste très agréables.

Blondin

20 fév 2016 @ 01:30

Malgré le test un peu mitigé (on en attendait peut être un peu trop ?), ça me tente quand même pas mal.

Je pense que je le prendrais, il s’ajoutera à ma longue liste de « petits » jeux que je veux faire (mais que je n’ai pas le temps de faire).

jmabate

21 fév 2016 @ 13:30

je pense qu’il vise un autre public ! il manque cruellement de jeux pour les enfants à part les lego et skylanders ! je l’ai pris sur EAccess et il est plutôt sympas pour eux. rien de compliquer à jouer et à comprendre.

bo0mbastik

22 fév 2016 @ 14:40

Il faut y jouer ’’poseyy’’ en mode detente un dimanche matin tranquillement au reveil... L’aprecier en douceur... Ni plus, ni moins. Un jeu vraiment agreable ou on en attend rien de moins qu’il soit... agreable...